Guillaume Coqueret pour Chatuchak

le 10/05/2004 - par ESSECLIVE Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Guillaume Coqueret répond aux questions de Romain FERRON et Jérôme CALOT pour Esseclive, en sa qualité de président de la liste BDE Chatuchak.

Guillaume Coqueret pour Chatuchak Esseclive : Première question Guillaume, présente-toi et dis-nous qui tu es, d?où tu
viens, ce que ce tu fais à l?ESSEC?

Guillaume : Je viens de la banlieue ouest de Lyon, Francheville, une petite bourgade de
12 000 habitants. J?ai fait ma prépa à Ampère, une petite prépa très sympathique. Je suis arrivé
à l?ESSEC alors que j?étais admissible à HEC, mais je ne suis pas allé aux oraux?

Esseclive : C?est une fierté pour toi ?

Guillaume : Ce n?est pas une fierté, mais c?était surtout un manque de temps car je
passais en même temps les oraux de l?ENSAE. En tout cas, je ne regrette en rien mon choix.
Sinon, je suis arrivé à Cergy, et coupé de mes racines, j?ai décidé de bien m?investir dans le
milieu associatif de l?ESSEC. J?ai fait pas mal d?assoces, entre autres PAO Bang dont j?ai assuré
la présidence l?année dernière, et je me suis également investi au niveau pédagogique avec le
Comité d?Enseignement (ndlr : CE) et le Conseil de la Vie Etudiante (ndlr : CVE).

Esseclive : Tu peux détailler ce que tu as fait dans chacune de tes associations ?

Guillaume : Allons-y crescendo? J?ai un peu travaillé pour Cinequanon au début de
l?année, notamment quelques projections de presse et ensuite des articles de cinéma pour
esseclive, puis j?ai pris un peu de recul par rapport à cette assoce. Ensuite, j?ai fait des films pour
AVE ; je travaillais en binôme avec Benoît Catzaras. On formait une bonne équipe tous les deux,
et on a réalisé, entre autres, un film sur les EPSCI et un autre avec Estelle Desanges à la nuit
des Trois Pas. C?est vrai que nous nous sommes éclipsés pendant un moment et je suis revenu
au montage de films avec le film de campagne Cannibale. Pour esseclive, j?ai pas mal travaillé en
tant que photographe et responsable du pôle photo pendant ma première année, avant de laisser
la main à Marie-Luce B. et Nagib B. Pour PAO Bang, j?ai été élu en mars 2003 après m?y être
beaucoup investi en première année. J?ai passé une bonne partie de l?été au local à bosser pour
l?assoce, puis j?y ai fait trois mois de stage au T1 pendant lequel nous avons réalisé de gros
projets, en particulier pour la Société Générale et pour un cabinet de conseil. Des choses
importantes pour l?assoce donc, sans oublier le recrutement des E1 et leur formation. Petit à
petit, j?ai vu arriver la fin de mon mandat et j?ai repassé le bébé à Nathalie Jacquier. Et depuis, je
suis monté sur une liste?

Esseclive : Quatre associations, deux présences dans un comité pédagogique, tu avais
encore beaucoup de choses à faire dans ces associations après ton mandat à PAO Bang,
pourquoi as-tu décidé de monter sur une liste et plus spécialement en tant que président ?

Guillaume : Ouais? Peut-être un vieux rêve? Je pense que tout listeux notoire
commence à rêver à partir du WEI et je pense que ça a été mon cas, inconsciemment. Ca s?est
révélé pour moi au fil du temps. C?est vrai qu?il y a eu des polémiques autour de moi parce que je
voulais d?abord monter en tant que responsable Nuit, et c?est vrai qu?à ce moment je pensais
surtout à ma scolarité ; je ne pensais pas pouvoir finir en 5 ans avec tous mes UV et en étant
peut-être prèze de BDE. Mais finalement en refaisant mes calculs, j?ai vu que c?était possible.
Parallèlement à cela, je me suis rendu compte au CVE qu?il y avait beaucoup de chantiers en
cours à l?ESSEC, pas seulement avec les travaux d?agrandissement mais aussi au niveau
pédagogique. Je me suis dit qu?il fallait que je m?investisse plus à ce niveau-là et c?est en tant que
prèze du BDE que je voulais le faire.

Esseclive : Tu nous parlais tout à l?heure de recrutement à PAO : comment s?est passé
le recrutement de ta liste, et en particulier des autres « vieux » qui sont montés après toi ?

Guillaume : C?est une question délicate car dans la liste, nous fonctionnons de façon très
très démocratique et nous essayions de choisir des gens qui faisaient vraiment le consensus au
sein du groupe. D?ailleurs il existait un système de veto qui n?a jamais été utilisé au moment des
votes : tous ceux qui sont montés étaient appréciés à 100 % et personne n?avait de griefs contre
eux.

Esseclive : Et toi, pourquoi as-tu penché de ce côté-là ? Visiblement tu as pris ton temps
pour réfléchir, donc pourquoi A Sec plutôt que Chaud Devant ?

Guillaume : A la base, j?étais plus proche du groupe Chaud Devant. Les A Sec ont ce
défaut d?être assez renfermés sur eux-mêmes et de ne pas toujours aller au contact des gens.
Donc moi j?ai fait l?effort d?aller les voir, en particulier Jeff (ndlr : Jean-François Cottin) , et de faire
petit à petit connaissance avec eux, et j?ai préféré leur état d?esprit, un petit peu pagaille ? notre
thème de campagne c?est la foire ? c?est quand même assez agréable. Les Chaud Devant,
quant à eux, étaient beaucoup plus rigoureux, organisés? et ça me plaisait moins et je m?y
sentais moins à l?aise. Je parle bien sûr en tant que personne qui allait monter sur une liste ;
c?était l?image que je m?en faisait à l?époque. Je ne cache pas non plus avoir été influencé par des
« vieux » avec qui j?ai pas mal parlé et qui ont mis en avant les avantages d?A Sec.

Esseclive : Est-ce que justement cette absence d?organisation ne te fait pas peur, dans
l?hypothèse d?une victoire, pour réussir à organiser de gros événements pendant le mandat ?

Guillaume : Non, pas du tout parce que c?était l?état de la liste il y a un mois et demi.
Clairement, les E1 l?ont ressenti et les « vieux » ont recadré tout cela? c?est une partie de notre
rôle dans la liste : les structurer et les orienter. C?est beaucoup mieux depuis, notamment
lorsque nous faisons nos réunions.

Esseclive : C?est toi qui as pris la main sur la gestion de projet, sur le budget de votre
liste. Quelle est votre stratégie : une grosse campagne sans voir à la dépense ou une campagne
modeste en suivant de très près les comptes ?

Guillaume : Non, en fait c?est compliqué? Notre but est évidemment de gagner car c?est
le but d?une liste, mais nous privilégions énormément le système D, c?est-à-dire le maximum
d?effets avec le minimum de dépenses.

Esseclive : En cas d?échec de ta liste, comment vois-tu ton avenir à l?école ?

Guillaume : Il me faudra tout d?abord une petite période pour m?y faire. Mine de rien, ce
groupe et ces premières années, je les aime beaucoup, et je pense qu?il me faudra soutenir
certaines personnes? il faudra un peu de temps pour encaisser, puis je me chercherai un
stage, plutôt dans le milieu de la finance, pour oublier et passer à autre chose.

Esseclive : Comment vois-tu ton rôle de président dans l?hypothèse d?une victoire ?
Comment vas-tu gérer tout cela ?

Guillaume : Le rôle du président, je le vois comme celui d?un chef d?orchestre. C?est pas
nécessairement la personne qui est au-dessus, mais plus quelqu?un qui est au même niveau, qui
distribue les tâches, même si au final, évidemment, en tant que président on est responsable et
on doit prendre des décisions graves. Moi je vois plus cela comme un grand coordinateur.

Esseclive : Y a-t-il un BDE qui reste pour toi un modèle pour ce qu?il a fait et la façon dont
il a géré son mandat ?

Guillaume : Alors? Je vais rester assez humble, parce que mine de rien des BDE en
action, je n?en ai vu que deux, Tsunami et Cannibale. Maintenant, j?ai parlé avec suffisamment de
monde pour apprécier le travail qu?a fait Séléçao, qui a priori reste unanimement apprécié par les
E1 de l?époque (ndlr : les Promo 2004). A travers des personnes plus ou moins emblématiques,
ils ont quand même énormément animé le campus, fait renaître une soirée (ndlr : la soirée de la
Broche)? toute une somme de détails qui me pousse à les citer en exemple, sans vexer mes
camarades Cannibales.

Esseclive : Si tu arrives au BDE au mois de juin, quelle est la première chose que tu
voudrais mettre en place, le premier événement ?

Guillaume : Le problème c?est que mine de rien, juin c?est la fin de l?année scolaire, donc
on ne peut pas lancer des réformes comme ça, ou créer un événement? Il y a deux choses qui
me tiennent plus particulièrement à c?ur néanmoins. D?une part l?accueil des admissibles ; on en
parle beaucoup en CVE, ça joue sur l?image que peut avoir l?ESSEC et l?administration s?en
soucie beaucoup, notamment M. Mottis ou Mme de Luget, donc j?espère que nous ferons de
grandes choses là-dessus, en coordination avec l?ancien BDE. Un autre projet qui me tient à
c?ur est la renaissance de la boucle (ndlr : les télévisions dans les couloirs de l?école). D?un
côté comme de l?autre, il y a sur les listes plusieurs membres d?AVE et gagnants ou perdants, ils
continueront à s?investir à ce niveau. Un rêve de première année, de faire revivre cela à travers
des interviews, des sondages, des reportages ou des petits journaux, même si je suis conscient
de la difficulté de la chose.

Esseclive : Est-ce qu?il y aurait au contraire une chose que les Cannibales ont
particulièrement réussi et que tu aimerais garder ?

Guillaume : Ouais? Les Cannibales nous ont légué des choses qu?on ne pourra plus ne
plus faire : p?tits dejs et apéros, et une chose que nous aimerions exploiter encore plus, à savoir
les semaines à thème. Ca nous tiens pas mal à c?ur.

Esseclive : Tu es très impliqué dans les associations, mais n?as-tu pas peur de rester
dans ce microcosme du couloir des assoces et d?être à l?écart de l?ESSEC moyen habitant Paris
et ne s?impliquant pas forcément dans la vie de l?école ?

Guillaume : Chaque ESSEC fait un choix. A la base, je suis de Lyon, à 600 km de Cergy,
donc je me suis trouvé un espace où m?investir. Mais je comprends tout à fait qu?il y ait des
parisiens qui habitent et ont fait toute leur scolarité à Paris et qui donc ont tissé beaucoup de
liens dans cette ville, avec des amis? Ils ne s?investissent donc pas autant à l?ESSEC ; chacun
priorise comme il le sent. Je respecte ce choix et je suis conscient de peu m?adresser à ces
personnes.

Esseclive : Ca va rester comme cela, ou vas-tu chercher à les attirer au nom d?un BDE
de tous les élèves ? Ta liste a-t-elle réfléchi à un moyen d?intégrer ces gens-là, à Cergy ?

Guillaume : C?est un très gros problème, en partie insoluble, je pense, car aucun BDE,
quel que soit sa logistique, ne peut attirer des gens qui ont un centre de gravité parisien
important. Les soirées, les happenings, c?est bien, mais on ne peut pas lutter contre la puissance
culturelle, financière voire stratégique de Paris. On peut par exemple avoir des associations qui
font des expos, comme Noir sur Blanc, mais on ne pourra jamais présenter des ?uvres de
Picasso à l?ESSEC. On essayera par contre de se coordonner avec des associations culturelles
et humanitaires pour essayer de ramener des gens à Cergy, mais je ne sais pas si cela sera
efficace?

Esseclive : En quoi est-ce que la vie associative est un atout pour l?école ? Tu t?es
beaucoup investi à l?ESSEC ; que pourrais-tu répondre à ceux qui ont décidé de ne pas s?y
investir ?

Guillaume : C?est un atout parce que c?est un facteur d?épanouissement pour les élèves.
A PAO Bang ou à AVE, j?ai passé des moments assez agréables, dans l?assoce ou en dehors de
ça, avec des week-ends, des bouffes, et tout ce qui va autour. Maintenant ce qu?il faut savoir
c?est qu?il n?y a pas forcément que cela ; j?ai des exemples de personnes qui se sont investies
dans des associations à Paris. Je pense notamment à Benjamin Cornet qui a monté une assoce
culturelle, Giraf. Il a fait ce choix-là : très bien. C?est un peu comme à l?ESSEC, sauf que c?est à
Paris. Chacun construit son projet comme il le sent.

Esseclive : Comment imagines-tu le BDE en tant que coordinateur ou collaborateur des
autres associations, comment les aider et favoriser leur épanouissement ? Est-ce aussi une
mission du BDE ?

Guillaume : Le BDE doit toujours être là pour aider, et non imposer. Pour cela, nous
avons des pistes, des trucs très bêtes comme prêter la carte Metro à des assoces qui veulent
organiser un événement ou apporter un minimum de soutien logistique pour faire des apéros. Si
Melt, par exemple, veut faire un apéro pour des AST ou des étrangers, on peut leur fournir des
tables, de la sono, de l?électricité? On avait aussi eu l?idée de faire une soirée humanitaire, une
GH, avec des bars tenus par des assoces humanitaires qui garderaient les bénéfices de leurs
bars pour les aider à financer leurs projets. A travers des projets comme ça?

Esseclive : Cette idée de soirée humanitaire, c?est très bien, c?est très philanthrope, est-
ce que ça ne pose pas un problème sur le plan du financement du BDE, de l?argent que doit
rapporter une soirée pour financer les autres événements ?

Guillaume : C?est effectivement à voir avec le budget global, et avec la trésorerie. Ca me
tient assez à c?ur d?aider les autres assoces. Après il faut voir au cas par cas ; là je ne suis
pas capable de dire qu?on va pouvoir financer telle semaine à thème ou autre?

Esseclive : Justement le budget : est-ce que vous y avez déjà réfléchi, est-ce lorsque
vous lancez des idées vous pensez aussi aux coûts qu?elle pourraient engendrer ?

Guillaume : Je dois avouer qu?à 5 jours de la campagne, ce qui nous tracasse le plus ce
sont les finances de la liste plus que les hypothétiques finances du BDE. En plus, on n?a pas tous
les chiffres car il y a forcément un minimum de secret autour du BDE? on verra au quitus.

Esseclive :Tu connais un peu le budget général du BDE ESSEC, t?as une idée de tout ça
?

Guillaume : ?une idée, ouais. Ca tourne entre 1 et 1,5 millions d?euros, avec environ 250
000 euros pour la nuit, événement plutôt équilibré? Nuit la Plus Chaude très bénéficiaire, WEI,
Dèze? [rires] plutôt déficitaires? et après ça se répartit aussi au jour le jour avec les
happenings, les p?tits dejs, les choses comme ça?

Esseclive : Pour revenir aux associations, quels sont les partenariats traditionnels entre
le BDE et les associations ?

Guillaume : [rires] Y?en a un que je connais plutôt bien : celui de PAO. Après il y a
éventuellement des choses qui existent avec Shamrock pour la Nuit, faut voir aussi avec AVE,
on pourrait peut-être faire des choses pour formaliser un peu le fait qu?on leur donne des places
ou pas (ndlr : pour filmer lors des soirées et des événements du BDE), je sais qu?il y a eu des
petites tensions cette année. Après, il y a les autres BDE pour les soirées, le BDS?

Esseclive : Le Foy?s ?

Guillaume : Ouais, c?est vrai [rires]

Esseclive : Esseclive un petit peu aussi ??

Guillaume : Financièrement, je ne pense pas qu?il en soit encore question?

Esseclive : Et sinon juste au niveau des relations qu?il peut y avoir ?

Guillaume : Esseclive évidemment, ne serait-ce que parce qu?il faut qu?un membre du
BDE soit dans le bureau de l?association, et ne serait-ce que parce qu?Esseclive est LE site des
étudiants de l?école. Les réservations de salles passent par Esseclive et la validation du BDE. Il y
a des liens très très très étroits que nous aimerions stabiliser, renforcer ? moi en particulier car
je connais bien la maison.

Esseclive : Tout à l?heure tu disais qu?une des choses que tu voudrais bien réussir en
arrivant est l?accueil des admissibles. Est-ce que c?est quelque chose qui te tient à c?ur, est-ce
qu?il y a des choses que tu souhaites améliorer par rapport aux années précédentes ?

Guillaume : Alors, je ne sais pas si on y a vraiment réfléchi. Moi j?ai l?inconvénient de ne
pas avoir vécu celui de l?année dernière, qui a priori était vraiment bien. Moi je me rappelle du
mien (ndlr : mandat Tsunami) : il faisait vraiment pas beau, c?était triste et comme toujours le
campus était un peu désert, mais l?accueil était honorable. Je suis resté assez neutre. Du retour
que j?ai des E1, l?accueil des Cannibales était vraiment très très bon, très agréable, avec une
prise en charge des élèves tout au long des oraux, avec des bouffes organisées le soir, des
gens bien encadrés. Après dans le détail, il faudrait que je vois avec eux ce qu?ils ont aimé, ce
qu?on garde, mais on est pas encore élu donc je ne me suis pas vraiment penché dessus, mais
c?est effectivement quelque chose qui me tient vraiment à c?ur? faire des partenariats avec
AVE, avec la boucle, quels types de films on pourrait faire, et combien, pour mettre l?école en
valeur?

Esseclive : Tout à l?heure à plusieurs reprises tu as évoqué le CE, le CVE, endroits où
siège le président du BDE ESSEC. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le rôle du
président de BDE dans ces organes de l?école, et éventuellement s?il y a d?autres instances dans
lesquelles il peut siéger ?

Guillaume : Le président du BDE ESSEC est en fait, en dernier recours, le représentant
de tous les élèves du programme ESSEC MBA. Au Comité d?Enseignement, il est là en tant
qu?invité ; il apporte un plus par rapport aux autres élèves et peut orienter les discussions, mais
théoriquement le contenu ne doit pas être fourni par lui. Normalement il y a 4 élèves sur les 3
promotions qui sont élus chaque année ? les PI sont élus au début de l?année, les autres à la fin
? et ce sont elles qui fournissent le travail, notamment pour tout ce qui est commission
catalogue. Moi j?en ai déjà fait 2, et par exemple le président du BDE ne fait pas de commission
catalogue. Il a donc plus un rôle de consultant, d?autant plus qu?on évoque aussi des sujets
autres que la pédagogie stricto sensu, comme la communication ou l?accueil des admissibles.
Pour le CVE en revanche, je pense que c?est une des personnes-clé pour tout ce qui est vie sur
le campus. Le président y siège avec les prèzes des assoces majeures (ndlr : le BDS, le Foy?s
et tous les BDE), deux représentants des prèzes d?associations et un représentant du CE, ce
que j?étais. En tant que président de l?association qui anime le campus, le prèze du BDE a un
poids très important et doit s?investir énormément. Là je vois par exemple cette année, avec le
problème des travaux à l?ESSEC, il fallait essayer de gérer avec l?administration comment faire
pour éventuellement déplacer les assoces, combien de m² on va gagner, combien on va en
perdre, où va-t-on mettre qui? Clairement Florence (ndlr : Fourchy) était à fond dessus avec
Gus, Timothée et pas mal Manu (ndlr : Augustin Penicaud, Timothée Bompaire et Emmanuel
Chocu). Moi j?ai participé à une grosse réunion un après-midi au Foy?s où on a pris les plans? Et
là ça prend une dimension hyper importante parce que c?est quand même grâce aux élèves qui
ont apporté une solution à laquelle les architectes et l?administration n?avaient pas pensé.
Finalement on aura un espace plus convivial et plus adapté pour nous.

Esseclive : Tu parles du rôle un peu central du président du BDE dans le cadre des
relations administration ? vie étudiante. Comment comptes-tu gérer des éventuelles situations
conflictuelles et trouver des consensus entre ces deux pôles ?

Guillaume : C?est effectivement essentiel, et c?est globalement pour cela qu?a été créé le
CVE et d?ailleurs ça se voit très vite car au CVE, c?est organisé avec l?administration d?un côté et
les élèves de l?autre? On sent bien qu?il y a une zone d?éventuel conflit. C?est entièrement de la
négociation entre personnes civilisées ; l?administration avance ses arguments, les étudiants
avancent les leurs. Monsieur Tapie, étant directeur du groupe, tranche toujours à la fin et est
suffisamment intelligent pour entendre la voix des élèves, la preuve en est qu?il a accepté notre
projet pour les travaux. Les étudiants savent de quoi ils parlent, qu?ils travaillent sur leurs sujets
et que leurs arguments sont hyper recevables. Donc c?est de la négociation pure entre gens
intelligents. Si j?étais élu, je me positionnerai clairement du côté de la défense de la vie
associative et étudiante.

Esseclive : Pour en revenir un peu plus à la campagne, qu?est-ce que tu penses du
président de la liste adverse, Antoine Mesnage ?

Guillaume : Déjà Antoine, je le connais assez bien et c?est quelqu?un que j?apprécie. Le
gros problème, et ça il le sait, c?est qu?il n?est pas en ce moment sur le campus et il sera
vraisemblablement en stage jusque fin juin. Mine de rien, ça pose quand même pas mal de
problèmes ; il n?est jamais là en réunion quand on doit voir Monsieur Fourniol, Madame DiFazio,
Monsieur Donazzan ( ndlr : Services Généraux et Direction des Travaux de l?école), etc? Donc
il n?est pas nécessairement bien au fait des contraintes auxquelles on doit faire face. En plus, s?il
n?est pas là avant fin juin, je ne sais pas comment il ferait pour s?occuper de l?accueil des
admissibles. Le premier mois de mandat est un mois où on s?impose dans le groupe et où on fait
connaissance avec les dossiers en cours. Ca pose donc un certain nombre de petits
problèmes, même si a priori il est déjà très bien intégré dans son groupe, puisque ça fait 4 ou 5
mois qu?il est monté. On verra, je ne sais pas comment les gens réagiront.

Esseclive : On va conclure : tu fais quoi après l?interview ?

Guillaume : Avant ce soir, j?aimerais bien avancer mon listing de procurations parce que
c?est important aussi, et j?ai des choses à gérer au niveau de nos animations de campagne, avec
mon responsable anims, parce qu?on a un peu segmenté tout le travail, et si j?ai un petit peu de
temps, j?irai dans un lieu secret dans lequel on travaille, pour aider des gens si je le peux, et voir
où on en est au point de vue décor, avec ma responsable décors?

Esseclive : En terme de timing, vous en êtes où ?

Guillaume : On est jamais sûr à 100 % de ce qui va se passer et c?est ça aussi qui est
stimulant. Je me faisais un petit peu de soucis il y a 2 semaines, et aujourd?hui je pense qu?on
sera à peu près bien, en tout honnêteté.

Esseclive : Merci Guillaume et bon courage pour la campagne !

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