Semaine épique pour l'Essec Volley Ball
le 06/04/2009 - par CB Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Semaine de folie pour l'Essec en volley avec une qualification pour les phases finales...
Pour commenter cette semaine haute en résultats et émotions laissons la parole au captitaine de l'équipe :
"Ils ne s'arrênt plus.
Une fois de plus, l'EVB a fait vibrer les gymnases et puer les genouillères.
Une fois de plus, les joueurs ont tout donné, autant sur les terrains qu'autour de la bouffe, et avec toujours ce même style que les experts qualifient de "gros bourrins".
J'ai tout vu, j'y étais.
Revenons par le menu sur cette semaine héroïque.
L'entrée: la finale du Quatuor.
Ils étaient 5 ce soir là, 5 à vouloir en découdre avec la terrible équipe des Roulants.
5 à avoir répondu présent, et à transpirer comme des boeufs dans l'ambiance surchauffée du gymnase.
( NB: 5, ce n'est pas assez pour une équipe de volley. En vrai, ça se joue à 6.)
Le héros improvisé qui rejoignit le terrain était asiatique et portait des lunettes. Dans un souci de respect de l'anonymat, nous l'appelerons P. Phrasathane.
Face à ce 6 bancal, une meute de joueurs déchaînés. Guillaume M. témoigne: "Ils étaient vraiment impressionnants, des machines à tuer. Leurs yeux rouges nous perçaient, je sentais leur haleine fétide dans mon dos, l'un deux a voulu me mordre quand je tentais de prendre la passe. Il a fallu leur livrer Xuan pour les calmer à la fin du tournoi."
L'adversaire étant en supériorité numérique, la lutte fut héroïque mais de courte durée. L'EVB s'inclina sur un respectable 25/21 - 25/20, mais avait au moins révisé les fondamentaux pour jouer sa montée en 1ère division le jour suivant.
Le plat principal: les 2 matchs de jeudi
Ca commençait plutôt bien.
Il faisait grand beau, Prixa allait nous faire des blagues dans sa voiture, le capitaine avisé avait prévu 30 minutes d'avance pour s'échauffer, on allait éclater tous ces tocards d'Orsay (STAPS et l'Université) et se qualifier pour la suite du championnat.
Et puis tout a basculé.
Xuan a décidé de nous rejoindre.
Le trajet s'est transformé en parcours d'obstables entre bouchons et cadavres de cyclistes, en fait de grand beau il faisait une chaleur étouffante dans cette tôle qui sert de voiture au coach ESSEC, le capitaine était une défaite qui avait oublié les licences, Guillaume M. puait le thon qu'il avait piqué au bar des listeux.
L'équipe arriva juste à temps pour jouer le match, sous les ovations d'une foule en délire : la mère, les petits frères, la belle-soeur, les grands-parents et les 12 petits cousins et cousines de Jérôme L. étaient là. Ce qui a permis au moins 2 choses:
- On sait que Larrouturou doit être un nom assez fréquent dans le pays de Jérôme, où on ne connait visiblement pas encore la contraception
- Pour les futurs parents et les experts en géométrie dans l'espace, on sait à présent qu'il est possible de faire émerger 2m10 d'un corps tout-à-fait normal.
Toutes choses égales par ailleurs, Jérôme reste évidemment un ami.
Que retenir de ce match contre STAPS Orsay?
Syllogisme:
L'homme apprend de ses erreurs.
L'équipe masculine fait toujours les mêmes.
Donc: l'équipe masculine n'est constituée que de surhommes.
Imparable.
Bon, comme d'hab: on joue tranquille,/ça marche/on mène, on se dit qu'on va gagner/on stresse/on perd.
Tout se passe selon le schéma établi par les pères fondateurs de l'équipe: "montre d'abord que tu es le plus fort, puis laisse le match à ton adversaire; car tu es aussi le moins superficiel et le plus sage".
Encore des asiats ces mecs-là, c'est sûr.
L'équipe s'incline donc sur un joli 3/0 (25/23, 25/19, 26/24 si mes souvenirs sont bons), et même les attaques de Manu calent. [Blague: Pourtant, quand on vient du Nord, ça se fait pas de calais] Gniark gniark.
Sur le banc Prixa se prépare un début de cancer, et hésite à se retirer définitivement du coaching en école.
D'un air impénétrable, Yi-Nostal K. lance une analyse mythique du match, qui a le mérite de tenir en une seul phrase: "Pourtant, le terrain était grand".
C'est le mot de la fin.
Cergy outragée, Cergy martyrisée, mais Cergy bien coachée!
10 minutes plus tard, les joueurs reprennent le chemin du terrain pour affronter les favoris de la poule, qui avaient humilié STAPS 3/0 la semaine précédente.
Et là, il se passe un truc magique.
Ce n'est pas seulement Julien D. qui ne fait plus son papi tétraplégique, ou Pierrick R. qui passe une réception.
C'est toute une dynamique de réussite qui se met en branle.
The Wall fait son grand retour au bloc, et lui et son comparse (Guillaume M., je sue donc je suis) interdisent à toute l'équipe de toucher un seul ballon pendant plus d'une dizaine de points. Un peu frustrant, mais très jouissif, aussi.
Yi retrouve une régularité de joueur de Pro A à la réception, Julien réinvente la fixe arrière, Guillaume place ses attaques et Manu vise les têtes. Ca panique en face, pendant que dans les rangs ESSEC la bonne humeur est revenue.
Après un beau 25/15, 25/19, il est temps de ressortir le couvert (attention métaphore filée) pour le 3ème set.
Et c'est le drame.
Le coach de l'équipe d'en face décide de se mettre à arbitrer, et c'est le festival. Balles doublées, demi-pied hors du terrain, balles non franchies, blocs sur le passeur, pénétration, chaque balle que nous touchons est suivie d'une sanction.
Proprement hallucinant.
Ca s'échauffe à un point que les absents ne pourront jamais imaginer, tant il est évident que ce crevard est de mauvaise foi. L'ambiance se tend comme un string trop tendu, les insultes fusent. Dédicace à Julien, qui tente même de tuer l'arbitre en se jetant dans sa chaise.
Et puis Prixa rentre en scène.
Morceaux choisis:
"Mais qu'est-ce que tu siffles là, putain?!", "T'as quel âge mec, t'as quel âge?!", "Mais je t'emmerde moi!", "Putain mais une mauvaise foi pareille, j'ai jamais vu ça", "c'est un connard les garçons".
Heureusement que ce type est calme, sinon ça aurait pu dégénérer =)
Menés 21/11, la rage, les services de Jérôme et un peu de réussite nous ramènent à 24/24...et ça devient l'hystérie générale. Point après point, l'ESSEC et Orsay donnent tout pour finir le match, de smatchs en bidouilles et de blocs en soutiens. Et ça dure. Ca dure très très longtemps, dans une tension inimaginable. Jusqu'à ce point libérateur de Jérôme, qui cale la dernière fixe du match en passant au-dessus de 2 bloqueurs: l'ESSEC l'emporte 34/32, et s'ouvre les portes des phases finales.
C'est plus violent qu'un smatch de PH dans les doigts du bloc, plus jouissif que de gagner un set au T5B, plus communicatif que l'envie de taper sur Xuan, plus fort qu'un Mont d'Or un samedi soir après 10h de sport.
Euphorie, hurlements, photos.
Restau, jolie serveuse, Lambrusco offert par le capitaine, soeur de jérôme-qui-n'est-pas-sa soeur-mais-juste-une-correspondante-mais-qui-est-hyper-bonne.
Rencontre de Mr Marionnaud, qui nous aime bien.
Arrivée au Foy's, puis flou total.
Le dessert: le stage de ce WE
Pas le temps de m'étendre ici sur le WE.
Trop d'éléments notables pour être rapportés de toute façon, des plongeons de Laeti à la raclette de samedi, des concours de blagues débiles au bonhomme Michelin, en passant par Julien mimant Captain Igloo.
Merci à tous d'avoir été présents, même le temps d'un court passage, cette semaine et depuis le début de l'année.
Pierrick, très fier d'être votre capitaine."
Au final il n'y qu'une chose à dire : FELICITATIONS !
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