Présidentielles 2007: résultats et analyse du second tour de scrutin
le 06/05/2007 - par Débat & Vous Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !Nicolas Sarkozy remporte le second tour de l’élection présidentielle française de 2007 avec 53% des voix. Mathématiquement sa rivale, la candidate socialiste Ségolène Royal obtient 47% des suffrages. Ce résultat confirme les sondages de la semaine passée qui donnaient tous, sans exception, une victoire large du candidat de droite. Découvrez ici l’analyse de Débat & Vous.
Dépêche Débat & Vous : Nicolas Sarkozy Vainqueur du second tour de l'élection présidentielle 2007
Nicolas Sarkozy remporte le second tour de l'élection présidentielle française de 2007 avec 53% des voix. Mathématiquement sa rivale, la candidate socialiste Ségolène Royal obtient 47% des suffrages. Ce résultat confirme les sondages de la semaine passée qui donnaient tous, sans exception, une victoire large du candidat de droite.
Nicolas Sarkozy avait marqué un certain nombre de points lors du débat télévisé de mercredi soir face à sa rivale de gauche. Excellente maîtrise et connaissance des dossiers, attitude calme et posée, promptitude et ouverture ont été, semble-t-il, des stratégies payantes qui placent aujourd'hui au sommet de la République française le « candidat du changement » et de « la rupture tranquille ».
Le chiffre de participation à ce second tour des élections atteint un record historique, avec seulement 14% d'abstention. Dans l'histoire électorale française, c'est la troisième meilleure participation. Les abstentionnistes constituaient historiquement jusque là le premier parti de France, la tendance est ici nettement inversée. Les experts estiment que cette participation massive est attribuable au sentiment que le scrutin était décisif pour l'avenir du pays.
Les électeurs se sont massivement mobilisés, ce qui donne beaucoup de force à ce résultat. Ségolène Royal ne pourra donc pas attribuer cet échec à une démobilisation.
Ce second tour est une étape, certes importante, mais pas encore décisive. Il manque les 3eme et 4eme tours des élections législatives de Juin afin de déterminer si le peuple donne une majorité à Nicolas Sarkozy et à l'UMP ou si le risque que lui font subir les triangulaires UMP-UDF-PS le pousse à une alliance UMP-UDF ou fasse émerger une alliance UDF-PS.
Nicolas Sarkozy s'est engagé à se tenir à trois axes forts qui sont le travail, l'autorité et l'identité nationale.
Les principales mesures économiques qui devraient être mises en oeuvre vont dans le sens d'une libéralisation du marché du travail et de l'économie en général. La mesure phare étant la création d'un contrat de travail unique, à durée indéterminée, à droits progressifs, plus souple en matière de licenciement économique.
Il s'agit aussi de renforcer le lien entre les aides sociales et le travail, pour sortir de ce que Nicolas Sarkozy a appelé l'"assistanat". Ainsi, tout minimum social sera obligatoirement assorti d'un travail d'intérêt général et plus particulièrement un demandeur d'emploi ne pourra pas refuser plus de trois offres correspondant à ses compétences.
Le deuxième axe des mesures que devrait prendre Sarkozy visent à "rompre avec l'héritage de mai 68". C'est donc une nouvelle société que Nicolas Sarkozy nous propose: davantage d'autorité et moins de relativisme culturel. Le renouvellement de l'autorité s'applique aussi bien dans la confrontation avec les ghettos et la criminalité (création de peines planchers pour les multirécidivistes) que dans un nouveau regard porté à l'éducation (création d'un service civique de six mois et création de filières d'excellence dans tous les lycées).
Le troisième pilier s'articule d'abord autour d'un contrôle renforcé de l'immigration et la volonté d'une meilleure intégration des immigrés. C'est par exemple l'instauration de l' " immigration choisie" et obligation pour les immigrés d'apprendre à lire et à écrire le français. Il s'articule aussi autour de la réaffirmation de l'identité nationale au sens large (d'où le Ministère du même nom). Enfin, malgré quelques relents protectionnistes, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy devrait être pro-européenne et s'inscrire dans la continuité de celle de Jacques Chirac
Martin Jaunait, Jean-Nicolas Reyt, Alexandre Blot, Adrian Clevenot pour Débat & Vous
2 commentaire(s)
Bravo à D&V pour vos dossiers!
par , le 2007-05-06 21:33:00
merci !
par a., le 2007-05-07 15:19:00
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