Exposition Yves Klein au Centre Pompidou
le 25/10/2006 - par AL Il y a 4 commentaires. Réagissez vous aussi !Il est l'artiste français le plus connu et le plus coté de la seconde moitié du XXe siècle. Le Centre Pompidou consacre actuellement une très belle exposition à cette grande figure de l'art moderne qui eu une carrière artistique très courte; de sept années seulement. Jusqu'au 5 février 2007.
La vie en bleu, rose et or
Il est l'artiste français le plus connu et le plus coté de la seconde moitié du XXe siècle. Le Centre Pompidou consacre actuellement une très belle exposition à cette grande figure de l'art moderne qui eu une carrière artistique très courte; de sept années seulement.
L'exposition s'articule autour de trois couleur: bleu, or et rose et est organisée en trois chapitres : « l'imprégnation » avec le bleu comme ancrage, « l'illumination de la matière » avec l'or, l'air ou le feu et « l'incarnation » avec les anthropométries et le rose.
I) Imprégnation
Une première salle présente les fameux monochromes bleus I.K.B (International Klein Blue). Selon Yves Klein, « le bleu n'a pas de dimensions. Il est hors des dimensions, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. […] Toutes les couleurs amènent des associations d'idées concrètes, matérielles et tangibles, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible ».
La salle suivante expose, entre autre, une photo truquée, où Yves Klein se jette dans le vide parce que « pour peindre l'espace, je me dois de me rendre sur place, dans cet espace même ». Le saut en élastique n'existait pas encore et l'art dans la rue pas vraiment non plus mais Yves Klein y pensait déjà. Son souhait le plus fort était de pouvoir éclairer en bleu l'obélisque de la place de la Concorde mais, à l'époque, la préfecture de police s'y opposa.
Toute une série sur les éponges est exposée dans la salle suivante. L'éponge, matière naturelle et outil de l'artiste, devient une œuvre en soi : il les groupe avec d'autres sur des Reliefs éponges ou les monte sur tige tel un portrait du visiteur. Yves Klein explique: « grâce aux éponges, matière sauvage vivante, j'allais pouvoir faire le portrait des lecteurs de mes monochromes qui, après avoir voyagé dans le bleu de mes tableaux, en reviennent totalement imprégnés en sensibilité, comme une éponge ».
II) Illumination de la lumière
Une salle est consacrée à ses monogolds, faits à partir de feuilles d'or. C'est un des premiers artistes de son temps à utiliser et transformer les matériaux primaires. Cette démarche artistique l'amènera d'ailleurs à dire que « les bons hommes d'affaires sont des alchimistes dans leur genre au même degré que les artistes. Tout ce qu'ils touchent, tout ce à quoi ils s'intéressent devient, produit ou rapporte de l'argent ou de l'or».
Il domestique également les forces naturelles avec ses Cosmogonies qui saisissent le vent et la pluie sur les toiles et avec ses « peintures de feu » faites au chalumeau. Ainsi, pour réaliser l'oeuvre Vent Paris Nice, il a accroché sur le toit de sa voiture une toile fraîchement enduite qui a ensuite été modelée par la marque des « états-moments » de la nature.
III) Incarnation
L'exposition ne manque pas d'exposer ses Anthropométries et Suaires, avec notamment le spectaculaire People begin to fly, personnages tout en mouvement dans un ciel bleuté. Ce sont des « toiles libres » réalisées à partir d'empreintes de corps féminins enduits de peinture bleue. Un jour, il s'est rendu compte que ses mains, ses outils de travail pour manier la couleur ne suffisaient plus. « C'était avec le modèle lui-même qu'il fallait brosser la toile monochrome bleue». Moins connus: ses monochromes roses, ou monopinks dont la couleur évoque inévitablement la couleur de la chaire.
L'exposition finit sur l'Ex-voto dédié à sainte Rita de Cascia patronne des causes perdues, déposé par l'artiste lui-même au monastère de Sainte Rita à Cascia (Italie) en 1961. C'est une œuvre inédite, retrouvée en 1981 et qui est exposée pour la première fois. Elle constitue un témoignage précieux de la valeur symbolique que l'or et le rose représentent au même titre que le bleu dans l'univers d'Yves Klein. L'autre œuvre unique en son genre, Ci-gît l'espace, réunit sous forme d'un montage funéraire la trilogie des couleurs. Cette tombe dorée accompagnée de son bouquet de roses et de sa couronne d'éponge bleue apparaît aujourd'hui comme une prémonition de la mort prochaine de l'artiste.
Infos pratiques:
Du 5 octobre 2006 - 5 février 2007
Horaires : 11h00 - 21h00, nocturne les jeudi jusqu'à 23h
Tarifs : 10€ - tarif réduit : 8€
Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet

4 commentaire(s)
bonjour j'aimerai savoir si pour l'expo il y a un tarif réduit pour les étudiants des beaux arts. merci d'avance pour la réponse
par charlotte, le 2006-12-09 11:55:00
Malheureusement au Centre Pompidou, pour les expositions temporaires il n'y a pas de tarif préférentiel pour les étudiants des beaux arts/histoire de l'art . C'est 8 euros pour tout les étudiants. Par contre l'entrée pour voir la collection permanante est gratuite.
par AL, le 2006-12-22 14:11:00
ou carte pompidou 22€ l'année pour les étudiant. On rentabilise vte
par , le 2007-01-02 20:52:00
que du bidon
par tatiano, le 2007-09-24 18:35:00
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