Santa Lucia est une petite communauté villageoise de Jucuaran. Elle est située en retrait de la route goudronnée, à 30 minutes à pied du village principal. La population, très pauvre, ne dispose pas de l'eau courante et seules quelques maisons sont reliées au réseau électrique. Les habitants doivent aller chercher l’eau à dos de cheval et mettent environ deux heures pour chaque aller-retour.
La gestion de l'eau : un enjeu capital au Salvador
Le niveau des précipitations au Salvador s'élève à 1,8233mm par an, un niveau suffisant pour alimenter en eau l'ensemble de la population. Pourtant, une grande partie de la population n'est pas approvisionnée. Les habitants de ces communautés doivent souvent parcourir de longues distances pour trouver de l'eau potable. Dans la majeure partie des cas ce sont les enfants qui s'en chargent, ce qui les empêche d'aller à l'école normalement.
Devant cette situation accablante, el Fondo Ambiental de El Salvador (FONAES) a proposé en 2004 un programme d'action nommé Techo y Agua destiné aux communautés les plus vulnérables du pays. Ce projet, qui devrait à terme se systématiser, consiste à installer des gouttières équipées d’un système de filtre sur les toits des maisons afin de rendre l’eau de pluie potable, et une citerne pour stocker cette eau une fois purifiée.
Il est mis en place depuis fin 2004 dans quelques villages salvadoriens grâce l'appui financier du fond franco-salvadorien de reconversion de la dette.
Quelques chiffres(source : rapport du PNUD 2002 et rapport 2004 du FONAES) : seuls 63.7% de la population est approvisionnée en eau potable et 30% des communautés vivant en milieu rural 90% des nappes phréatiques sont polluées par des produits chimiques et ou biologiques (problèmes de traitement des déchets principalement) 12000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies gastro-intestinales dues à la pollution de l'eau 2002 : le Ministère de la Santé Publique et de l'Assistance Sociale classe le manque d'accès à de l'eau potable parmi les 10 premières causes de mortalité au Salvador
Projet en 2005 :
Nous prévoyons cette année de mettre en place ce système sur le toit de l’école du village (école qui a été bâtie au cours des deux missions précédentes). En effet, présentant une grande superficie elle permettrait de traiter des volumes d’eau importants, ce qui approvisionnerait en eau les familles du village. La réussite de ce projet suppose une participation de la population locale à la construction et à la gestion de l’eau, qui doit être rationnée pour approvisionner les familles durant toute l’année.
Notre action (avec le soutien du FONAES) : Trouver un ingénieur pour superviser l’installation du système établir des devis et acheter les matières premières organiser la construction par les hommes du village organiser avec les villageois la gestion de l’eau : planification du partage de l’eau dans le temps et entre les différentes familles, mode de contrôle, entretien du système, … sensibiliser la population sur l'entretien du système
Néanmoins Techo y Agua ne comblerait pas, pour l'instant, les attentes. C'est pourquoi nous proposons une autre alternative pour parer au plus urgent : l'installation de filtres (cf. article suivant)
18/10/2005
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si on retrouve des tortillas dans les réserves d'eau,c'est sans doute que la population y rejette ses eaux usées.La création d'un déversoir à eaux usées suivit d'une station rudimentaire traitant l'eau par phytoépuration permettrait peut être de résoudre le problème.
La BRED GRAND'Zé, la Banque des membres d'EDI Kitchua par excellence
FERRERO soutient EDI Kitchua depuis plusieurs années (sauf en 2008)
le Crédit Agricole Brie-Picardie s'engage aux côtés d'EDI Kitchua pour la première fois cette année!
EDI... mais qui donc?
ESSEC Développement International est une association humanitaire créé en octobre 1996. Son activité se décomposait en deux branches, des missions longues de soutien à la mise en place de projets de micro-crédits et micro-entreprises, des missions courtes ayant pour but le développement économique, sanitaire et éducatif. EDI était tellement active que l'association a pendant quelque temps obtenu le statut d'ONG.
Depuis quelques années, EDI met plus particulièrement l'accent sur les missions courtes, qui s'inscrivent plus facilement dans le cursus de l'Essec. Les missions durent généralement entre 6 et 8 semaines étalées sur juillet-août ou novembre-décembre suivant le climat du pays.
La particularité d'EDI réside dans le fait que :
EDI laisse libre les étudiants de choisir leur mission : ils peuvent monter une nouvelle mission et recevront l'appui des vieux dans cette voie comme poursuivre l'action effectuée les années précédentes. Bien entendu, le suivi est très important pour garder une certaine crédibilité face aux locaux mais aussi pour être réellement efficaces.
Les missions proposées par EDI sont à vocation humanitaire mais ne sont pas sans lien avec le cursus de l'ESSEC notamment en terme de micro-crédit.
si on retrouve des tortillas dans les réserves d'eau,c'est sans doute que la population y rejette ses eaux usées.La création d'un déversoir à eaux usées suivit d'une station rudimentaire traitant l'eau par phytoépuration permettrait peut être de résoudre le problème.
22/12/2005 20:56:00 -