Pop Life: Art in a Material World, Tate Modern, Londres
le 22/07/2009 - par EL Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Du 1er octobre 2009 au 17 janvier 2010 à la Tate Modern de Londres, une relecture du Pop Art et de son héritage.
L'exposition Pop Life: Art in a Material World vise à offrir une relecture du Pop Art et de son héritage. Le propos de l'exposition est de prendre au mot la célèbre provocation d'Andy Warhol selon laquelle 'good business is the best art' ('le bon business est le meilleur art') et d'en évaluer toutes les implications. Elle se penche sur la façon dont les artistes, à partir des années 80, ont délibérément créé leur propre label, s'engagèrent dans leur auto promotion et développèrent des stratégies autour des médias de masses, de la célébrité, et de leur propre personne. Parmi les artistes représentés dans l'exposition figurent : Tracey Emin, Damien Hirst, Keith Haring, Martin Kippenberger, Jeff Koons et Takashi Murakami.
L'exposition avance l'idée selon laquelle la plus radicale des leçons tirée de l'enseignement d'Andy Warhol est la façon dont les artistes de notre temps ont dépassé la simple représentation ou le commentaire sur la culture médiatique de masse pour s'impliquer directement dans le circuit commercial en infiltrant la machine publicitaire, en s'appropriant le culte de la célébrité. L'alliance du commerce et de la culture est souvent considérée comme une trahison des valeurs associées à l'art moderne. Pop Life : Art in a Material World démontre que pour de nombreux artistes après Warhol, reprendre à son compte les termes de cette proposition revient à embrasser la vie contemporaine selon ses propres schèmes.
Pop Life : Art in a Material World débute avec certaines des dernières œuvres de Warhol, celles où il met en scène son rôle de personnalité télévisuelle ou d'éditeur de presse. Elle se poursuit ensuite dans des salles consacrées aux auto-rétrospectives qui permettent de mesurer l'importance de l'utilisation par les artistes de leur propre personne et le rôle de l'auto-mythologisation. L'exposition se poursuit ensuite avec une recréation de l'exposition de Martin Kippenberger en 1993 au Centre Georges Pompidou. Lui-même curateur de l'exposition, Kippenberger était également le protagoniste de nombreuses des œuvres présentées. Également incluse dans Pop Life, l'exposition solo de Tracey Emin à la galerie White Cube en 1994 intitulée 'My Major Retrospective 1963-1993'.
Pop Life : Art in a Material World présente des installations clefs ou des lieux qui firent date: la Pop Shop de Keith Haring, reproduite grandeur nature, inaugurée en 1986 à New York. Haring y vendait au détail sa signature artistique comme un label ainsi que des éditions d'objets en vue d'atteindre une audience de masse. Ces éditions comprenaient des t-shirts, des jouets, des affiches, des boutons ou des magnets, des objets dont le but était de rendre son travail accessible au plus grand nombre. Pop Life présente également la reconstitution de la scandaleuse exposition Made in Heaven de Jeff Koons dans laquelle l'artiste américain immortalisait son union maritale avec la Cicciolina, ainsi qu'une installation spécialement réalisée pour l'exposition par Takashi Murakami.
Une partie de l'exposition sera consacrée aux 'YBA' (Young British Artists). Elle vient rappeler les premiers exploits performatifs de certains d'entre eux, incluant notamment certaines des pièces du bric-à-brac de la boutique de Tracey Emin et de Sarah Lucas à Bethnal Green où les deux plasticiennes créaient et vendaient. L'exposition rassemble également des œuvres qui firent date tel que le Pop 1993 de Gavin Turk et jusqu'à une étude de la récente vente aux enchères de Damien Hirst chez Sotheby's. La Tate Modern recrée également pour l'occasion la performance d'Hirst lors de l'Unfair Art Fair de Cologne en 1992 à l'entrée de l'exposition. Des jumeaux homozygotes seront assis sous deux Spots Paintings identiques durant toute la durée de l'exposition et la Tate Modern a lancé un appel pour trouver de vrais jumeaux prêts prendre part à cette performance.
Infos pratiques :
Tate Modern, Level 4
Prix d'entrée : £12.50 (Tarif réduit : £10.50)
Exposition ouverte tous les jours de 10h00 à 18h00
Nocturnes jusqu'à 22h00 les vendredis et les samedis
Source : Communiqué de presse
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