Film fantastique américain et britannique de Chris Columbus. Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Kenneth Branagh, Richard Harris. Sortie le 4 décembre 2002. L'EMPECHEUR DE MAUDIRE EN ROND, 13/20
Harry et ses amis doivent théoriquement passer en 2ème année à Poudlard, mais un elfe de maison, Dobby (que mes voisins dans la salle avaient nommé avant même qu?il ne se présente au héros) , vient l?avertir dans sa chambre qu?il ne faut pas qu?il retourne à l?école des sorciers. C?est que Dobby est bien informé, mais ça, on ne le sait que bien plus tard, après environ 2h30 de film. La durée ne doit pas inquiéter les fans qui, si j?en crois les avis des lecteurs assidus et des moins de 14 ans, permet au film de coller parfaitement au livre de J.K. Rowling et passe finalement assez vite. Les effets spéciaux sont en effet très réussis, au point d?en être effrayants, et je suis surprise de voir que ce film est aussi destiné aux plus jeunes.
Harry n?attend qu?une chose depuis le début des vacances : retrouver ses seuls amis, à Poudlard, et quitter l?horrible maison de ses oncle et tante, qui vont jusqu?à l?emprisonner dans sa chambre. Il saute donc sur l?occasion et dans la voiture de Ron quand celui-ci vient le chercher à sa fenêtre. Ils découvrent que la légendaire chambre des secrets a été ouverte et Harry est le seul à entendre des voix sifflantes, qu?il ne peut avouer afin de ne pas passer pour un fou. Lui seul, aidé de la studieuse Hermione et du maladroit Ron, pourront sauver l?école du meurtrier en puissance, qui pétrifie ses victimes, toutes enfants de Moldus. Les Moldus, ce sont ces mortels qui ne sont pas sorciers. Vous et moi en quelque sorte.
De péripéties en rebondissements, le suspense est intense et les visions d?horreur nombreuses. C?est pourquoi la durée considérable du film jouerait plutôt en sa faveur : l?intrigue est plus poussée, les personnages ont des moments de doute et de faiblesse.
Cet épisode de Harry Potter est l?occasion de transmettre aux enfants et aux plus grands une morale de tolérance, une leçon d?anti-racisme. Du coup, la version française nous gratifie d?un certain nombre de bonnes paroles, énoncées sous forme de grandes phrases , que le public « mature » n?a pas hésité à applaudir avec des éclats de rire. Tout ceci est accompagné de la musique imposante de John Williams, dont les orchestres symphoniques avaient déjà illustré E.T. et Minority Report de Spielberg. Les amateurs de Kenneth Branagh l?admireront se ridiculiser dans son rôle de Professeur Gilderoy Lockhart, le « je-sais-tout », séducteur de ces dames. Rendez-vous est donc pris pour 2004 avec Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, en espérant que continuent d?apparaître de nouveaux personnages aussi rafraîchissants.
04/03/2007
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