La violence : innée ou acquise ?
le 26/07/2009 - par M. Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !Depuis cette semaine, la biologie a quelque chose à nous dire sur le débat de l'inné et de l'acquis ! Il y aurait des gènes silencieux qui ne s'activent que sous certaines conditions, notamment à la suite d'un événement traumatisant. La conclusion : la violence est bien engendrée par la précarité et non par l'hérédité.
Jusqu'ici, lorsqu'on parlait du débat entre l'inné et l'acquis, je pensais souvent à François Jacob. Il nous expliquait que pour des organismes complexes comme nous, notre programme génétique nous contraignait moins que pour des organismes simples.
Notre palette de chromosomes nous confère en effet des potentialités à développer et non des instructions programmées. Plus l'évolution humaine se fait, plus le brassage génétique est important et plus notre programme génétique est ouvert. Ces possibilités offertes par nos 46 chromosomes, l'homme peut les exploiter et les développer librement, selon le milieu dans lequel il vit. Par là, François Jacob veut mettre en lumière l'interaction constante entre les gènes et le milieu. Il commence alors le dernier chapitre du « jeu des possibles » par : presque tout ce qui caractérise l'humanité se résume par le mot culture.
Mais cette interpénétration est souvent niée nous dit-il : la récupération de ce débat par différentes idéologies conduit soit à faire la promotion de l'inné, notre cerveau serait un disque préalablement gravé, soit à n'insister que sur l'acquis, notre cerveau ne serait qu'une bande magnétique vierge.
Il finit alors sur cette touche de docte ignorance qui lui est propre : « en fait, sur le comportement de l'être humain et sur les composantes génétiques de ses aptitudes mentales, la biologie n'a guère à dire. »
Eh bien si, depuis cette semaine, la biologie a quelque chose à nous dire !
Après avoir analysé des gènes d'adolescents, des généticiens de l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ont identifié une variante d'un gène baptisé MAO-A (peut-être en référence au dictateur...Ou pas), dont la fréquence augmente chez les élèves en échec scolaire. Mais ce n'est pas tout, les enfants porteurs du gène qui reçoivent une éducation structurée ne subissent pas l'influence du gène. Conclusion : l'éducation compense l'hérédité et le milieu social et familial, s'il crée un stress constant, déclenche l'activité du gène.
En clair, il y aurait des gènes silencieux qui ne s'activent que sous certaines conditions, notamment à la suite d'un événement traumatisant. La conclusion est un peu gauche : la violence est bien engendrée par la précarité et non par l'hérédité.
1 commentaire(s)
la violence est selon moi est un comportement agressif exercer sur quelqun afin quil siot soumis a nos ordre
par mederic , le 2010-02-04 18:22:00
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