Succès démocrate, ruse républicaine…

le 02/09/2008 - par Jean-Philippe Il y a 5 commentaires. Réagissez vous aussi !

Mon petit bilan d'une semaine de convention, et d'un mois de campagne ! (NDLR: date publication: 31 Aout)

Succès démocrate, ruse républicaine…

Je reviens une nouvelle fois sur les élections américaines avec d'autant plus de plaisir que Barack Obama, après avoir laissé trop longtemps sa campagne à la dérive, a mené de main de maitre sa convention à l'aide d'amis précieux et de figures politiques qui ont fait preuve d'un enthousiasme et d'une ferveur à la mesure des enjeux de cette élection.

 

Je ne sais pas si vous avez eu le temps, ou le courage, se suivre les différentes interventions et discours de Denver, mais je vous invite fortement à en écouter quelques passages. Tous les défis majeurs que devaient affronter les Démocrates et Barack Obama ont été remplis avec brio, panache, et un optimisme fascinant qui n'ont pourtant pas trahi une réelle rigueur intellectuelle.

 

Bien sur, l'équipe d'Obama n'a pas su pallier tous ses défauts, mais on ne peut que constater un recentrage appréciable d'une stratégie jusqu'ici désastreuse alors que commence la dernière partie de la campagne, celle  des programmes, des débats et des engagements concrets. Les Démocrates devaient placer leurs pions le plus habilement possible pour la bataille à venir : c'est chose faite.

 

 

 

Une convention américaine doit remplir trois objectifs majeurs : afficher un parti soudé et vigoureux ; présenter au pays un candidat prêt à gouverner à l'aide d'une équipe solide ; donner une idée précise des priorités du programme et le ton définitif de la campagne à venir.

 

Aucun de ces objectifs n'étaient acquis, bien au contraire, puisque le parti était scindé en deux factions suite aux primaires, que Barack Obama apparaissait évanescent, inexpérimenté et élitiste, et que le ton messianique du sénateur de l'Illinois avait laissé peu de place aux propositions concrètes. Les quatre jours à Denver, par leur réussite, ont presque fait oublier ces délicats problèmes.

 

On peut regretter le cout exorbitant de cette grande messe politique. On peut aussi se moquer de sa mise en scène digne de l'Ancien régime, avec ses jeux faussement subtils de cache-cache avec le double corps du roi Obama auxquels personne ne croit!

 

Pourtant, le lent couronnement du candidat permet à celui-ci d'être efficace, et par delà la nécessaire émulation qu'il faut entretenir chez des militants dévoués, il faut reconnaitre que l'investissement fut fructueux.

 

L'avancé la plus remarquable fut l'union immédiate affichée par les Démocrates. J'ai toujours dit qu'Hillary Clinton, une femme exceptionnelle, avait toujours fait ce qu'elle pouvait pour rallier ses partisans à Barack Obama. Elle a montré avec le plus grand désintéressement et à l'encontre de toutes les commentaires sur son supposé carriérisme, qu'elle cherchait bien l'intérêt du pays avant son propre avenir. Bien entendu, un accord a du être trouvé sur ses dettes de campagne et son rôle à venir, mais c'est peu cher payé quand on a éliminé celle qui devait être la première présidente des Etats-Unis...

 

Son attitude a été d'autant plus remarquable que l'équipe d'Obama ne l'avait pas ménagée, lui refusant le poste de Vice président et surtout, celui du Keynote Speaker, l'orateur vedette de la convention. Plutôt que de jouer les trouble-fêtes, elle a eu l'intelligence politique de faire un beau discours de ralliement, volant la vedette mardi dernier à tous les autres orateurs pour mieux demander mercredi, la désignation par acclamation de Barack Obama. Son mari Bill Clinton a suivi la même voie avec un soutien sans faille au candidat fraichement investi, en adressant un discours de franc soutien, subtilement émaillé d'un leg politique : l'économie est le sujet principal et si l'on veut attaquer les républicains, il faut le faire en célébrant l'Amérique. Deux principes résumés dans ses formules «  nous ne sommes forts à l'intérieur qui si nous sommes solides à l'intérieur » et « le monde nous admire pour la force de notre exemplarité, et non pour l'exemplarité de notre force » (la traduction n'est pas très bonne, je m'en excuse).

 

Le clan Clinton a donc rempli héroïquement, disons le, son rôle, permettant au parti d'afficher presque immédiatement son unité, à l'image de ces milliers de partisans d'Hillary qui, au terme d'une ultime marche de soutien, ont ostensiblement changé de badge et de pancarte.

 

 

Le deuxième objectif, à savoir convaincre les Américains de la valeur et des capacités de Barack Obama et de Joe Biden, a tout aussi bien était réalisé.

 

Michelle Obama n'a pourtant pas accompli pleinement sa mission. Femme brillante et indépendante, elle n'est ni une politicienne, ni le personnage de femme dévouée qu'on a voulu lui faire jouer. Son discours était certes sincère et touchant, mais il était un peu outrancier. Surtout, Michelle Obama, malgré ses paroles et ses mises en scène, n'a rien pardonné aux Clinton, en tout cas, pas avant mercredi soir, et vous pouvez voir, pendant les discours des intéressés qu'elle veille à cacher son visage fermé et grimaçant par ses applaudissements. Je dois cependant reconnaitre qu'elle a ouvert efficacement la convention par la force que ses mots ont eu sur les militants, prologue indispensable à la réussite de la convention.

 

Ted Kennedy et Joe Biden ont été beaucoup plus pertinents. L'un en montrant avec dignité à quel point l'engagement politique comptait dans la vie des Hommes ; l'autre en prouvant par l'évolution de sa propre opinion que Barack Obama serait un bon président.

 

J'étais réservé sur le choix de Joe Biden, j'avais tort. Non seulement son expérience est un gage de sagesse de la part d'Obama et d'efficacité contre McCain, mais sa personnalité et ses anciennes positions sont des atouts formidables. Si Barack Obama incarne l'une des plus incroyables illustrations du rêve américain, Joe Biden a connu une trajectoire exemplaire mais simple, à travers laquelle l'Américain moyen peut plus facilement s'identifier. Le sénateur n'a jamais oublié, par son comportement et ses discours, son origine populaire avec une humilité qui humanisera la posture messianique et souvent élitiste d'Obama.

 

Ma mauvaise appréciation, venait en fait de ma méconnaissance de la personnalité du sénateur. J'avais de lui l'image limitée d'un spécialiste de la diplomatie. Si ce dernier élément est vrai, Joe Biden est surtout un grand orateur populaire, qui « parle vrai «  et franchement, deux qualités qui le rapprochent de McCain, le « Maverick ». Son discours parlait moins de diplomatie que des difficultés quotidiennes des Américains, enjeu véritable de l'élection, avec une juste indignation.

 

L'autre point essentiel, et ce point met en lumière le grand sens politique d'Obama, a été de choisir un homme qui ne le soutenait pas initialement. Sans être un fervent partisan des Clinton, Biden avait déclaré qu'Obama n'était pas prêt à être président. En montrant, par la force et la sincérité de ses mots comment il avait progressivement changé d'opinion, il illustre le chemin intellectuel que les Démocrates doivent réussir à faire emprunter aux Américains, notamment grâce à cette convention. L'avenir dirait, si ce coup de poker magnifique, qui montre une confiance peut être trop forte envers l'électeur, sera un succès.

 

 

Le troisième objectif de la convention, la mise en avant du programme et des ambitions définitives du candidat pour le pays était l'écueil le plus périlleux. En effet, Obama devait opérer un changement radical de stratégie, oubliant le messianisme fumeux des primaires pour avancer enfin des propositions pour le pays qui rendent perceptibles ses réelles priorités pour le pays. A ma grande surprise et à ma grande joie, il a opéré somptueusement cette mue brutale.

 

Certes, le cadre était un peu grandiloquent, mais qui peut ne pas être séduit par un tel discours, prononcé avec tant de talent, d'élégance -Obama était très beau-  et de sincérité. Précédé par un Al Gore revêtu des dignités d'Hollywood et de Stockholm qui a excellé dans son rappel des enjeux à venir, le candidat démocrate ne pouvait que se surpasser. Le lyrisme qui avait si souvent rapproché Obama d'un pasteur illuminé était cette fois endigué afin de ne pas noyer le propos dans des bons sentiments. La raison en est fort simple : le sénateur de l'Illinois a enfin dit clairement ce qu'il voulait faire, et heureuse nouvelle, il a compris que les questions sociales et économiques domineraient les enjeux moraux et internationaux.

 

Je reparlerai du programme à de nombreuses occasions mais Obama a bien insisté sur l'attention apportée sur les classes moyennes, la mise à disposition d'une assurance maladie pour tous, la restauration de l'éducation et de la recherche, la remise en ordre des infrastructures. En bref, une synthèse de ses opinions et des convictions des Clinton. Ainsi, les attaques contre McCain prenaient ENFIN un sens. Le candidat a même évoqué les difficultés de financement à venir, en proposant des solutions. Il devra cependant resserrer ses ambitions s'il veut être crédible car on ne peut pas « lever une armée de nouveaux enseignants » du jour au lendemain.

 

Le ton surtout, était donné. Obama a repris la forme des discours d'Hillary Clinton, des plus efficaces, qui consiste à s'appesantir sur un exemple scandaleux de misère et d'injustice, sur une rencontre faite avec un Américain lambda confronté à une situation difficile pour montrer la légitimité morale de ses propositions contre des réalités absurdes et douloureuses.

 

Enfin, Obama a été des plus fermes sur la sécurité nationale et internationale. Son puissant « enough » visait à cesser cette rengaine pénible du Parti Républicain qui pense être le seul capable d'assurer la protection du pays. L'appel aux mânes de Roosevelt et de J.F.K. raisonnait pour de bon ! Une certaine agressivité dans les propos était la bienvenue, retirant aux républicains le dénigrement par l'humour. Ainsi : « John McCain prétend qu'il suivrait Ben Laden jusqu'aux portes de l'enfer ? Il ne sera même pas capable de trouver la grotte dans laquelle il se cache » ; ou encore « pour assurer la sécurité d'Israël [entre autres], il faudra plus qu'un langage musclé ».

 

Obama s'est donc réveillé à l'heure avec l'aide des démocrates. Son discours, qui a respecté sans lourdeur toutes les étapes formelles obligés a été digne du changement et de l'espoir qu'il cherche à susciter. Les Américains aiment rêver, à condition qu'on le rende crédible.

 

 

Une seule ombre pourtant à ce tableau idyllique... John McCain nous a une nouvelle fois rappelé qu'il était un adversaire des plus coriaces, en employant une ruse extraordinaire, qui a pris de court tout le monde. En nommant par surprise Sarah Palin le vendredi même, McCain a provoqué une onde de choc dans les médias qui a presque fait passer à la trappe le discours d'Obama. Alors que celui-ci aurait du occuper le devant de la scène médiatique pendant quelques jours, la secousse Sarah Paulin a permis au candidat républicain d'être omniprésent. Un simple regard sur les vidéos de CNN ou de tous networks américains illustre cette malheureuse déconvenue pour les Démocrates. Ces derniers, étaient par ailleurs dans l'incapacité la plus totale de produire un argumentaire de fonds contre la nouvelle candidate, puisque personne ne l'attendait à ce poste. Les clips corrosifs contre Mitt Romney et les autres membres de la prétendue « shortlist » républicaine auront été des dépenses vaines !

 

Le choix de Sarah Paulin  n'est pas qu'une mesure visant à contrer l'effet de la convention démocrate, c'est aussi le choix le plus judicieux de vice président possible. Je ne pense pas du tout que McCain est choisi Sarah Paulin pour récupérer le vote féministe déçue par Hillary, ou alors à la marge. Il sait très bien, que les femmes qui sont de ferventes pro Hillary sont en grande majorité des citoyennes très politisées, presque gauchistes qui ne voteront jamais pour une opposante à l'avortement.

 

En revanche, elle pourra attirer quelques femmes indépendantes, mais j'émettrai encore une réserve en ne tombant pas dans le panneau misogyne qui consiste à croire que les femmes votent pour leur semblable. L'exemple de Géraldine Ferraro, vice présidente du ticket démocrate contre Reagan et Bush qui avait été distancée de 12 points chez les femmes par les Républicains, nous ramène à plus d'empirisme.

 

La vraie raison de la nomination de Paulin réside à mon avis, dans le superbe exemple de syncrétisme politique qu'elle représente. Sarah est l'incarnation d'une nouvelle génération de conservateur, c'est-à-dire une femme totalement autonome professionnellement et financièrement, mère de famille féminine et élégante, ancienne miss locale, au caractère bien trempée et aux valeurs morales réactionnaires assurées. Il ne faut pas cependant la prendre pour une bigote arriérée, si Paulin est membre à vie de la NRA et opposante à l'avortement, ce n'est pas une intégriste. Ses discours laissent plutôt penser qu'elle est favorable au statu quo dans beaucoup de domaines. Ainsi, si elle est contre les unions homosexuelles, elle a lutté farouchement contre les discriminations homophobes au travail, à l'hôpital, etc.

 

L'objectif de McCain est évident, il s'agit d'assurer les votes évangéliques qui étaient encore très incertains tout en montrant son ouverture à la nouvelle génération et aux personnalités anti establishment. En effet, Sarah Paulin est une autre « maverick », une tête brulée ! Elle a remporté les élections contre les ténors de son parti, et disons le, elle les emmerde. Il faut dire qu'elle a tendance à faire à la chasse à la corruption, ce qui déplait souvent aux organes locaux de partis surpuissants qui, si loin de Washington en Alaska, font un peu ce qu'ils veulent !

 

La vie personnelle de Paulin est une force incroyable pour McCain. Ses principes moraux l'ont conduit à refuser d'avorter de son dernier enfant dont le syndrome de Down avait été diagnostiqué. Quelle meilleure caution morale ? Son fils est engagé dans l'armée en Irak, quelle meilleure caution patriote ? Elle défend l'exploitation des réserves naturelles de l'Alaska, quelle meilleure caution au programme énergétique, pourtant si néfaste et dangereux, de McCain ?

 

On reproche à McCain d'avoir recruté une femme inexpérimentée alors qu'il adresse la même critique à Obama. Or, le poste de VP n'est pas celui de Président, loin de là. Au contraire, en mettant la nouvelle génération dans l'antichambre du pouvoir, il prouve qu'il prépare une relève originale et dynamique, un nouveau visage pour la future Amérique. En somme...un changement... Et voici donc la stratégie de McCain, que j'avais déjà évoquée, dévoilée dans toute sa dangerosité et sa force. Son geste vient conclure des semaines pendant lesquelles il a convaincu les Américains qu'il apporterait lui aussi du changement. Il faut donc urgemment que les Démocrates, plutôt que de continuer à contester la nouveauté des promesses républicaines, s'activent à montrer que les leurs sont meilleures ! Il est temps de commencer la lutte programme contre programme ! Et si Obama garde les nouveaux reflexes populistes qu'il vient d'acquérir, il a toute les chances de montrer que son programme est, de loin, le meilleur.

 

La seule autre chance tactique des démocrates, c'est que Paulin n'est pas préparée pour la campagne... Elle sera donc une cible facile A PRIORI, même si je fais confiance à McCain pour avoir précautionneusement choisi sa pouliche. Et c'est vrai que ses premières interventions, imparfaites, sont toutefois très prometteuses.

 

 

La convention démocrate a rempli tous ses espoirs. Mais John McCain est un homme politique juste et brillant. Sa tactique et sa stratégie, toute en douceur et subtilité, sont redoutables. Sa faiblesse, c'est le programme et certaines de ses erreurs comme le fait qu'il ne sache pas combien de maisons il possède et pense que la classe moyenne américaine commence sous un revenue de 5 millions de dollars ! Il sait en revanche parler à la vraie Amérique, et les circonstances lui sont favorables. La crise géorgienne, très mal gérée par Obama, lui a permis de rappeler sa capacité à répondre ave force à la Russie. L'ouragan Gustav, qui n'a pas encore sévi aux Etats Unis lui offre déjà l'occasion de montrer toute sa compassion et son attention, tout en rappelant qu'il avait dénoncé la gestion de Katrina par Bush. Pendant ce temps, Obama et Biden font l'erreur grotesque de rester en campagne dans l'Ohio. L'état, certes crucial, pouvait bien attendre un ou deux jours !

 

Depuis mon dernier billet, McCain a gagné de nombreuses voix dans des états cruciaux comme je le craignais. Mc Cain est aujourd'hui à 227/265 grands électeurs contre 251/273 pour Obama (Estimation minimale/maximale) !! Qui peut encore prétendre que le sénateur de l'Illinois est favori ! Ce n'est pas en proclamant à ses financiers que « il ne faut pas s'inquiéter, je vais gagner à coups sûr » que les Américains vont le soutenir !

 

La Floride et l'Ohio voteraient républicains, tandis que le Michigan et le Minnesota hésiteraient désormais. Il faut absolument qu'Obama, qui vient de regagner de la popularité au niveau national, reconquière ces états, et qu'il arrête de rêver à des victoires dans le Montana ou les Dakotas, ou encore en Caroline du Nord. Il doit se concentrer sur les états ouvriers et la Floride, les seuls qui comptent.

 

Tous les progrès du sénateur de l'Arizona sont dus à sa personnalité unanimement appréciée (tous les sondages de popularité sont beaucoup plus favorables à Mc Cain qu'à Obama) et aux erreurs tactiques de son homologue de l'Illinois. En effet, dans les élections locales, les démocrates mènent en moyenne de 20 points !

 

 

Une chose est sure, la campagne vient d'engager son tournant décisif. Mc Cain a pris de l'avance désormais, et c'est Obama qui court derrière. Heureusement, il a tout ce qu'il faut pour le rattraper. Pour reprendre Bill Clinton, « Yes he can, and he will do it » !


5 commentaire(s)

bidon d'article , Mc Cain en choisissant une femme avec 0 d'expérience et 100% de beauté il a monté son QI . moi je pense à la polygamie quand je vois tout ça .Une belle femme VP avec le président seul tard nuit!!! Mc Cain avait déja abandonné sa première femme et avait déja une maitresse toutes des belles femmes! comment nommer une femme qu'on a vu une seule fois VP et si elle était une éspionne de Poutine? Ce n'est pas parceque Mc Cain est un fils d'un admiral ou a été prisonnier de geurre qu'il est à la hauteur des responsabilité d'un chef de l'état
par ALEX, le 2008-09-03 12:21:00

Merci Alex pour ce commentaire pertinent, réfléchi, éclatant...
par Chris, le 2008-09-03 13:40:00

J'espere que le commentaire d'Alex est un gag...
par JP Tanguy, le 2008-09-03 16:12:00

Gros manque de pertinence dans cet article, d'une façon humouristique Alex résume mieux en quelques lignes cette campagne.
par Prince, le 2008-10-01 16:33:00

Gros manque de pertinence dans ce comment.
par JP Tanguy, le 2008-10-01 16:38:00

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