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Les journaux télévisés annonçaient leur arrivée depuis quelques semaines, des journalistes inquiets ne cessaient d’attirer l’attention sur les futurs envahisseurs de la presse écrite.
Les « gratuits », ces journaux entièrement financés par la publicité et distribués de la main à la main, sont parus pour la première fois ce lundi à Paris . Leur arrivée à Marseille a néanmoins été retardée par un groupe de syndicalistes qui, au mieux de leur forme, ont détruit le tirage entier. Pourquoi donc un tel déchaînement de passions pour (ou plutôt contre) ces « nouveaux » journaux ?
Sans doute peut-on y voir l'expression d'une presse traditionnelle inquiète par l'ombre que peut lui faire ces journaux gratuits, lus en attendant le bus ou entre deux stations de métro. Sans doute la même réaction que lors de la montée en puissance de l'internet et de l'offre d'information gratuite que celui-ci permet. Sans doute la réaction d'une corporation qui a peur du changement.
A la peur que les gratuits monopolisent notre temps (limité) de lecture, je répondrai qu'ils constituent une autre forme de démocratisation de l'information, une premier pied à l'étrier pour des personnes qui n'ont pas forcément l'habitude de lire.
Comme pour l'internet, c'est sur le long terme que nous pourrons nous rendre compte de la complémentarité des différents formes d'information.... si certaines organisations n'empêchent pas encore leur publication.
A ce propos, n'y a-t-il pas là une entrave à la liberté de la presse, fût-elle gratuite ?
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