James Bond - Quantum of Solace
le 17/11/2008 - par Josée Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Action foudroyante, acteur apportant un renouveau complet au personnage ou... beaucoup de bruit pour rien... à vous de voir!
Film d'Espionnage américain, britannique de Marc Foster
Avec Daniel Craig, Olga Kurylendo, Judi Dench
Date de sortie: 31 octobre 2008
Durée : 1h47
Votre cigale ayant vu deux fois le nouveau James Bond, Quantum of Solace, (surtout pour le plaisir de se trouver dans la salle Prestige du UGC Normandie, la plus cool de Paris), sorti le jour de l'Halloween, se trouva fort dépourvue quand le moment d'écrire une critique là-dessus fut venu!
Il s'agit ici du 22ème opus des grandes aventures de James Bond, le héros aux mille visages créé par Ian Fleming. Pierce Brosnan l'a interprété quatre fois. Certains y retrouveront avec plaisir l'acteur Daniel Craig, qui a fait ses débuts d'agent 007 il y a deux ans, dans Casino Royale. Alors que tout le monde lui lançait des regards noirs, en le croyant incapable de réincarner James Bond, après la classe british de deux précédents, Sean Connery et Roger Moore, il n'a pas perdu son courage et il a stupéfié les spectateurs par sa performance magistrale! Craig a le mérite d'avoir non seulement endossé la peau d'un James Bond agressif et efficace, mais il a aussi celui de lui avoir apporté une facette supplémentaire de personnalité. Il faut apparemment le croire puisque Casino Royale est devenu le meilleur succès de toute l'histoire de la franchise, selon le box-office. Les fans attendaient donc depuis 2005 cette suite: Quantum of Solace débute dans le scénario une heure après la fin du précédent. Ce qui a changé, c'est surtout le personnage féminin: cette fois, la "séductrice" de l'histoire se nomme Olga Kurylenko, une actrice Ukrainienne. Le scénario, quant à lui, a été imaginé par Paul Haggis, à qui on doit Million dollar baby, un film unique en son genre. Toutefois, on se demande: aurait-il manqué d'imagination dans ce cas-là, ou a-t-il choisi volontairement de créer un scénario de base pour coller aux codes du genre? Sa touche originale se reconnaît peu cette fois-ci, comme s'il avait manqué d'encre pour tout écrire: il y a ça et là des repères pour former une histoire, mais aussi de grands trous noirs... Le But de James Bond dans ce film se reconnaît dans ses intentions de vengeances. Quoique toujours parfaitement froid et posé, on peut imaginer que Bond éprouve parfois des sentiments, même s'ils changent à chaque épisode. Ainsi, il cherche à venger Vesper Lynd, sa partenaire (sans savoir s'il faut dire bien-aimée, dulcinée ou maîtresse) de l'épisode précédent, morte par noyade. Il a surtout compris que cette dernière ne l'a pas trahi, car dans sa quête de la Vérité, il a découvert qu'elle était manipulée par une (évidemment) mystérieuse organisation de méchants au coeur aussi noir que l'ébène, qui veulent s'approprier les ressources naturelles du globe (ce qui ne nous étonne pas, c'est une variation sur le même sempiternel thème!) Justement, c'est le Français Mathieu Almaric, qu'on a pu voir dans le très effrayant Le scaphandre et le papillon, qu'on a choisi pour jouer le rôle de ce représentant du Mal Absolu. Dans le film, il s'appelle Dominic Greene et il est à la tête de l'organisation. Erreur de casting ou décision précise pour montrer que les puissances maléfiques ont le visage de tout le monde, ça dépend des points de vue...
On peut toujours rêver et rester attaché aux traditions qui ont fait leurs preuves, le trio idéal se constituerait ainsi par: Roger Moore en tant que James Bond, Ursula Andress en tant que touche sexy et le fameux Dr. No comme "vrai méchant". Avouons tout de même que la tâche de créer encore et encore des James Bond n'est pas des plus faciles, les comparaisons décourageraient certains de s'y lancer, mais on ose encore en 2008, ce qui est déjà brave. Voilà pourquoi les personnages de cette histoire ont su tirer leur épingle du jeu malgré tout, puisque les scènes d'action ne ressemblent à rien d'autre dans l'histoire du cinéma, c'est une chose qui n'a pas changé. Destructions, morts en série, explosions, incendies, rien n'a été épargné, avec deux surprises: un cadavre noyé dans le pétrole (pas de chance pour cette archiviste, modeste employée avec qui Bond a passé d'agréables moments), et une chute dans un véritable gouffre assez déprimant rappelant l'architecture de glace de Meurs un autre jour, d'où Bond et sa compagne sortiront péniblement après avoir mis leur âme à nu. C'était l'heure de vérité, une petite incursion un peu plus loin dans la psychologie de James Bond... Saviez-vous qu'il renfermait une grande part de ténèbres, à force d'avoir sans cesse lutté contre les forces obscures depuis 22 épisodes? Sa compagne, elle, veut se venger d'un certain Général qui a éliminé sa famille. En somme, il y a deux personnes qui s'estiment victimes et deux méchants: les bons veulent se venger de ceux qui ont fait du tort à des êtres qui leur étaient chers... bien que tout cela soit en réalité un prétexte pour justifier tous les débordements de violence et même une fin triste et brutale pour un des bons, morts et jeté dans la benne à ordures, ce qui ne semble pas trop perturber Bond, qui lui pique son fric avant de continuer.
Note spéciale pour Judi Dench, qui joue M., la patronne en quelque sorte. Elle seule serait assez convaincante et classe pour jouer dans un des vrais vieux James Bond. L'usage de la technologie fait encore un peu d'effet, même à notre époque où on se trouve tout le temps bombardé par les nouvelles technologies: leur systèmes d'information et d'identification semblent remarquablement au point! Et puis le film nous offre quelques moments de suspense haletant mais aussi de dépaysement alors qu'on voyage successivement entre l'Autriche, l'Italie, Haïti, et même la Russie, où Bond a épargné deux personnages qu'il devait éliminer, sa folie vengeresse étant apaisée... Enfin, pas vraiment puisque la prison de Bond, comme on l'apprend à la fin, semble se trouver à l'intérieur... (snif, snif). Il faudrait qu'une personne se mette à l'oeuvre pour le sauver, lui. En tout cas, pas de mariage en vue, et notre héros solitaire continue sa route pour de nouvelles aventures... Daniel Craig a signé pour encore quatre autres James Bond, donc accrochez-vous... Après tout, il faut savoir voir le "bond" côté de ce qui est inévitable dans la vie, comme la mort et les taxes...
Note du film : 
0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.
vers Mag'

