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Acteurs et actrices

François Berléand rencontre les étudiants de l'ESSEC

François Berléand rencontre les étudiants de l'ESSEC

Pour la 6e édition de son festival, CQN a invité François Berléand à rencontrer les étudiants de l’ESSEC. ESSEClive vous propose de partir à la découverte d’un des acteurs français les plus productifs de ces dernières années, au travers du compte-rendu de sa rencontre avec les étudiants de l’ESSEC.


Des débuts atypiques... 

François Berléand admet qu'il est arrivé à la carrière d'acteur complètement par hasard. Après avoir obtenu un bac B (sciences économiques), il rejoint une école de commerce, l'IECE, sans trop savoir ce qu'il comptait faire après. Un de ses amis l'inscrira au groupe de théâtre de l'école, sans l'en avertir. Un soir, il reçoit un appel et n'ayant rien d'autre à faire, il décide d'aller passer l'audition. Il obtient le rôle et son histoire d'amour avec le théâtre peut dès lors commencer. Après 2 ans à l'IECE, il quitte l'école pour rejoindre le très prisé cours Balachova, où il apprendra les bases du métier d'acteur avant de rejoindre une troupe professionnelle. De ses débuts au théâtre, il ne garde que des bons souvenirs, bien qu'il souligne qu'en cette période post mai 68, l'acteur n'avait que peu d'importance, le metteur en scène étant mis en avant, dans des pièces qu'il qualifie de « très intellos ». 

Sur la différence entre le théâtre et le cinéma  

Pour lui, le plaisir de jouer est le même au théâtre et au cinéma, mais pas pour les mêmes raisons : au théâtre, il aime jouer sans filet, avoir à gérer les fous rires, tandis qu'au cinéma, les personnages sont plus intéressants : il adore jouer des rôles « de pervers, de méchants, de tordus », rôles qu'on ne cesse d'ailleurs de lui proposer depuis son succès dans Les Choristes. Plein d'humour, il ajoute qu'il aurait rêvé obtenir un rôle de playboy. Enfin, le seul rôle qu'il avoue avoir regretté est son rôle dans Une Employée modèle. 

Son actualité  

En ce moment, François Berléand est à l'affiche du Théâtre de la Gaité Montparnasse, dans la pièce l'Arbre de Joie. De plus, il nous a annoncé qu'il ferait partie du casting de Ciné Man, prochain film de Yann Moix, réalisateur de Podium. A cette occasion, il retrouvera son ami Benoît Poolevorde. Il explique qu'il choisit principalement ses projets en fonction du metteur en scène (sauf, précise-t-il avec humour quand il a besoin de payer ses impôts, ce qui explique sa participation au Transporteur 1 et 2).

En outre, il devrait s'essayer à la mise en scène, en adaptant son autobiographie Le Fils de l'Homme Invisible. 

Les projets qui l'ont marqués 

A écouter François Berléand, on comprend que certaines collaborations l'ont particulièrement marquées. Par exemple, il a été très élogieux envers Pierre Jolivet (réalisateur de Ma Petite Entreprise), évoquant la confiance et l'amitié qui les liait. Cette relation est si forte que Pierre Jolivet écrit des rôles sur mesure pour lui. Il se sent flatté ; certes, cela amène beaucoup plus de pression, même si « cela permet de faire arriver un comédien au sommet de son art ». 

Sa collaboration avec Guillaume Canet l'a également beaucoup marqué. Il l'a accompagné lors de son premier film en tant que réalisateur, Mon Idole. Cette collaboration se poursuivra en 2006 dans Ne le dis à personne. Il admire particulièrement le fait que Guillaume Canet soit passé du métier d'acteur à celui de réalisateur et espère pouvoir suivre son exemple prochainement. 

La série le Bureau 

Il a adoré jouer ce rôle de « chef d'entreprise un peu con ». Il avait vu 2 épisodes de The Office et avait trouvé  ça génial. Il se dit fou de l'humour anglais et a pris énormément de plaisir à le faire (il en profite pour remercier Canal Plus qui leur a laissé une forte liberté de ton). Il regrette simplement le fait que personne ne connaisse la série malgré des critiques dithyrambiques. 

Son césar pour Ma Petite Entreprise  

Ce fut un moment très émouvant pour lui. Il fut très touché par cette reconnaissance venant de la profession, mais il ne prit pas la grosse tête pour autant. Et pour cause : dès le lendemain, un de ses amis l'appelle et il n'avait vu ni la cérémonie ni le film.

François Berléand se laisse alors aller et révèle l'état d'esprit dans lequel il a abordé la cérémonie : il sortait d'un repas arrosé au Stade de France, suite à un match de rugby. Il arriva à la cérémonie sans avoir rien préparé. Il ne s'attendait pas du tout à remporter la récompense et le moment venu, il s'avança vers la tribune la gorge sèche, et essaya de faire de l'humour mais comme il le confie « c'est la pire soirée pour faire de l'humour, personne n'a ri » et ce fut selon son propre aveu : « une catastrophe ». 

Sur l'avenir du cinéma 

Il ne pense pas que l'on se dirige vers une scission entre le cinéma d'auteur et le cinéma commercial : pour lui, cette scission existe depuis longtemps. Il pense plutôt qu'il y a un problème pour l'avenir du cinéma en général. Il regrette le fait qu'aux Etats-Unis certains films sortent en DVD une semaine après leur sortie en salle ou que les chaînes investissent de moins en moins intensivement pour la production cinématographique. Du coup, il s'inquiète pour l'avenir du cinéma d'auteur, même s'il pense que le cinéma de qualité survivra, au moins au travers de la télévision. 

Ses goûts 

Récemment, il a adoré Little Miss Sunshine et compte aller voir la Vie des Autres dont il a entendu beaucoup de bien. Parmi les films qui lui ont fait aimer le cinéma, on compte, Le Pont de la Rivière Kwaï, Le Colosse de Rhodes, Ulysse contre Hercule ou Fort Alamo. Il apprécie le cinéma en général (sauf ce qu'il appelle « les grosses daubes françaises, comme Taxi 1, 2, 3 et 4). Le dernier film de Philippe Noiret, Edy, lui tient particulièrement à cœur et il regrette que celui-ci fut descendu par la critique.

 


27/03/2007


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Commentaires

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Bonjour Je souhaierias interviewer François Berléand pour la revue Le Stylographe où je suis journaliste. Commet puis-je le contacter ? Merci mille fois, bien cordialement Dominique

17/08/2007 11:11:00 - Dominique Muron

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