From Paris with Love
le 23/02/2010 - par Jey Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Luc Besson et Pierre Morel (Taken) reviennent à la charge avec un concentré d'action, de violence gratuite et un scénario qui tiendrait presque sur un Post-It™. .. et le pire c'est qu'on apprécie.
Long-metrage français. Genre : Action
Realise par Pierre Morel
Produit parr Luc Besson, India Osborne, Virginie Silla - EuropaCorp
Avec John Travolta, Jonathan Rhys-Meyers
Titre original : From Paris with Love
Distribue par EuropaCorp Distribution
Duree: 1h32 - Date de sortie: 17 Février 2010
Note : ![]()
Synopsis
James Reese (Jonathan Rhys-Meyers) est l'assistant personnel de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris. Bon boulot, petite amie superbe, il a tout pour mener une vie tranquille. Mais monsieur se voit agent secret et en attendant fait des petits boulots ingrats pour la CIA en attendant qu'on lui laisse sa chance. Et sa chance, il va l'avoir, en la personne de Charlie Wax (John Travolta), un agent spécial parachuté des States aux méthodes aussi musclées que douteuses à qui il est supposé servir de chauffeur. Et ce sera loin d'être une promenade de santé.
Critique
Pour la petite histoire, Taken, en dépit de critiques mitigées, a engrangé $9,4 millions le jour de sa sortie aux Etats-Unis, réalisant la meilleurs ouverture pour un week-end de Super Bowl et devenant par la même occasion l'un des plus gros carton français aux US.
Ceux qui auront vu son prédécesseur savent déjà à quoi s'attendre : de l'action menée à une cadence effrénée, beaucoup de violence et un scénario (trop ?) simpliste.
Autant le dire franchement, de ce côté, pas de surprises : dès l'arrivée de Travolta à l'écran, le film se mue en une déferlante de scènes d'actions bourrées de testostérone : les coups pleuvent, ça tire dans tous les coins, les courses-poursuites s'enchaînent sans laisser le temps de reprendre son souffle.
Là, on est bien loin de la violence oppressante qui vous met mal à l'aise et vous laisse un nœud dans l'estomac. C'est du purement gratuit. Les méchants se prennent des coups, meurent par dizaines, le tout dans une sorte de boucherie purement jouissive.
Présenté tel quel, cela ressemble juste à un mauvais film. Et ce n'est pas le scénario, oscillant entre le cousu de fil blanc et décousu tout court qui sauve quoi que ce soit. Luc Besson retombe (une fois n'est pas coutume) dans ses travers habituels : la police française passe, pardonnez moi l'expression, pour une bande de blaireaux, les méchants ont forcément le teint hâlé et sans profondeur.
Quel est l'intérêt alors ? Deux mots : John Travolta. Juste génial dans la peau de l'agent dangereux à enfermer et totalement cinglé. Portant le film à lui tout seul il arrive à le transformer en une heure trente de plaisir coupable où tout neurones débranchés on se contente de profiter sans voir le temps passer.
Résultat : on sort de la salle de cinéma en ayant aimé ça, tout en ayant un peu honte de l'avouer.
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