Georges Mathieu à la Galerie nationale du Jeu de Paume
le 07/08/2002 - par Jack Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !L'un des piliers de l'abstraction parisienne des années 1950 revient sur les traces de ses crimes.
« Daniel Abadie s?y connaît mieux que quiconque en termes d?abstraction parisienne des années 1950, et c?est la raison pour laquelle nous pouvions nous attendre à une exposition de qualité sur un artiste de cette époque. Artiste longtemps méconnu par le grand public, et décrié par les amateurs, parce que, justement il s?est essayé à différentes formes de l?art : des pièces de 10 Francs de 1974 aux Bons du Trésor émis en 1975-1976, Georges Mathieu semble avoir plus fait pour la société que pour la peinture. Mais c?est ici sa peinture qui nous intéresse, et c?est en quelque sorte dommage. Il a voulu rallier l?art à une conception plus proche du grand public, en devenant notamment l?artiste « le plus rapide du monde ». Si ses peintures d?après-Guerre témoignent d?une souffrance calme et profonde, les années 1950 sont pour lui celles de la violence, qu?il exprime avec force et vitalité dans ses toiles. Il semble depuis quelques années, revenu (ou parvenu) à une abstraction beaucoup plus calme : moins de couleurs vives, des tableaux plus petits, des traits moins appuyés. Si l?imitation représentative n?a pour lui aucun sens, le réalisme de conception de Fernand Léger (Fonctions de la Peinture) semble ici prendre tout son sens : privilégier les formes, le trait et les couleurs, au détriment de l?objet en lui-même, au risque de se mettre à dos un public effrayé par tant de violence. »
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