Le drôle de Noël de Scrooge

le 02/12/2009 - par Josée Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !

L'étrange et spectaculaire Noël du public avec un conte classique en version rock'n'roll et hi-tech dernier cri !

Le drôle de Noël de Scrooge

Le drôle de Noël de Scrooge, Etats-Unis, 2009
Durée : 1h36
Titre original : Disney’s A Christmas Carol
Film pour enfants à partir de 10 ans
Animation, de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Distribué par : Walt Disney Studios Motion Pictures France

 

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l'un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l'obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n'ont jamais réussi à l'émouvoir.
De tous les jours de l'année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L'idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l'encontre de tous ses principes ! Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu'il ne sera pas près d'oublier...
Tout commence la veille de Noël, lorsqu'en rentrant chez lui, Scrooge a d'étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d'autres, aussi magiques que troublantes...
Scrooge se voit d'abord confronté à l'Esprit des Noëls passés, qui le replonge dans ses propres souvenirs, réveillant en lui des blessures oubliées et des regrets profondément enfouis...


Critique :

Robert Zemeckis poursuit la voie qu'il avait déjà commencé à tracer avec "Le pôle express" en 2004 et réalise un nouveau film de Noël tout à fait époustouflant. Ainsi, le nouveau film de Disney pour Noël est sorti le 25 novembre, avant celui de l'an dernier, "Histoires enchantées", qui était sorti le 24 décembre : on a donc plus de temps pour en profiter.

L'histoire n'est pas nouvelle : le film est adapté du célèbre "A Christmas Carol", publié en 1843 par Dickens en Angleterre, ce qui le rendit aussi célèbre que son conte alors qu'il avait vécu une enfance difficile, un peu comme on voit dans le conte. Zemeckis a respecté à la lettre le conte de Dickens, mais a su utiliser la 3D de façon ingénieuse.

Le scénario classique parle bien entendu du bien et du mal, de l'égoïsme et de la générosité d'une façon convenue, mais l'aspect visuel spectaculaire en fait un film absolument moderne, avec des moments "wow" où le spectateur sympathise complètement avec les personnages, bons ou mauvais. La construction rythmique, les images superbes, le style inventif, survolté du réalisateur nous entraînent dans une aventure dans les airs et les bas-fonds londoniens comme dans un manège roller coaster.
Pas trop sage, le film propose un traitement à la fois rock'n'roll, sophistiqué et assez angoissé du thème du grincheux qui gâche Noël.

Le film de Zemeckis fait fortement penser aux réalisations de Tim Burton, dont on attend le conte "Alice" avec impatience : son attention à l'aspect visuel rejoint le style burtonien, mais il faut avouer que Zemeckis a une palette de couleurs plus large que celle de Burton dans le même film. Alors que Burton utilise des tons colorés et joyeux pour certains films comme "Charlie et la chocolaterie" et des tons exclusivement sombres pour "Sleepy hollow", Zemeckis passe par toutes les couleurs selon les environnements, il décrit aussi bien la misère que les atmosphères bourgeoises, passant de l'un à l'autre avec facilité. Burton avait produit le film de Selick, "L'étrange Noël de M. Jack" : si "Le drôle de Noël de Scrooge" n'est pas aussi original et captivant, il en a tout de même le dynamisme.
Les moments d'émotions véritables sont nombreux dans ce film de Noël : on vit avec les personnages des moments de tristesse comme avec le petit Tim, de joie vers la fin quand Scrooge décide de passer Noël en famille, et de la peur authentique quand il est suspendu au bord de sa tombe, attendant de plonger - une scène qui renvoie directement à "Retour vers le futur" lorsque l'inventeur est pendu à une aiguille de la grande horloge. Mais justement, ces émotions angoissent même les adultes et il faut garder à l'esprit que le film n'est pas pour les jeunes enfants avant 8 ou 10 ans. Certaines scènes font peur, et les dialogues de Dickens repris trop littéralement rendent la compréhension difficile pour les jeunes.

Le scénario devient par moments embrouillé, lourd et confus avec les trois fantômes, mais on a bien décrit le "bad trip" que fait le vieillard en une seule nuit, qui parle de toute sa vie, et l'on peut s'inquiéter d'avoir un jour à passer soi-même une telle nuit en enfer. Tout devient plus clair vers la fin, qui passe trop rapidement.

L'interprétation de Jim Carrey, qui joue 7 personnages (Tom Hanks en jouait 5 dans "Le pôle express") grâce à la technique de "performance-capture" une utilisation plus évoluée de la "motion-capture" avec plein de fils sur le visage, impressionne. L'acteur est beaucoup plus versatile et drôle qu'Adam Sandler dans "Histoires enchantées" et sa prestation devient plus marquante. Il est vrai que Carrey aime se déguiser et on y voit un prolongement à ses rôles où il était déguisé, comme dans "Le masque" ou d'autres où il jouait un vieillard désagréable, le Comte Olaf, dans "Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire" ou un véritable grincheux dans "Le Grinch". En tant que Scrooge, il joue avec brio car on est immédiatement frappé par ce héros qui n'est pas un héros, mais qui rend mal à l'aise et triste avec son coeur froid et son attitude guindée.


Il est soutenu par Gary Oldman, qui joue 3 personnages : Bob Cratchit, Tiny Tim et Marley, et on reconnaît aussi Colin Firth qui joue le neveu, mais avec des yeux assez vides. Cette technologie n'est pas parfaitement au point...


Evidemment, l'on peut regretter le charme désuet que l'on trouvait dans les adaptations précédentes du conte, le tout est un peu déshumanisé par les personnages d'animation, l'on peut être déçu de ne pas trouver l'aspect artisanal des films de Burton.

Toutefois, l'esthétique purement gothique a le pouvoir d'enchanter, pour autant qu'on veuille bien se laisser séduire, l'esprit de Dickens est magnifiquement transmis, mais le conte devient moderne car on le voit devenir un film d'aventures où l'on reconnaît le style du réalisateur de la série "Retour vers le futur". Cette animation brillante reprend un conte du XIXème siècle en y ajoutant plein de suspense et un peu d'une morale qui veut que les méchants aient ce qu'ils méritent, comme dans "Tempêtes de boulettes géantes" et "Maman, j'ai raté l'avion". Non, il n'est jamais trop tard pour bien faire, semble dire le film de Noël de l'année. Et puis, admiratifs, on doit admettre que Disney ne cesse de se réinventer, en ayant toujours un tour de plus dans son sac...

 

Note :


1 commentaire(s)

le film est tire en realite d'un dessin anime avec mickey et donald en fait disnay a repris le dessin anime pour en faire un long film
par nicky, le 2010-01-19 22:41:00

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