Alice au Pays des Merveilles (par Vincent)
le 09/03/2010 - par Vincent pour CineQuaNon Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !Nous avons dépêché nos rédacteurs à l'autre bout de la planète pour vous présenter en exclusivité la première critique de ce film tant attendu !
Retrouver les articles liés au même sujet:
- "En attendant Alice"
- "Alice au Pays des Merveilles (Par Vincent)"
Tim Burton, un des rares génies excentriques du cinéma des 25 dernières années, objet d'un culte mérité, nous revient avec son acteur fétiche, Johnny Depp , et une nouvelle adaptation du mythique "Alice in Wonderland", d`après Lewis Carroll.
L'histoire mêle les récits du premier opus, du même nom, et sa suite, "A travers le miroir", en explorant de façon toujours non exhaustive les méandres de cette mythologie. Inutile de s'étendre sur le sujet, ce n'est pas l'histoire qui compte le plus, mais plutôt l'univers, que Burton, comme souvent, sait faire naître aux yeux du spectateur rêveur. Les créatures fantastiques sont au rendez-vous, les personnages existent bel et bien avec toujours un petit supplément d`humanité.
Helena Bonham Carter s'illustre en tant que Reine Rouge cruelle mais non dénuée de sentiments, qui s'amuse même à incarner un moment le Prince de Machiavel. Depp, méconnaissable, prend un plaisir certain à se grimer pour interpréter un chapelier loufoque et touchant. Quant à la très à la mode Anne Hathaway, elle surprend dans un rôle de gothique maniérée aux antipodes de son personnage de call-girl casual dans le dernier navet `Valentine's day` (eh oui pour parvenir à la rédaction, nous sommes prêts à tous les sacrifices, car c’est un sacerdoce).
Alice est jouée par une jeune Australienne qui rappelle dans une certaine mesure la diaphane Gwyneth Paltrow à ses debuts, avec le défaut de paraître aussi insipide que sa consœur. Elle pâtit probablement de l’ADN Disney du film, qui marque le retour de Burton dans la maison de Mickey après des années plus "indépendantes". Le personnage principal souffre du fait que le réalisateur n'impulse pas au film une âme personnelle très marquée avec les thèmes qui lui sont chers et qui ont pu faire de "Edward aux mains d'argent"et "Big Fish", notamment, des chefs-d`œuvre. On reste dans le mainstream, et en dépit de la valeur ajoutée incontestable qu'apporte Tim Burton, l'empreinte Disney rapproche presque plus ce film d'un Narnia que de l'univers de Burton, presque en panne d’inspiration.
En définitive, on passe un moment agréable, mais à l'image de "Charlie et la Chocolaterie", on a le sentiment de voir un film anecdotique et qu'on ne se rappellera pas forcément a l'évocation du nom magique de Tim Burton, alors qu'on sait ce qu'il pourrait faire d'un tel sujet. Quelques moments d'inepties et pour finir Avril Lavigne comme point d'orgue du long-metrage parachèvent la souffrance et la frustration.
"Goodbye sweet hat". Dommage.
CineQuaNon vous a fait découvrir Alice au Pays des Merveilles
Retrouver CQN par ici
Retrouver cet article dans le prochain numéro à paraître du Changement de Bobine
2 commentaire(s)
Faut-il absolument être un fan inconditionnel de Tim Burton pour entrer à CQN ? ou bien c'est un phénomène de mode...
par Elodie, le 2010-03-09 14:06:00
Pas nécessairement, c'est juste qu'Alice est un film très attendu et que Burton fait l'objet de l'actualité cinématographique et qu'il dispose d'une grand nombre d'aficionados à travers le monde.
Si tu veux concurrencer CQN ou Tim Burton, Le Mag' serait heureux de publier tes articles et tes critiques de film.
N'hésite pas à nous les envoyer à magazine@esseclive.com :)
MeryL
Redac chef du Mag' et Respo Cinéma
par MeryL, le 2010-03-09 14:44:00
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.
vers Mag'

