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La concurrence entre CanalSatellite et TPS pousse Canal Plus à s'aventurer vers des chemins dangereux : La lutte est particulièrement âpre pour les droits sportifs, comme le montre les récentes enchères pour l'acquisition des droits de foot 2004-2007
Avant la création de TPS, Canal Plus détenait via sa filiale CanalSatellite un monopole sur la distribution de chaînes par voie satellitaire. Les clubs de foot ont ensuite très vite vu l'intérêt de faire jouer la concurrence pour leur appel d'offre pour la diffusion des matchs de la D1 (l'actuelle Ligue 1) : Constatant que la tendance était à la hausse des enchères à travers toute l'Europe (en particulier de la part de Tele +, la filiale italienne de Canal Plus), ils ont exigé des montants comparables. Ainsi, lors du précédent appel d'offre, TPS avait fait une meilleure offre que Canal Plus, mais la Ligue Nationale de Football (aujourd'hui Ligue de Football professionnel) avait retenu les deux offres, arguant du fait que les offres étaient semblables et qu'elle pouvait difficilement se passer de la force et de l'expérience de Canal Plus, beaucoup plus visible que TPS de par son statut de chaîne nationale.
Dès lors, l'offre de Football devenait sensiblement la même entre les offres de TPS et de Canal Plus/CanalSatellite. Dans le même mouvement de plus en plus de chaînes sont devenues communes aux deux bouquets (comme RTL9, I Télé, Téva?). L'offre de chacun y gagne, mais ils ont de plus en plus de mal à se différencier l'un de l'autre, d'autant plus que de nombreux canaux restent déficitaires (et notamment la télévision à péage qui diffuse justement les matchs de Ligue 1). Partant de ce constat, l'idée d'une fusion entre les deux bouquets est devenue récurrente, comme cela s'est fait dans d'autres pays européens. La pomme de discorde reste en fait la question de l'opérateur dominant au sein de l'ensemble : Canal Plus revendique un million d'abonnés de plus dans son bouquet que TPS, alors que TF1 met en avant sa meilleure santé financière.
Le nouvel appel d'offres lancé par la LFP pour la période 2004-2007 semble alors se transformer en ultime bataille entre les deux protagonistes. Patrick Le Lay (PDG de TF1) a ainsi fait preuve d'agressivité commerciale dans la presse avant de déposer son offre en réclamant l'exclusivité des droits de la L1, dans le but de conquérir tous les mordus de foot abonnés à Canal Plus et Canal Satellite. Canal Satellite, fragilisé, serait alors devenu une proie facile pour la filiale de Bouygues. Mais contre toute attente, Canal Plus a fait une offre nettement supérieure à celle de TPS (480 millions annuels contre 420 pour TPS), en dépit de sa situation financière difficile.
Les conséquences sont multiples : Pour TF1 d'abord, qui risque de devoir priver TPS une offre attrayante en matière de Football, ce qui ferait de TPS la victime potentielle du stratagème que TF1 élaborait contre Canal Satellite. D'autre part, la LFP peut être euphorique : son budget va considérablement augmenter alors que dans le reste de l'Europe des coalitions voient le jour pour faire baisser le prix des droits sportifs, souvent excessifs. Les clubs français ont dans ce cadre moins d'entraves pour faire baisser leur fort endettement et acheter des joueurs générateurs de spectacles, mais aux tarifs prohibitifs. La LFP songe même à vouloir augmenter ses recettes en laissant TPS diffuser la L1, alors que l'exclusivité est censée revenir à Canal Plus.
C'est d'ailleurs pour Canal Plus que les conséquences d'un tel scénario sont les plus importantes. Alors que le nombre de ses abonnés stagne, voire baisse, que la compagnie est emportée par la crise que traverse Vivendi Universal cette année, une telle offre pourrait la déstabiliser. Xavier Couture (président du Groupe Canal Plus) semble vouloir reprendre la main, appuyé en cela par la décision de Jean René Fourtou (PDG de Vivendi Universal) de transformer effectivement VU en un groupe de communication. Mais en a t'il les moyens ? Le Football est un spectacle certes populaire, et fortement motivateur d'abonnement. Néanmoins, Canal Plus risque de lui sacrifier sa grille des programmes, de mécontenter les abonnés qui y sont indifférents, et de négliger son offre de cinéma, alors que TPS communique fortement sur les exclusivités qu'il obtient dans ce domaine. C'est vraisemblablement le prix à payer pour que Canal Plus reste dominant en cas de fusion des bouquets satellites. Leur avenir se joue lors de cet acte, et pour Canal Plus, le temps arrivera vite où l'on saura si cette stratégie était audacieuse, ou bien pure folie.
16/04/2007
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Bonjour, Abonné à TPS depuis le 26/04/1997, j'ai reçu un courrier en date du 20 novembre 2007 m'informant que j'accédai au nouveau bouquet issu de l'union entre TPS et CANALSAT, avec les avantages suivants, indiqués comme suit : Le prix de l'abonnement reste le même - vous continuez à profitez des chaînes que vous appréciez déjà - vous découvrez plus de 20 nouvelles chaînes - vous conservez votre ancienneté TPS ... il est même mentionné sur le dépliant joint : votre formule CANALSAT : plus de chaînes pour le même prix ! ... sauf que la plupart des chaînes étrangères ont disparu du bouquet, notamment les chaînes italiennes et anglophones, entre autres CANALE5 et FASHION TV. Aucune information de ces suppressions n'apparaît sur les différents documents reçus. Je considère que le courrier qui nous a été adressé est pour le moins mensonger. J'ai donc essayé de joindre une personne habilitée, par téléphone, par mail... sans succés. Pour finir, J'ai adressé un courrier au Directeur des relations clients de CANALSAT -TPS en date du 14 janvier 2008, lui demandant comment il comptait remédier à cet état de fait. Peut-être avez-vous déjà reçu d'autres courriers concernant cette migration et peut-être vous sera-t-il possible de faire remonter ces informations afin que des solutions puissent être trouvées rapidement car, à l'heure actuelle, nous sommes mis devant le fait accompli. Cordialement.
19/01/2008 17:30:00 - Lo