Star Trek
le 22/05/2009 - par Josée Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Fresque spectaculaire à la manière enjouée et pleine d'action de Star Wars, bienvenue dans l'espace... version Trek
Film de Science-fiction américain de J. J. Abrams
Inspiré de la série Star Trek de Gene Roddenberry
Durée 2h08
Avec: Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana
Date de sortie : 06 mai 2009
Synopsis:
La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.
Critique:
Le Star Trek 2009 succède à 10 autres films inspirés de la série, dont le premier date de 1980 et le précédent, Star Trek Nemesis, de 2003. L'USS Enterprise avait disparu des grands écrans et revient en force, magnifié par le talent du créateur de la série "Lost".
Space opera sans prétention, doré d'humour léger, ce film divertissant au possible convie à un grand décollage dès les premières minutes. Visuellement impeccable, la réussite de la construction sonore compte aussi pour beaucoup. Ne lésinant pas sur des effets spéciaux et des décors impressionnans, il crée un tout autre monde dans une galaxie lointaine, très lointaine, et en même temps toute proche de notre monde, puisqu'une partie se situe dans un Iowa bizarroïde faisant penser aux créatures étranges de Total recall.
Il s'agit bien d'un véritable voyage au centre de la mémoire pour les amateurs de la série et d'un film qui nécessite une certaine attention de la part du néophyte qui veut bien suivre. Les personnages bien campés ne visent ni en dessous, ni au-dessus et incarnent à merveille ces êtres troubles et indéfinissables qui présentent des caractéristiques humaines tout en restant mystérieux, même quand ils devraient être tout à fait humains.
Même si le spectacle a du grandiose, le scénario sans temps mort propose une intrigue trop compliquée qui ajoute de la lourdeur et présente des défauts de crédibilité dès le début. L'amorce est trop arrangée pour que l'on ne remarque pas le subterfuge: la mère de Kirk, qui accouche au même moment que son mari meurt lors d'une attaque à l'issue explosive.
La relation qui se noue entre Spock, aux belles oreilles pointues, et James Kirk semble tout de même parfaitement naturelle. Elle a beau se dérouler entre un personnage logique, sans émotions et à demi humain et un autre complètement humain, elle représente fort bien la plupart des relations au travail, faites d'un mélange de camaraderie et d'opposition. Cette amitié reste le fil conducteur du film qui fait trop de bons et n'en finit plus d'essayer d'impressionner. Un petit bémol, l'essoufflement se fait sentir en arrivant vers la fin: les 30 dernières minutes annoncent l'atterrissage longtemps à l'avance, elles ne rebondissent plus vraiment et semblent avoir été collées d'une façon artificielle.
Le méchant de l'histoire ne présente aucune fascination, c'est un personnage grossièrement cliché tout droit copié des films d'épouvante. D'autres personnages dans la remarquable galerie de personnages secondaires ont parfaitement bien joué leur rôle inter-galactique: Eric Bana (Nero), Jimmy Bennett (Kirk jeune), Anton Yelchin (Pavel Checkov), Zoe Saldana (Uhura). L'équipe se tient bien et était tout à fait prête pour l'odyssée cinématographique.
Les touches d'insolite ajoutent au dépaysement: le monstre des glaces qui rappelle les effrayantes créatures de Star Wars, à faire doubler le rythme cardiaque quand la grosse bête rouge poursuit Kirk. De même, ce moment de bulles rouges apporte une touche poétique à l'ensemble, pour le pur plaisir visuel.
Quelques dialogues répétés passent moins bien au cinéma qu'à la télévision, entre autres la nécessité d'être logique pour Spock, répétée comme un leitmotiv, intéressante à entrendre au quotidien mais moins édifiante au cinéma où l'on se serait attendu à une certaine morale, comme dans le film Dune, par exemple.
Star Trek remet au goût du jour une franchise qui aura bientôt 50 ans: Kirk court dans tous les sens et nous fait croire que l'avenir est grand ouvert. Le film reste un voyage épique et incontournable au coeur de la science-fiction qui peut toucher à la fois les vrais trekkiens et le commun des mortels, ce qui en fait un film de genre avec de fortes références, mais le rend aussi... accessible. Passez un pied dans l'USS Enterprise!
Note :
pour les amateurs mais
pour le grand public!
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