Top 10 des navets 2011

le 29/12/2011 - par Galak l’Extraterrestre Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !

Les fêtes de fin d’année, c’est aussi pour se rappeler tous ces bons moments passés ensembles…

Top 10 des navets 2011

Alors pour ceux qui vont beaucoup au cinéma comme pour ceux qui n’y vont jamais, voici un petit récapitulatif de ce qu’on a pu voir de plus mauvais sur nos écrans cette année. Ça n’a pas été facile, ça m’a pris du temps, mais voici un classement totalement objectif des dix pires navets de 2011.

 

10. L’incroyable histoire de Winter le Dauphin.

En une phrase : J’ai comme une envie d’éclater un melon à grand coup de marteau.

Trop simple, les mecs, trop simple. Ça pue le remake foireux de Sauvez Willy, film déjà foireux à la base, et l’affiche est d’une rare laideur. D’un autre côté, c’est smart : un dauphin, c’est beaucoup plus catalyseur qu’une baleine tueuse. Un film pour mioches lobotomisés. Pléonasme ! Ouais, j’aime pas les gosses, et alors ? Bon sinon, l’histoire c’est un dauphin qui a la queue malade – comme dans The Human Centipede tiens ! – et donc on doit lui faire une prothèse de queue pour qu’il puisse nager correctement. C’est dégoulinant de mièvrerie, ça suinte la guimauve, c’est consternant d’émotionnel pour gosse de péquenot. Même un mec de Greenpeace aurait envie de tuer ce putin de dauphin au bout de 20mn de film.

Le bon mot de la critique : « Cétacé ! » (Le Figaroscope)

 

9. Mon Pire Cauchemar

En une phrase : Mais il est ivre mort non ?

A la base, je n’aurais pas dû payer attention à ce film, petite comédie sociale sans importance. Une comédie française lambda, sans gros budget promo. Elle aurait dû rester deux semaines à l’affiche puis disparaitre. Mais c’était sans compter sur l’incroyable talent de Benoit Poelvoorde. A quelques jours de la sortie de film, le gaillard arrive ivre mort sur le plateau du Grand Journal et déblatère connerie sur connerie pendant 30 minutes. La pauvre Isabelle Huppert – avec qui il partage l’affiche – ne savait plus où se mettre. « Alors Benoit, vous dites que vous êtes le plus grand fan d’Isabelle. Quel est votre film préféré ? » Pas de réponse. Bon, ben on va lui montrer les affiches : Violette Nozière, La Pianiste, Loulou, White Material. Mais non, le con reconnait rien ! Et il enchaine avec « Isabelle n’est pas drôle » et autres déclarations d’ivrogne bien rempli qui font marrer tout le monde à ses dépens. Rien que pour cette belle perf, j’avais envie de lui accorder une place dans ce top 10. Un tel niveau de non-respect pour soi-même, c’est fort. C’est totalement gratuit et le film n’est pas catastrophique, il est seulement mauvais.

Le bon mot de la critique : « Pierre Bourdieu revisité par Dany Boon » (Positif)

 

8. Les Schtroumpfs 3D

En une phrase : Caca ! Hihihi ! Pipi zizi ! Ouuuh, la belle bleue ! Prout ! J’encule la schtroumphette !

On a tous vu la bande-annonce par hasard au début de l’été, ce teaser qui donne envie de se crever les yeux. Alors déjà, les schtroumpfs à New York, il fallait être sacrément couillu. Mais ensuite pour arriver à pondre des images de synthèse aussi immondes et les intégrer dans des vues réelles! Oh, à côté, Space Jam c’est une révolution technique ! Un véritable laxatif visuel. Notons également le choix de carrière ambitieux de Barney Stinson, star du film et dont on sait maintenant qu’il n’a aucun goût du Beau. La morale de cette histoire, c’est que les schtroumpfs il faut arrêter, sauf chez Haribo.

Le bon mot de la critique : « Rituel touristique se manifestant par l’accumulation de gags gentiment scatologiques, l’un des piliers de l’humour enfantin américain. » (Le Monde)

 

7. Rien à Déclarer

En une phrase : Tu t’attendais à quoi ? C’est Boon et Poelvoorde ! La réunion des nazgûls de la ravine.

Dany est devenu riche en vendant de la merde à des écervelés. Dany est rempli de bonnes intentions, mais Dany est comme son public. Son public est aussi comme Benoit Poelvoorde. Au bord de la dépression et prêt à se délecter de n’importe quelle sous-vanne écrite après le picon-bière de trop, celui qui fait basculer son auteur dans l’ordre des boulets. Une seule nomination aux Gérards, c’est quand même mal payé pour ce chef d’œuvre de moralisme campagnard. Le film qui te fait regretter la banderole « Chômeurs. Pédophiles. Consanguins. » du Parc des Princes. On lui avait pourtant déjà dit pour Bienvenue Chez Les Ch’tis ! Alors maintenant ça suffit, soit on passe une nouvelle loi sur la récidive, soit je vote Le Pen en 2012. Bordel de merde.

Le bon mot de la critique : « Le style de cette comédie ne tranche pas par sa finesse. » (La Croix)

 

6. Justin Bieber : Never Say Never 3D

En une phrase: J’ai préféré son apparition dans South Park

« Film pour enfants à partir de 6 ans » nous dit Paramount. Si à 6 ans, tes parents t’amènent voir ça, il est probable que tu aies une belle vie de merde. Le jeune playboy à capuche est du même bois que les Britney Spears et Miley Cyrus : icônes enfantines sur-sexualisées, construites brique par brique pour ensuite être défoncées au lance-pierre. Justin finira par sombrer dans la drogue, se tatouer 666 dans la nuque et se raser la tête devant des journalistes. Entretemps, on aura réussi à faire du fric sur le dos de la pré-pubère qui sent sa culotte chatouiller pour la première fois. On ne m’enlèvera pas de la tête qu’il y a de la pédophilie financière derrière tout ça. Les enfants, rappelez-vous qu’il existe des éveils sexuels beaucoup plus sains, comme mettre une main aux fesses de la maîtresse par exemple.

Le bon mot de la critique : « Parfois il faudrait savoir dire jamais. » (Excessif)

 

5. Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau

En une phrase : Pardon ? Si, si, vous avez bien entendu.

Il faut parfois peu de mots pour faire passer un message. Délectons-nous donc encore une fois du synopsis de cet étendard du cinéma français : « Royaume de France, 1550, en Bretagne. Philibert, robuste gaillard d’une vingtaine d’années, fils aîné d’un cultivateur d’artichauts, se démarque des autres garçons du village. Idéaliste, candide, il se prédit un avenir glorieux dans l’artichaut et préserve sa virginité pour celle qu’il ne connaît pas encore mais que Dieu lui destine. Avant de trépasser, son père lui apprend qu’il n’est pas son vrai père. Celui-ci était un gentilhomme, Fulgence Bérendourt de Saint-Avoise, lâchement assassiné par un Bourguignon avec une tache de vin en forme de rose dans le cou. Sa besace remplie d’idéaux et d’artichauts, Philibert quitte son village et galope vers la Bourgogne, accompagné de Martin son valet un peu fourbe. Le courage de Philibert, sa charité, sa pureté physique et morale seront ainsi mis à rude épreuve face à la bassesse et à la vénalité des vilains et la tentation des femmes plus libidineuses les unes que les autres... ». 5ème place seulement car c’est un premier film, et qu’il y a Jérémie Rénier, une tête à claque déjà bien usée.

Le bon mot de la critique : « Philibert n’est pas drôle. » (Les Inrockuptibles)

 

4. Les Trois Mousquetaires 3D

En une phrase : Le film aurait été moins chiant en 1D. Performance.

Le plus drôle, c’est le fight entre le twitter de Milla Jovovich et celui de Summit Entertainment qui a mis le film au placard pour se concentrer sur la promo de Twilight. On l’aime bien Milla, elle est d’ailleurs plutôt bonne, mais on sait que c’est son mec qui a fait le film. Faut pas pousser, Les Trois Mousquetaires 3D sont 110 minutes de souffrance inhumaine. La rumeur dit même que le GOP a reconnu cette pellicule comme une forme de torture. Et vous savez quoi ? Je suis assez d’accord. J’ai eu la méchante impression d’être waterboardé au fond de mon siège, comme Alexandre Dumas au fond de sa tombe. Paul W.S. Anderson, grand habitué du nanard adapté (Mortal Kombat, Resident Evil), nous sert ici son ultime masterpisse : un film d’époque dégueulasse et qui fait honte à la littérature française. Next step : Cosette Tue Des Zombies 3D ? Dégage connard, si j’te vois, j’t’éclate. Un film qui prouve que la cécité n’est pas un si grand handicap que ça.

Le bon mot de la critique : « Cet invraisemblable navet est projeté en 3D pour mieux étaler son absence totale de relief. Bref, un pour tous, mais tous pour rien. » (Télérama)

 

3. Twilight 4

En une phrase : Bella, une fille qui n’a pas de muscles pour fermer la bouche, rencontre au lycée une choucroute sous laquelle se trouve un garçon aimant courir dans les bois, Edward.

J’ai très envie de bâcher violemment toute la saga, mais je sais que ne serais jamais au niveau de l’Odieux Connard. Je vous renvoie donc vers son blog et vous livre un extrait : « Toute cette histoire sentant la copulation à plein nez, Bella se décide à faire ce que toute femme fait quand l’excitation vient à monter : Elle lui demande de se barrer pour aller se brosser les dents. Que… comment ? Oui ? Je n’invente pas : Edward, visiblement chaud comme la braise se décide à aller refroidir son popotin déjà plutôt peu chaud puisque vaguement mort en allant se baigner tout nu à l’extérieur ; Bella, elle, en profite pour se brosser les dents. Pourtant, à ouvrir la bouche toute la journée, ça doit être bien aéré là-dedans. Une fois cela fait, Bella s’effondre à moitié, car flûte, elle va faire l’amour, elle ne sait pas si elle sera à la hauteur, mais allez, soyons fous : elle se met aussi à poil et s’en va se baigner avec Edward dans l’océan : sous la lune, Bellouana et Jean-Edward s’apprêtent donc à commencer des trucs dans l’onde claire, même si la scène est difficilement compréhensible, tant de loin, le torse de Robert et celui de Kristen Stewart se ressemblent. »

Le bon mot de la critique : « Une démarche qui aboutit à un résultat inédit, proprement hybride, dont on ne sait trop s’il faut rire ou pleurer. » (Ecran Large)

 

2. Rise of the Planet of the Apes

En une phrase : Plutôt passer ma journée sur France Ô.

Il fallait bien un blockbuster à la Michael Bay sur ce podium. C’est chose faite avec La Planète des Singes – Origines, titre qui définit aussi parfaitement l’équipe de scénaristes. Pour faire court, il y a une sorte de vaccin qui rend les singes intelligents. Mais quand ils se rendent compte qu’ils sont plus forts et qu’en plus ils foutent les jetons aux hommes, ils décident de foutre un gros dawa en cassant tout et en sautant sur des hélicoptères en plein vol. Une nouvelle démonstration magnifique qu’avec des singes de synthèse, quelques belles explosions et Freida Pinto, on peut faire venir tous les beaufs du monde dans les salles. Une sorte de mise en abyme installée à l’échelle mondiale : un film de singes fait par des singes pour des singes. Bonus : Le film est également un beau conte écologique prônant le recyclage des déchets : vous reconnaitrez en effet le petit Drago Malefoy dans un second rôle, peut-être déjà le dernier de sa brève carrière avant de retourner faire des frites au McDo de Liverpool. VDM.

Le bon mot de la critique : « Laid et creux. » (Libération)

 

1. Requiem Pour Une Tueuse

En une phrase : La plus belle surprise de l’année.

C’est toujours des films dont on n’attend rien qu’on obtient les plus belles choses. Requiem Pour Une Tueuse n’a pas eu d’égal cette année dans la catégorie des navets de classe mondiale. Et pourtant, les salles regorgent d’immondices survendues ! Le problème avec ceux-ci, c’est qu’on sait déjà qu’ils sont risibles. En entrant dans la salle pour Requiem, j’étais frais et disponible : un petit thriller avec Mélanie Laurent pour terminer la journée, ça passe tranquille ! Et là c’est la claque. Qu’on soit bien clair, ce n’est PAS possible de faire un film comme ça au premier degré. Ça doit être la parodie la plus pointue du genre, sans déconner, non ? Et bien non, c’est très sérieux. C’est le premier film du dénommé Jérôme Le Gris, surement un pote de pote de pote chez Canal à qui on a décidé de faire une fleur et de filer quelques pépètes pour faire un thriller français. Déjà que le garçon est sous-doué, on lui met dans les pattes Clownvis Cornillac avec une guitare, une Mélanie Laurent sous-motivée et un mec qui s’appelle Xavier Galais, tout bonnement hilarant malgré lui tant il est pitoyable. Sérieusement, chers lecteurs, ça vaut le coup de le télécharger juste pour se marrer un peu ! La scène finale finit de tuer ceux qui ne sont pas encore littéralement morts de rire : Mélanie Laurent emballe Cornillac avec un dégoût qu’elle peine à cacher. Le réalisateur, confiant en la toute-puissance lyrique de son drame, croit bon de rajouter un chiot labrador sorti de nulle part sur la plage arrière de la voiture – histoire d’être sûr d’arracher les larmes voulues. Sauf qu’à ce moment-là, tout le monde explose de rire tant et si bien que le générique de fin est chaudement et ironiquement applaudi. Certainement une des expériences de cinéma les plus fortes que j’ai jamais vécu. Bravo les mecs, vous êtes les champions pour 2011 !

Les bons mots de la critique : « Grotesque » (Télérama), « Déjà le plus mauvais film de l’année ? » (TéléCinéObs), « Interprétation clownesque et scénario cheap » (Ouest France), « Seigneur, mais ils sont passés aux drogues dures chez Studio Canal ? » (Libération)


2 commentaire(s)

Aïe, c'est con, tu y étais presque : "La planète des Singes : Origines" un navet ? Dommage de dire ça, tu fous en l'air la crédibilité de l'article...
par HLemaitre, le 2011-12-29 22:57:00

tout d'abord le personnage de Barney stinson est mon héros (suit up!) mais j'ai quand même bien ri en lisant cet article plein de plaisanteries et aux sous titre décalés
par Enalys, le 2012-01-08 18:09:00

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