Entretien avec un vampire
le 07/10/2008 - par Josée Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !Une plongée dans la beauté de l'immortalité...
Date de sortie : 21 Décembre 1994
Film américain. Genre : Fantastique, Drame, Epouvante-horreur
Réalisé par Neil Jordan
Avec Tom Cruise, Brad Pitt, Stephen Rea Plus...
Durée : 2h 3min.
Interdit aux moins de 12 ans
Film lent et exubérant à l'instar de l'immortalité des vampires. Morts-vivants voyant passer les siècles, on ne les a jamais vus aussi vivants et humains. Reprenant le roman de Anne Rice du même titre, le film présente certaines différences, sans que l'on puisse les accuser d'être des lacunes ou des fautes. Sombre et sobre, Entretien avec un vampire a l'avantage, pour un film de genre, de pouvoir toucher un public plus large que le public restreint des adeptes du film d'horreur. Assez rare pour un film de vampires, l'humour a réussi à s'y faire une place, sans verser dans la farce assez grotesque de Dracula, mort et très heureux, par exemple. Il y a toutefois quelque chose d'attendrissant, qui fait sourire, dans cette histoire de Louis et Lestat, deux beaux vampires devenant pères-vampires maladroits, s'efforçant d'élever leur fille-vampire Claudia. Le défi est de taille! Ils essaient de le relever, avec tous les hauts et les bas que cela comporte; la scène où Lestat se nourrit de crocodiles pour survivre nous proposant un exemple parfait et grinçant de l'humour noir vampiresque!
Certaines autres scènes auraient pu être retranchées, trop de gore et de nudité nuisant au ton du film: la réflexion sur la culpabilité et l'angoisse du vampire demeurant les thèmes éclairés dans ce film. Sans prétention, Entretien avec un vampire pourrait prétendre à un titre d'originalité comme film de vampires: à l'inverse de Bram Stoker's Dracula, qui manque de cohérence, on y voit clairement l'histoire centrale et le lot d'histoires secondaires rattachées.
Quatorze ans plus tard et toujours sans poussières, il s'agit encore d'un chef-d'oeuvre dans son genre, ne serait-ce que pour l'effort esthétique, rendant l'oeuvre poétique, fascinante.
Comme dernière vision, un lever de soleil sur le Golden Gate de San Francisco, et un retour de Lestat le vampire sans pitié, encore une fois réapparu et bel et bien immortel malgré les coups durs de l'immortalité. Le vampirisme ressemble aussi à un pont entre deux mondes, celui des vivants et des morts. Dans la vision de Anne Rice, le vampire se trouve humanisé, au point où on comprend presque son point de vue. C'est bien "Sympathy for the devil" qu'on entend justement avec le générique...
Retrouvez la critique du roman d'Anne Rice dans la rubrique Livres littérature.
2 commentaire(s)
je ne crois pas un instant que les vampires soient immortels c est la folie des hommes du pouvoir rattaché à la famille windsor d la royauté d angleterre qui elle est famille avec la vraie famille de dracula qui a existé et qui faisait des crimes en masse !
c est vrai
par porco, le 2009-11-18 10:27:00
Bravo porco c'est très intéressant on apprend plein de choses grâce à toi
par cochonou, le 2009-11-18 15:40:00
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