Home > Auto Moto > Sport automobile > Formule 1 > Grand Prix d´Indianapolis : Rouge toujours
Les Ferrari ont une nouvelle fois outrageusement dominé la course et cette fois, c'est Michael Schumacher qui a laissé passer Barrichello sur la ligne, lui rendant ainsi son "cadeau" si controversé du GP d'Autriche.
La F1(s')ennuie : les Grand Prix se suivent et se ressemblent, au grand désespoir des instances de la FIA. Les Ferrari réalisent en effet leur huitième doublé de la saison : elles auront ainsi remporté tous les objectifs imaginables d'une saison de Formule 1, à savoir le titre des constructeurs et les deux premières places au classement des pilotes. Les autres écuries n'ont, dés lors, plus qu'à se partager les miettes soit deux grands prix gagnés à elles toutes contre 12 pour Ferrari! Et ce grand prix des Etats-Unis n'aura pas dérogé à la règle.
A peine les feux du départ éteints que les Ferrari prennent le large, tout juste suivies par Coulthard. Pour couronner le tout, les deux Williams ne trouvent pas mieux que de se heurter violemment dès le premier tour. Bilan des opérations : Montoya tombe à la septième place et Ralf Schumacher fait un détour par les stands pour changer l'aileron arrière. Face à un Coulthard accrocheur, les Ferrari prennent tout de même une bonne seconde au tour à leurs poursuivants directs. Dans le même temps, Villeneuve et Montoya remontent dans les points : le Canadien puis le Colombien doublent un Räikkönen ralenti par des problèmes techniques, pour pointer aux cinquième et sixième position au 16ème tour. En tête, les deux Ferrari se talonnent toujours tandis qu'au vingtième tour, Coulthard est déjà à 12 secondes et Trulli, sur Renault, quatrième, à 24.
Michael Schumacher est le premier des leaders à ravitailler. Il cède ainsi au 27ème tour la première place à Barrichello mais sort des stands juste devant Coulthard. Le pilote brésilien s'arrête à son tour et repart lui aussi devant l'Ecossais! Trulli, en stratégie décalée, effectue alors son seul arrêt aux stands, rétrogradant à la septième place. Montoya passe quatrième et effectue un très bon ravitaillement qui lui permet d'être devant Villeneuve et Trulli. Les deux McLaren sont finalement les deux dernières voitures de tête à reprendre de l?essence : elles repartent troisième et sixième, devant Villeneuve alors septième.
Les deux Ferrari, confortablement installées en tête, assurent déjà, tournant plus de deux secondes moins vite que lors des premiers tours : 1?15?? contre 1?12??80 auparavant. Le second jeu des ravitaillements n'y fait rien : il faut l'explosion du moteur de Raikkonen pour que le classement se voit modifié. Les quinze derniers tours se font dès lors comme à la parade : Schumacher mène devant Barrichello, Coulthard, Montoya, Trulli et Villeneuve.
La dernière ligne droite se profile alors et au moment où l'on pense à la neuvième victoire du quintuple champion du monde, voilà que le pilote allemand ralentit pour finir en même temps que Barrichello ! Il faudra la photo finish pour les départager et faire de? Barrichello le vainqueur, avec onze millième de secondes d'avance sur son coéquipier. Une man?uvre pour le moins surprenante pour tout le team Ferrari puisque c'est Schumacher lui-même qui aurait décidé de cette arrivée groupée. Il rend ainsi la pareille à Barrichello, qui l'avait laissé passé au grand prix d'Autriche. La polémique qui s'en était suivie ne prendra cette fois pas la même ampleur car le championnat est depuis longtemps bel et bien joué. De plus, peut-on réellement empêcher des man?uvres de cet acabit quand elles servent l'intérêt (réel ou supposé) de l'équipe ? Il est certain cependant que les autres pilotes du plateau peuvent se sentir quelque peu humiliés, eux qui n'ont pas existé ce week-end non plus. Il reste à leurs écuries respectives à tirer les leçons de ce nouvel échec et à travailler d'arrache-pied pour la saison prochaine?
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