film américain de Baz Luhrmann. Avec Nicole Kidman, Ewan McGregor, John Leguizamo, Jim Broadbent, Richard Roxburgh 03 Octobre 2001 IL A PLEURE, PLEURE…POUR QU’ELLE REVIENNE
Tout d'abord, je déconseille de voir ce film assis au premier rang. Ensuite, je suggère d'emporter quelques mouchoirs. La première partie donne le tournis, les scénariste et metteur en scène cherchent visiblement à choquer le spectateur. Toute cette abondance de couleurs, de frous-frous, vus à travers des zooms, travellings et autres fondus, on ne sait vraiment plus où donner de la tête. Moulin Rouge est une comédie musicale. Comprenez par là qu'on y danse et qu'on y chante et que le scénario est d'une mièvrerie d'une banalité affligeante. On y danse un mix de French cancan et de hip-hop. Difficile en effet de faire autrement sur des tubes mondialement connus re-masterisés à la sauce actuelle des discothèques (c'est qu'il faut vendre la bande originale, et si on peut éviter d'avoir à composer des morceaux nouveaux, au succès incertain…). C'était mieux fait et plus drôle dans Le Journal de Bridget Jones. Ne soyons pas bégueules. J'ai dégoté un bon moment, un sourire arraché au milieu de tant de lourdeur, quand le vieux directeur de cabaret entonne Like a Virgin. Et puis l'esprit change. On reste dans les clichés et la caricature, plus efficaces cette fois quand il s'agit de nous arracher non plus un sourire mais une larme. On connaît déjà la fin (annoncée en ouverture) mais on la devinerait tellement tout est prévisible. On se laisse néanmoins prendre à ce jeu réchauffé du chat et de la souris, à cet amour impossible – socialement et physiologiquement. Ils se mettent ensemble, se séparent, se remettent ensemble, se requittent, se re-remettent ensemble… (je ne les ai pas comptés). Pour la petite histoire, Christian (Ewan McGregor) est engagé par Toulouse-Lautrec pour écrire le prochain spectacle du Moulin Rouge, dirigé par le jovial Zidler. Il s'amourache de la meneuse de revue Satine (Nicole Kidman, peu à son avantage dans ce rôle culcul), pourtant promise au méchant Duc (bouh !). A part l'émotion suscitée, je ne vois pas trop l'intérêt de ce film. Mais que demande-t-on au cinéma : de nous émouvoir ou de nous faire réfléchir ? A chacun de se décider. Ou, plus intelligemment, de revoir Sur la route de Madison (émouvant sans être bêta).
13/20
Rédigé le 22 octobre 2001 par Iris.
19/03/2007
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