Sortie française : le 14 décembre 2005 2ème remake du film éponyme de Ernest B. Schoedsack, Merian C. Cooper Film fantastique américain réalisé par Peter Jackson. Avec Naomi Watts, Adrien Brody, Jack Black
Synopsis :
Ann Darrow est une jeune artiste de music-hall au chômage, dans l'attente du rôle qui changera sa vie. Alors réduite à chaparder aux étalages pour survivre dans le New York de la dépression, elle croise la route de Carl Denham, un producteur un peu roublard. Celui-ci décide d'en faire l'héroïne de son prochain film, et à cette fin, embarque sur un bateau avec une équipe réduite pour tourner l'œuvre qui le couvrira de gloire.
Le navire débarque sur Skull Island, une île mystérieuse peuplée d'indigènes peu enclins à faire ami-ami avec nos héros…et qui vénèrent une créature solitaire et effrayante.
Mon avis :
Ce film est sûrement l'un des meilleurs de cette fin d'année : du rire, des frissons, de l'action, et de l'émotion composent la recette de ce divertissement mené d'une main de maître par le réalisateur de la trilogie du Seigneur des anneaux. Tel Mac Do et ses big macs–pour poursuivre la métaphore culinaire-, P. Jackson « sait faire des blockbusters, et il les fait bien. »
Mais au delà des ingrédients qui font la base d'un film grand public, je souhaiterais insister sur la faculté du réalisateur à nous tenir en haleine tout au long des trois heures que dure le film, ainsi que sa capacité à nous faire passer du rire au larmes.En effet, le pouvoir d'un film n'est-il pas de nous entraîner, nous spectateurs, dans un univers pour nous faire vivre des émotions ? C'est cette philosophie du cinéma que je partage, et dans cette optique, King Kong ne m'a absolument pas déçue. On ne voit pas les trois heures du film passer tant il est bien rythmé, entre une première partie qui se déroule sur Skull Island et où nos héros vivent moult péripéties, et la seconde à New York.
A cet égard, les effets spéciaux sont de qualité : la jungle luxuriante est parfaitement recréée, le New York des années trente très réussi, et King Kong est d'un réalisme saisissant, si bien que oui, je dois l'avouer, ce grand primate a même réussi à m'émouvoir. Les scènes d'action ne sont pas sans rappeler certains plans du Seigneur des anneaux, j'irais même jusqu'à dire que les indigènes ont un petit quelque chose de Gollum.
Quant aux acteurs, ils excellent, chacun dans leur registre : Naomi Watts (vue dans Mullholland Drive) est poignante, Adrien Brody (Le Pianiste de Roman Polanski) toujours aussi troublant, mesdames, et Jack Black idéal en réalisateur goguenard. Les seconds rôles sont au petits oignons, avec une mention toute spéciale pour Bruce Baxter, hilarant en caricature d'acteur égocentrique gominé.
Un bémol cependant pour tempérer mon enthousiasme : Les séquences tendresse entre King Kong et Ann virent un peu au cucul la praline, notamment lorsqu'ils font les foufous sur la patinoire new-yorkaise.
Pour finir, le + de la projo de presse :
un très beau dossier de presse, la classe de s'asseoir avec les journalistes, et le pipolos (traduction : les peoples un peu pipeau) qu'on peut croiser à sa guise, telle Cécile Cassel, la soeurette de Vince'.
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