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Découvrez le parcours d'Adrien Bisseliches, ESSEC 98, qui a créé son entreprise KHI-Consulting.
Bonjour Adrien, pourrais tu te présenter ?
Je suis rentré à l'ESSEC en 1995, diplômé en 1999 après un parcours d'apprenti.
Aujourd'hui, je suis à la fois consultant et banquier. Je suis arrivé dans la banque à l'occasion de mon apprentissage. Puis, à la sortie de l'école, je suis devenu consultant, principalement pour des entreprises du secteur bancaire : banques de détail, banques privées, banques d'investissement.
Comment en es tu arrivé là ?
Je crois que le point de départ a été un cours que j'ai suivi à l'Essec : Directions et changements, donné par Yves Enrègle. A l'époque, je terminais mon apprentissage dans la banque. J'aimais bien, mais sans l'étincelle... Je me demandais ce que j'allais faire après ma scolarité. Et c'est en suivant ce cours que j'ai eu une révélation ! Mais si je suis honnête, c'est sans doute autant la matière que le charisme du prof...
Bref, c'est comme ça que je suis rentré dans le conseil.
Pourrais tu nous parler de ton apprentissage ?
A l'époque, l'apprentissage n'existait à l'ESSEC que depuis trois ans. On avait peu de recul mais le peu qu'on avait était très positif. Il y avait évidemment le fait de pouvoir rester dans une entreprise plus longtemps que pour un stage et d'être ainsi plus impliqué dans son fonctionnement, mais pour moi, le volet financier était aussi important. Je voulais gagner mon autonomie financière et surtout, apprendre à piloter. Grâce à l'apprentissage, j'ai eu mon brevet de pilote en même temps que mon diplôme ESSEC !
N'ayant pas de réelle vocation, j'ai opté pour un apprentissage « généraliste » et le programme proposé par la BNP m'avait séduit. Je connaissais un ami qui y faisait son apprentissage et était très enthousiaste. Il avait commencé par faire de l'analyse de crédit à Paris puis il était parti à Lisbonne. Du coup, la BNP avait complètement intégré la démarche : elle avait déjà accueilli des apprentis, les avait formé et fait évoluer. A titre d'exemple, on était 4 apprentis, et on a tous bénéficié d'un cursus d'intégration et d'un séminaire de formation au même titre que les jeunes diplômés. C'est un levier de motivation extraordinaire !
Du coup, j'ai fais une première période d'apprentissage de 6 mois à la direction des grande entreprises en tant qu'analyste crédit, puis j'ai travaillé en fusions-acquisitions durant la deuxième période.
Tu es aujourd'hui le tuteur d'étudiants ESSEC. As-tu aussi bénéficié du suivi du tutorat quand tu étais étudiant ?
Oui, le tutorat a été créé avec la mise en place de l'apprentissage : il s'agissait d'une obligation réglementaire. Au début, il n'y avait que des professeurs qui étaient tuteurs (pas encore d'anciens diplômés).
Pour ma part, j'ai eu la chance d'avoir un très bon tuteur : j'avais la possibilité de parler librement avec elle. Elle était expérimentée, avait plus de recul. On discutait librement sur ce qui me plaisait ou ce qui ne me plaisait pas. Elle m'a ainsi beaucoup aidé dans mon choix de missions lors de ma deuxième période d' apprentissage.
Je trouve que c'est une très bonne chose que le tutorat ait été étendue au delà du programme d'apprentissage : le cercle des tuteurs s'est du coup élargi et permet à tous les étudiants de trouver chaussure à leur pied !
Par là même, il m'offre la possibilité de rendre beaucoup à l'Ecole en accompagnant des étudiants.
Je pense que c'est une démarche de construction cruciale pour tous, et d'autant plus pour les étudiants qui ont une idée peu claire de ce qu'ils veulent faire. Ils peuvent discuter avec des gens un peu plus expérimentés, qui sont dans le monde professionnel qui ont déjà fait des erreurs. S'il n'y avait que ça, ce serait déjà très riche. Mais il y a mieux : le tutorat permet d' acquérir les outils et la démarche pour progresser et s'épanouir, tout au long de sa vie personnelle et professionnelle. Cette démarche qu'on initie avec le tutorat est pour moi l'un des piliers les plus structurant qu'acquière l'étudiant à l'école.
Dans quelles associations étais tu membre lors de ta scolarité ?
J'étais dans trois associations. J'étais à L'impertinent, ESSEC Israël mais aussi président de l'association FIDEL(France Israël Development of Economic Links) qui était une association inter-écoles.
Pour FIDEL, on s'était fixé comme mission de développer les relations économiques entre la France et Israël. C'était évidemment le cas avec les entreprises avec lesquelles on fonctionnait à la manière d'une junior-entreprise, en aidant les entreprises israéliennes à s'implanter en France et les française en Israël. Mais on faisait le même travail avec les étudiants : On a ainsi permis à des étudiants de venir étudier ou de faire des stages dans l'autre pays.
Toutes ces expériences étaient très riches par leur contenu et par la responsabilisation qu'elles impliquaient.
L'ESSEC a 100 ans. Quelles sont tes impressions ?
Le centenaire, ça ne me rajeunit pas ! Pour moi, ça ne fait pas encore 10 ans que j'en suis sorti et je trouve ça déjà très loin....Au cours de cette période, je mesure déjà le chemin parcouru par l'Ecole et j'observe une superbe réussite. Elle est évidemment encore plus belle quand on la contemple du haut d'un centenaire, et j'en suis très fier.
Mais, si le centenaire est le moment des bilans, c'est aussi celui des perspectives, et il y a encore beaucoup de choses à développer. L'ESSEC a une très forte originalité liée à son mode de recrutement et au parcours académique, en particulier lié à la grande autonomie laissée à ses étudiants. L'ESSEC a été leader avec les programmes d'apprentissage, de tutorat ou l'internationalisation. C'est ce qui fait sa richesse, et il faut absolument continuer dans cette voie de l'innovation.
propos recueillis par Marc Li le 5 juin 2007
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