Date de sortie : 15 Février 2006 Film français. Genre : Comédie
Réalisé par Danièle Thompson Avec Cécile de France, Albert Dupontel, Valérie Lemercier
« La vie est ailleurs »...
Ce vers de Rimbaud pourrait résumer à lui seul l'histoire du film. En effet, Danièle Thomson met en scène des personnages en perte de repères et qui souhaitent changer de vie. Ce film, c'est l'histoire croisée de quatre personnes, à Paris, avenue Montaigne qui se retrouvent dans le café du quartier, Le Bar des théâtres.
Jessica (Cécile de France) arrive de Mâcon pour monter à Paris, pleine d'espoir et à la recherche de l'aventure. Elle est alors embauchée dans le Bar des théâtres. Cet univers parisien, qu'elle avait tant idéalisé quand elle était en province ne va finalement pas s'avérer si paradisiaque.
Catherine Versen (Valérie Lemercier) est une actrice populaire, célèbre et adorée ; pourtant, elle aspire à une reconnaissance artistique et intello en interprétant Feydeau au théâtre des Champs Elysées et surtout en essayant de décrocher le rôle de Simone de Beauvoir dans le film d'un célèbre réalisateur américain. Elle est lasse de l'image populo qu'elle dégage à travers ses rôles dans des téléfilms et souhaite une reconnaissance critique.
Jean-François Lefort (Albert Dupontel) (à mon sens le personnage le plus touchant du film) est un pianiste virtuose, admiré de tous mais n'en peut plus de cette vie d'artiste. Sa réussite extérieure ne correspond plus à son idéal de vie qui serait de rendre la musique classique populaire en jouant pour les petites gens des hôpitaux et des prisons à la campagne. Il se révolte contre la vanité de sa situation et contre sa femme qui programme depuis des années son succès à travers le monde. Il en a marre de jouer en costume et ne veut qu'une chose : se rapprocher du peuple.
Jacques Grumberg (Claude Brasseur) possède, quant à lui, une situation similaire à celle de J-F Lefort, celle d'être arrivé à une situation enviée par tous et pourtant d'avoir le sentiment d'avoir raté l'essentiel. C'est un grand collectionneur d'œuvres d'art qui est au crépuscule de sa vie et qui, comme tous les personnages du film, aspire à une certaine reconnaissance. Comme il le dit lui-même, il ne veut pas finir « conservateur de musée ». C'est pourquoi il organise une vente aux enchères des œuvres qu'il a pourtant mis une vie à accumuler. Tout changer pour mieux se reconstruire, tel semble être le credo des personnages principaux du film.
Ces quatre personnages vont se rencontrer par hasard dans ce quartier parisien très chic.
Danielle Thomson réalise ici un film qui navigue entre le tragique et le comique. La joie de vivre de Jessica contraste avec le spleen de Jean-François Lefort ou le stress de Catherine Versen. Ce film est aussi la description d'un quartier typique parisien. La rue Montaigne est un lieu dédié au spectacle, à la culture et au luxe. Les artistes y côtoient mannequins, balayeurs et ouvreuses. Le café se sent menacer par l'emprise du luxe sur le quartier. C'est un film sur les rapports sociaux entre des personnes de milieu différent mais qui possèdent des liens entre elles : la musique, le café, l'art. Ou comment des personnes de milieu modeste peuvent croiser tous les jours des millionnaires qui sortent du palace du quartier, le Plaza Athénée mais partager la même émotion qu'elles autour d'une symphonie de Beethoven.
Fauteuils d'orchestre est enfin dédié à Suzanne Flon, décédée peu après le tournage, qui joue le rôle de la grand-mère de Jessica.
A noter le second rôle remarqué de Annelise Hesme, actrice du premier court-métrage produit par CQN prod, « Requiem pour un égoïste ».Elle joue le rôle de la compagne de Jacques Grumberg.
Note finale du film:
14/02/2008
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pas du tout d'accord sur ton analyse du personnage de brasseur. la il s'agit pas de reconstruire mais d'accepter la fin. je ne pense vraiment pas qu'il ait le sentiment d'avoir raté sa vie. son amour avec sa femme est au contraire une réussite et sa collection y est pour beaucoup. il a juste compris qu'il était au teme de sa vie et vendre sa collection est pour moi une facon de l'accepter.
Il balance tout pour profiter de l'émotion d'une salle de vente qui s'arrache son oeuvre, pour jubiler une dernière fois et pour en découdre avec un artifice qui n'a plus de raison d'être -i think...
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pas du tout d'accord sur ton analyse du personnage de brasseur. la il s'agit pas de reconstruire mais d'accepter la fin. je ne pense vraiment pas qu'il ait le sentiment d'avoir raté sa vie. son amour avec sa femme est au contraire une réussite et sa collection y est pour beaucoup. il a juste compris qu'il était au teme de sa vie et vendre sa collection est pour moi une facon de l'accepter.
22/02/2006 22:51:00 - vvvv