Date de sortie : 26 Octobre 2005. Film français. Genre : Drame Réalisé par Philippe Garrel avec Louis Garrel, Clotilde Hesme, Eric Rulliat
Ce qui frappe au bout de quelques minutes dans les Amants réguliers c'est le noir et blanc sublime. A cela s'ajoute un sens du rythme particulier - d'une durée dilatée on passe à un des ellipses- et une manière de filmer qui n'existe plus en France : de longs plans fixes, de nuits, dans les barricades de Mai 68 qui peuvent faire penser à un certain Gus Van Sant. Parce que Garrel filme Mai 68 tel qu'on ne l'a jamais vu. Le parti pris est de rapporter Mai 68 à une nuit et montrer ce qu'il en reste dans l'imaginaire collectif, d'où ce premier chapitre magnifique qui fait entrer le spectateur dans l'ambiance révolutionnaire de l'époque à travers un groupe de jeunes révolutionnaires bourgeois...
Le point de vue de Garrel sur la jeunesse est plutôt subtil. Ses personnages ont cette allure sixties, rock'n'roll et nonchalante mais illustrent bien cette jeunesse éternelle et ses interrogations tout aussi éternelles. Ainsi à travers le groupe et le couple se tissent les problèmes des jeunes : l'engagement, l'amour, la vie. On voit peu à peu se dessiner la philosophie garrelienne, les deux points fondamentaux : tout d'abord la rencontre de l'être aimé puis le déplacement de l'engagement politique vers la création artistique quitte à mourir de façon romantique...
Ce film magistral tant sur la forme que sur le fond, mêle donc la légèreté de la jeunesse avec des séquences très drôles, d'autres plus cynique - au jugement du cinéaste qui, en piochant dans sa propre vie, fait le point sur son expérience de la vie.
Enfin n'oublions pas les visions garreliennes de Paris, les plans des amants dans les rues de Paris sont magnifiques, légers et jamais clichés, ils illustrent parfaitement l'atmosphère du film , une atmosphère ouatée qui nous transporte dans un autre monde atemporel et paisible.
Je viens de regarder ce fim.
Je le laisserais mieux sans aucuns commentaires pour ne pas couper l'appetit a d'autres, mais...
Ca me depasse: admirer les scenes en voyant les autres spectateurs partir. Et voila deja la salle mi-vide.
Je l'ai vu 2 fois en un seul jour, comme une partie de la semaine du cinema francasi a la Russie.
L'impression est quand un film se represente un aspect complet, ou aucun morceau n'est a etre coupe. Tous kes heros toutes les couleurs toutes les discussions... J'ai vraiement des larmes dans mes yeux en souvenant de ce film...
Voyez-le, voyez-le bien jusqu'a la fin, jusqu'a la derniere 178-ieme minute et vous perdrez bveaucoup.
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Je viens de regarder ce fim. Je le laisserais mieux sans aucuns commentaires pour ne pas couper l'appetit a d'autres, mais... Ca me depasse: admirer les scenes en voyant les autres spectateurs partir. Et voila deja la salle mi-vide. Je l'ai vu 2 fois en un seul jour, comme une partie de la semaine du cinema francasi a la Russie. L'impression est quand un film se represente un aspect complet, ou aucun morceau n'est a etre coupe. Tous kes heros toutes les couleurs toutes les discussions... J'ai vraiement des larmes dans mes yeux en souvenant de ce film... Voyez-le, voyez-le bien jusqu'a la fin, jusqu'a la derniere 178-ieme minute et vous perdrez bveaucoup.
12/03/2007 12:08:00 - Adelina Patti