Adèle Blanc-Sec
le 26/04/2010 - par Josée Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Original, dynamique et bonne adaptation de la BD, sans parvenir à amuser vraiment.
Adèle Blanc-Sec , 2009, France, 01h47
Aventures, policier, de Luc Besson
Avec : Louise Bourgoin, Gilles Lellouche, Mathieu Amalric
Date de sortie : 14 avril 2010
Distributeur : EuropaCorp Distribution
Synopsis
En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires...
Critique
Besson a mis beaucoup d'énergie dans ce film, retransmet bien la bande dessinée de Tardi, et nous fait rêver au Paris de la Belle époque avec ses superbes images. Adèle trouve la parfaite interprète mais on ne la connait jamais vraiment, il n'y a que de l'action. Une grande originalité parcourt tout le film dans lequel on retrouve un dinosaure, des momies, des sarcophages, des chapeaux de plumes et pourtant, ses personnages ne sont pas assez étudiés, surtout les personnages secondaires grossiers.
Parfaite adaptation de la bande dessinée et interprétation du rôle principal très juste
Luc Besson nous livre son dernier délire rocambolesque qui retransmet très bien l'esprit de la bande dessinée de Jacques Tardi avec de superbes images du Paris de 1912, comme dans un rêve. On se croirait embarqués pour de palpitantes aventures, à mi-chemin entre « Indiana Jones », « Une nuit au musée » un « Harry Potter » et « Mort sur le Nil », en compagnie d'une héroïne hors du commun, mais l'ensemble reste plutôt inconsistant, d'un niveau peu soutenu. Adèle Blanc-Sec est interprétée par une Louise Bourgoin qui a trouvé le ton juste. Il faut avouer qu'elle nous paraît tout de suite sympathique en femme amazone courageuse, aventurière, qui ose braver les interdits et s'aventurer même en Egypte. On la retrouve dans des scènes impressionnantes comme être enfermée dans un cercueil avec une momie pour disparaître dans un tourbillon.
Un rythme parfait et une explosion d'originalité dans un ensemble superficiel
Le film démarre à toute allure et son rythme ne faiblit pas une seconde, c'est la qualité la plus certaine du film. L'originalité ne fait pas défaut non plus puisqu' »Adèle Blanc-Sec » nous donne l'occasion de voir du jamais vu, comme un œuf de ptérodactyle qui éclôt pour donner naissance à une créature assez bizarre mais pas vraiment effrayante. C'est le problème dans « Adèle Blanc-Sec », on voit des choses très originales mais la magie qui pourrait relier le tout manque tandis que les émotions ne sont pas créées. Loin d'être amusantes, ces manifestations excentriques (un dinosaure qui sème la pagaille, une momie qui parle, Adèle déguisée, une morte qu'on amène au musée) finissent par exaspérer. L'héroïne n'est brossée que superficiellement, et cela est frustrant, on n'apprend jamais rien sur elle... Les seuls moments où elle est intéressante sont les rares moments où l'on la voit dans son intimité, comme dans sa baignoire, ou quand elle parle à sa sœur décédée, qu'elle conserve bizarrement sur son lit (encore un fait excentrique qui retient toute notre attention).
Les personnages secondaires sont si grossiers et stéréotypés qu'ils font passer les Dupont pour des personnages dont la psychologie est développée. On se demande si le réalisateur ne se moque pas de son spectateur, sauf celui qui est amateur des bandes dessinées dont il s'inspire. A voir surtout en tant que prolongement des bandes dessinées de Tardi, ou comme étude du Paris de la Belle époque, ou encore comme étude de caractère de femme moderne féministe de caractère du XXème siècle.
Besson nous couple le souffle avec ses scènes d'action exotique, sans nous époustoufler. Il a dérangé tout le monde : la présidence, la société de la Tour Eiffel, le musée du Louvre, mais ne réussit pas à enchanter vraiment, ce qui est navrant... Il reste à espérer qu'avec ses péripéties ridicules, il n'a pas choqué les momies et les pharaons en s'attirant une autre malédiction des pharaons...
Note : ![]()
0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.
vers Mag'

