edictionary : une pleïade de dictionnaires dans votre poche

le 22/10/2004 - par none Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Petit, léger et rapide, il a toujours la bonne réponse au bon moment. Incontournable pour tous ceux qui restent plus de trois mois au Japon ou qui envisagent d’apprendre la langue sérieusement.

edictionary : une pleïade de dictionnaires dans votre poche Lorsque l’on apprend le Japonais, on s’aperçoit vite que l’offre en dictionnaire est limitée. Si on trouve encore ce qu’on veut en Anglais-Japonais (mais pas en France), difficile de trouver un dictionnaire franco-japonais convenable même dans les meilleurs librairies parisiennes. Qui plus est, ces dictionnaires se révèlent au quotidien lourds, incomplets, écrits en Kanji, classés en ordre syllabique japonais...

Heureusement pour tous, il n’est pas impossible qu’une solution existe. Vous avez peut-être parfois au détour d’une ruelle sombre croisé un Japonais qui, cherchant à vous adresser la parole et ne trouvant pas un mot, sort un petit appareil électronique dont ils ont le secret et pointe l’écran en vous montrant le mot ou la phrase en question. Par rapport aux pseudo traducteurs électroniques en vogue il y a quelques années et apparemment passés de mode en France, l’appareil nippon a l’avantage d’un très grand écran et d’une rapidité de recherche impressionnante puisque la réponse est instantanée. Eh bien cet appareil magique évidemment introuvable en France est en vente libre.

Parmi tous les modèles présents au Japon, on retiendra la gamme edictionary de Sharp.

Les appareils pèsent environ 150 grammes pour 11 cm par 8 et 1cm d’épaisseur. Donc un peu plus grand, plus large mais moins épais qu’un iPod. Fonctionnant avec des R3 et donc parfaitement ramenable en France, ce sont généralement des dictionnaires encyclopédiques anglo-japonais. C’est-à-dire que l’appareil contient une quinzaine de dictionnaires variés allant du dictionnaire de kanji au traditionnel dictionnaire anglo-kjaponais en passant des encyclopédies anglaises et japonaises ou encore des dictionnaires de phrases utiles classées par thème. Aussi, les appareils peuvent ne pas avoir les mêmes ressources en mémoire. Dans la boutique en général, les ouvrages inclus dans le dictionnaire électronique sont indiqués.

Bien évidemment, l’ensemble des dictionnaires fonctionne de façon transversale et lors de la recherche d’un mot, on peut continuer au moyen de fonctions spéciales sur la recherche précise des prononciation du kanji, la recherche d’un mot de la définition ou d’un synonyme ou encore accéder aux notes qui affichent souvent des exemples de phrase utilisant le mot recherché. En fait, tout ce qui s’affiche à l’écran est susceptible de donner lieu à une recherche dans l’ensemble des dictionnaires.

L’entrée des mots de fait sur un clavier américain et la machine transforme le romanji en hiragana, le dictionnaire s’allume, s’éteint et effectue les recherches instantanément, l’écran est beau et l’appareil a des focntions de zoom, retour en arrière, défilement rapide des pages, mémorisation des dernières recherches... Que du bonheur donc.

Quelques ombres au tableau cependant

Le seul défaut de l’edictionary est en fait son positionnement clairement japonais sur le marché. S’il est très utile au gaijin qui apprend le Japonais, il n’a cependant pas du tout été conçu pour lui : appareil entièrement en japonais, manuel en japonais, écriture à l’écran en kanji et hiragana (cependant on retrouve la prononciation dans le contexte de tous les kanji en une seconde en le sélectionnant) et absolument aucun romanji. Ce n’est donc pas une solution pour un utilisateur qui ne connaît rien au Japonais. Pourtant, en se le faisant expliquer par un vendeur et après une quinzaine de minutes d’essais hasardeux, on maîtrise bien la bête.

A noter :

Certains modèles disposent d’un emplacement pour une carte mémoire supplémentaire qui permet d’ajouter une troisième langue à votre dictionnaire pour ceux qui seraient allergiques à l’Anglais ou qui aimeraient l’utiliser dans un autre pays. Compter de 40 à 50 euro pour une nouvelle langue dont notamment le Chinois, le Français, l’Allemande et l’Espagnol. Compter entre 20 000 et 30 000 yen (soit 150 à 200 euro) pour un edictionary. Un véritable investissement certes, mais vous ne le regretterez pas car il soulagera votre sac à dos et vous fera gagner de nombreuses heures.


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