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Rélexions sur l'identité sexuelle, les aspects sociaux, familiaux et individuels de l'homosexualité.
Home > Divercity > Articles > COMMUNAUTARISTE TOI-MêME
Alors que notre association débutait une période de communication plus marquée sur le campus, ce qui coïncidait avec la rentrée des E1s et de AST, j'ai pu lire et entendre des remarques à propos du danger de communautarisme que pourrait représenter une association gay-friendly à l'ESSEC.
Cette problématique n'est pas négligeable dès lors que l'on décide de fonder ce genre d'association.
Spontanément, lorsque l'on réfléchit à ce que signifie le regroupement d'élèves sous la bannière associative au simple titre qu'ils partagent des préférences sexuelles différentes de la majorité de la population, ce qui vient à l'esprit est le terme COMMUNAUTARISME. Terme plutôt péjoratif en ces temps difficiles.
Pourquoi diable ces étudiants souhaitent-ils se recentrer sur un groupuscule de gens "comme eux", et pire, comment peuvent-ils clamer une volonté d'intégration sociale dans ces conditions ?
Ce paradoxe d'une association de personnes déjà marginales qui se regroupent avec la volonté de se fondre dans la société, est au cœur de toute création d'une assoce homo.
Alors quoi ?
Ces étudiants ne recherchent-ils en fait qu'une agence de rencontre ?
Ou veulent-ils vivre dans une bulle arc-en-ciel qui exclurait toute personne hétéro et se couper ainsi du monde réel ?
Est-ce le besoin de se mettre à l'abri d'une société agressive voire violente, de se sentir plus forts parce que l'on est plus nombreux ?
Si l'une ou l'autre de ces raisons, évoquées par les attaquants du projet associatif gay-friendly, sous-tendaient réellement la création de Divercity à l'ESSEC, alors les objectifs énoncés d'un renforcement de la visibilité homo pour une meilleure acceptation et un progrès de tolérance ne seraient que ramassis de conneries.
La naissance de Divercity s'explique par un premier constat :
Presque toutes les Grandes Ecoles de commerce et d'ingénieurs ont leur assoce homo, certaines depuis des années, et pas nous.
De là le début de la réflexion : une assoce, oui , mais pour quoi faire ?
Et sur ce point, nous sommes sur la corde raide, prêts à basculer dans le vide d'un projet foireux et malhonnête.
Parce que déterminer des objectifs sur le papier ou lors de réunions de bureau et les débiter d'une voix convaincue au forum des assoces est facile, seulement l'image que renvoie une association passe par ce qu' elle fait.
Et décider de ce qu'on va faire, de la façon dont on va le présenter est assez prise de tête.
Si l'on décide de monter un char pour la Marche des Fiertés au mois de juin, qu'on en balance 50 photos sur esseclive, ne va-t-on pas être perçus comme des grandes folles en talon, qui adorent se maquiller et se travestir ?
Si l'on projette de mettre en place une conférence en GA sur la façon de vivre son homosexualité au travail, ne sommes-nous pas justement communautaristes en décidant de nous adresser qu'aux homos ?
Si l'on se limite à des organisations de pots, de soirées, de week-ends, ne passe-t-on pas pour des free riders, profitant sans scrupule des outils de communication de notre école pour s'organiser des fiestas entre potes, chose qui pourrait être réalisée sans structure d'assoce, et encore moins avec l'appui du nom ESSEC.
Honnêtement, communautarisme ou pas communautarisme, je ne sais pas me prononcer. (Là vous regrettez sûrement d'avoir tout lu pour rien).
Ce dont je suis sûre, c'est
? que je suis fière qu'une assoce gay-friendly existe sur notre campus,
? que je suis convaincue que cela ait un impact positif sur l'intégration et le respect des homos durant leurs études et leur parcours professionnel, parce que l'on ne comprend que ce que l'on côtoie
? que Divercity peut être le catalyseur de réflexions constructives sur la tolérance,
? que lancer des projets parfaitement intégrés au paysage associatif de l'ESSEC n'est pas utopiste,
? que l'on va bien se marrer au week end d'assoce,
? que rares sont les assoces chez nous qui peuvent prétendre s'ouvrir aux autres écoles et facs qui nous entourent et que Divercity en fait partie
et que le communautariste n'est pas toujours celui qu'on croit.
Si tu as lu cet article jusqu'ici, et que tout ceci t'interpelle, alors tu as bien sûr un droit de réponse et de réaction (contact_divercity@hotmail.com) que nous n'hésiterons pas à communiquer sur cette page pour faire avancer le débat.
04/04/2006
Petit guide du coming out pour hétéros
COURT METRAGE A TELECHARGER!!
Musique : Trash girl vs Glam boys
Cinéma : C.R.A.Z.Y.
CAELIF/Superficial
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