Crazy night
le 19/05/2010 - par Josée Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Pas si crazy, les aventures désopilantes et improbables d’un couple de sympathiques banlieusards
Crazy night, Etats-Unis, 2009, 1h28
Titre original : Date night
Comédie romantique avec action, de Shawn Levy
Avec : Steve Carell, Tina Fey, Mark Wahlberg
Date de sortie : 12 mai 2010
Distribué par Twentieth Century Fox France
Synopsis :
Pour tenter de rompre la routine qui s'installe dans leur couple, Phil et Claire Foster décident de passer une soirée extraordinaire dans le restaurant le plus en vue de Manhattan. Sans réservation, ils n'ont d'autre choix que de se faire passer pour un autre couple, les Tripplehorn, afin d'obtenir une table. Mais à peine leurs entrées terminées, leur imposture est dévoilée par des gangsters impitoyables à la recherche des Tripplehorn. Les Fosters sont obligés de fuir pour sauver leur peau, et se retrouvent alors plongés dans une série improbable d'embrouilles à travers la ville. C'est le début d'une nuit démente qui va leur permettre de faire exploser, entre autres, la monotonie de leur couple... Une chose est sûre : ils ne sont pas prêts d'oublier cette soirée.
Critique :
"Crazy night" démarre sur des chapeaux de roues par une musique rythmée. Déjà on sait qu'on va bien s'amuser sans se casser la tête, et le pari est tenu. Nous voilà embarqués pour une folle virée, certes sans grandes surprises ou révélations mais divertissante. Cette comédie abonde de moments hilarants qui la rendent très sympathique malgré le ton convenu et la fin devinée.
Shawn Levy, connu surtout pour son travail de réalisateur et producteur comme avec « La nuit au musée 2 » et « Jackpot », poursuit sur sa lancée avec une comédie déjantée mais pas particulièrement brillante, au ton léger comme pour plaire au plus large public. Toutefois, il a l'avantage d'enchaîner les aventures à un rythme rapide parfait et à suivre ses personnages de très près. En fait « Crazy night » n'est pas fait d'une seule nuit mais plutôt d'une incursion dans l'univers de ce « banal couple du New Jersey » pendant une semaine tout à fait banale pour eux et qui se termine par l'apothéose de cette nuit exceptionnelle.
L'analyse du couple en crise par des dialogues bien sentis, simples mais révélateurs, peut toucher des spectateurs qui s'y reconnaîtront dans les détails de la vie quotidienne. Toutefois, le ton ne verse jamais vers le pessimisme, bien au contraire. On sait que cela va bien finir, et on ne s'inquiète même pas, ce que l'on aurait aimé. Les Foster sont interprétés par un Steve Carell tout à fait en forme, et une Tina Fey, maman exemplaire mais aussi sexy et en colère. Le tout oscille entre la tragédie et les fous rires.
Les amoureux de New York seront bien servis par des scènes qui font songer à l'exploration du petit garçon de « Maman, j'ai raté l'avion et je suis perdu dans New York » ou n'importe quel autre film qui montre Central Park la nuit, sans grande originalité, et la foule des rues, indifférente à tout, même un homme qui vomit. Les scènes improbables sont présentées sans aucune gêne, en les assumant, par exemple l'intrusion du couple chez un people musclé (Mark Walhberg) qui leur donne un coup de pouce pour régler leurs ennuis, à l'aide de son super ordinateur qui retrace l'adresse d'un téléphone portable en quelques secondes. Sa copine qui propose au couple de partager leur lit n'est pas plus crédible mais cela fait partie de l'ambiance amusante. Des scènes hilarantes en font partie, on se remémorera celle où le couple danse de façon lascive devant un des méchants, en s'en sortant plutôt bien. Des poursuites en voitures proposent un dénouement que l'on n'avait jamais vu.
L'intérêt de cette escapade très classique dans la forme (de gentils et innocents banlieusards qui affrontent le méchant procureur complètement pourri et sa clique) réside dans les savoureux dialogues de ce couple enfermé dans la routine de la vie de famille et épuisé. Ils remettent tout en question au moment où ça convient le moins quand ils doivent sauver leur peau. Ce récit est parfois ennuyant et cliché mais la confrontation avec des personnages secondaires crée des étincelles, comme dans l'appartement des Tripplehorn qui éprouvent aussi des difficultés de couple similaires et finissent par s'enfuir par la sortie de secours.
Ces personnages secondaires mettent du piquant dans l'intrigue là où on ne s'y attendait pas, on apprécie particulièrement l'inspectrice débordée et le chauffeur de taxi sympa éberlué.
Ils avaient piqué la réservation de quelqu'un dans un grand restaurant, l'erreur fatale qui les mène en enfer. On songe à « Jusqu'en enfer » dans un tout autre registre : une petite erreur d'une personne pourtant bien intentionnée cause des catastrophes monumentales. « Crazy night » nous fait rire comme un « Very bad trip » mais ressemble plus à « Divine et dangereuse », dont le titre original était « One night at McCool's » ou à un « After hours » plus léger.
Sans prétention, mais combien agréable, « Crazy night » donne redonne de l'espoir de se sortir de toute situation en retrouvant à la fin de l'histoire le soleil lors d'un breakfast in America. Tout est bien qui finit bien, un peu trop bien, on s'est bien amusés mais nous, on oubliera vite cette nuit, sauf quelques scènes qui font son charme.
Note : ![]()
0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.
vers Mag'

