De l´or en barres
le 27/08/2003 - par Jack Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Comédie britannique (1951) de Charles Crichton, avec Alec Guinness, Stanley Holloway
Henry "Dutch" Holland est un petit fonctionnaire sans ambition, sans envergure qui, depuis vingt ans, surveille des convois de lingots d'or depuis leur fonte jusqu'à la banque. Un personnage chétif, au rictus niais et naïf planté sur le visage, qui vit sur un bas salaire, sans autre activité que celle de faire la lecture à une vieille dame logeant dans la même pension que lui. Cette routine quotidienne n'aurait pas pris fin si un certain Alfred Pendlebury, fabriquant de souvenirs pour touristes et nouvel arrivant dans la pension, n'avait fait miroiter dans son esprit des Tour Eiffel miniatures, étincelantes, le plomb se transformant, pour le plus grand bonheur des alchimistes, en or.
Entre Paris et Londres, les deux compères vont se démener pour rassembler un stock de ces miniatures dispersées par mégarde, la police aux trousses. Ce qui, au départ, pouvait sembler simple s'avère au fur et à mesure délicat. Dès lors, le fil de la comédie se déroule tout seul : poursuites en voiture emmêlées avec la police, détour par un collège de jeunes filles...
Bref, une comédie comme il pourrait y en avoir des tas, si ce n'était une brillante prestation d'un Alec Guinness en grande forme, oscillant entre un tête en l'air simplet et un chef de gang minutieux et professionnel. Charlot de pacotille et/ou petit parrain sans envergure, il effectue une descente aux Enfers impressionnante dans les vrilles interminables de la Tour Eiffel, le paysage fuyant, la Terre accélérant sa rotation, et, sans son brillant objectif, il se perdrait dans ces méandres. Et l'apparition, brève, mais intense, de Audrey Hepburn, cet ange féminin, nous fait, nous-aussi, perdre la tête.
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