Equipe Filles 5 - 20 EBI
le 01/12/2005 - par Mathilde Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Trop fortes... Mardi 29 Novembre 2005 - Hall Saint-Martin. Après notre victoire en match amical (??) contre l’UTC, voici venu le temps tant attendu des matchs officiels, qui débute donc ce soir d’automne, par un vent glacial mais plutôt stimulant.
Après notre victoire en match amical (??) contre l’UTC, voici venu le temps tant attendu des matchs officiels, qui débute donc ce soir d’automne, par un vent glacial mais plutôt stimulant. Des mails se sont échangés depuis deux ou trois jours sur la boucle ERT filles : on est motivées (on joue en l’honneur de notre coach blessé), on n’a pas peur, on part plutôt confiantes. Les derniers entraînements se sont super bien passés, on a la condition, on sait plaquer, et surtout on en veut. Mais déjà, Judith nous avoue sa peur de tomber sur des gros gabarits. Elle ne croyait pas si bien dire : alors que, amassées sur le bord du terrain, faisant un tour de temps en temps pour ne pas mourir de froid, nous prenons à cœur notre rôle de supportrices pour nos gars préférés, nous voyons débouler une troupe – que dis-je – un régiment de jeunes femmes(?), toutes plus immenses les unes que les autres, soudées, professionnelles. Elles se changent sur le bord du terrain (très beaux maillots d’ailleurs), le match commence dans vingt minutes. Et déjà, les commentaires vont bon train. « Elles sont trois fois plus nombreuses que nous. Elles vont pouvoir tourner davantage.» « Elles doivent faire le double du poids de Judith. » Pendant que Patou négocie pour que l’on ne joue que(?) deux fois 15 minutes et sur demi-terrain (ouf !!!), on commence à s’échauffer. Puis notre coach préféré (il n’y a plus que lui) revient, et nous annonce des nouveautés : il y aura un lancer en touche avec deux avants alignées, pas de sortie du 9 en mêlée, pas de jeu au pied. On s’entraîne aux lancers en touche, on y arrive, c’est plutôt bon signe. Le match des gars se termine alors, nous faisons notre entrée dans trois minutes. Prêtes ? Oui, mais la peur monte, malgré les cris d’encouragement incessants des avants (Céc’ et Roxy en tête, sacrées Foy’seuses va ! ) : « Allez les puputes » « Pas froid, pas peur »… et autres classiques. Tirage au sort : nous choisissons le terrain, nos adversaires engagent. Coup de sifflet, c’est parti ! Un rebond défavorable, un cafouillage, on perd vite le ballon et nos adversaires en profitent pour avancer tranquillement mais sûrement dans notre camp. On ne s’énerve pas, on plaque, on les empêche d’avancer… ou du moins on essaye !!! Mais elles savent jouer et se connaissent bien les filles de l’EBI. Elles s’organisent, font bien circuler le ballon, nous prennent de vitesse et marquent leur premier essai sur l’aile, grâce à un petit crochet, au bout de deux minutes. Ca n’est pas grave, on se reconcentre, et on recommence le même travail de sape. Plaquer, tenter de leur piquer la balle avant qu’elles aient eu le temps de déblayer. Elles jouent vite, se créent des intervalles, recommencent leur petite série de passes bien ajustées, dans un sens, dans l’autre, nous font faire l’essuie-glace. On plaque, à droite, à gauche, on ne se dégonfle pas mais elles vont trop vite : deuxième essai marqué quelques minutes plus tard. Patou, qui fait également office d’arbitre, nous dit qu’on est enfin rentrées dans le match, qu’il faut les accrocher, maintenant, et surtout y croire. Même si elles sont plus grosses que nous, on a bien vu qu’on pouvait les prendre, bas, aux chevilles, même Judith sur les plus grosses. Mais elles ont quand même un grand avantage sur nous : elles sont une quinzaine donc jouent environ 3-4 minutes chacune et sont remplacées au fur et à mesure. Nous n’avons pas l’effectif suffisant pour faire de même, mais ça n’est pas grave, on est affûtées physiquement. Et on reprend espoir juste avant la mi-temps, sur un superbe essai de contre de Marie, qui, s’emparant du ballon, met les cannes, file vers l’embut et ne sera jamais rattrapée !!!
Deuxième mi-temps : Patou nous a encouragées pendant la pause : rien n’est perdu, a-t-il dit. Mais la fatigue chez nous commence à se faire sentir et nos adversaires sont vraiment trop fortes pour nous. On se donne, on plaque à tour de bras, on y met tout ce qu’on a, mais cela ne suffit pas : à deux reprises de nouveau, on se fait déborder. Les filles de l’EBI arrivent lancées contre notre défense (pourtant vigilante), nous font tomber, déblayent vite et bien. Elles transpercent une fois de plus notre mur défensif (oh, c’est bon, j’ai le droit d’exagérer un peu !!!). Et puis, nous commençons à avoir quelques blessées : Marion s’est pris un vilain coup sur le genou, Céc’ s’est fait lacérer le tibia par un crampon qui traînait par là. La fin du match est sifflée (il était temps), nos adversaires, très fair-play tout au long de la rencontre nous remercient de les avoir accueillies. On se frappe dans les mains, puis, les unes en footing, les autres claudiquant (hein Marion, ça fait mal les crampes ?), on se dirige vers les vestiaires pour une bonne douche, non sans avoir auparavant écouté les remarques et conseils de Patou : on sait défendre, on a perdu très peu de 1 contre 1, on a bien plaqué. C’est le point positif. Maintenant, il faut apprendre à jouer ensemble, à multiplier les passes, à gagner en adresse (encore beaucoup trop d’en-avants), à faire circuler la balle, à arriver lancées sur la défense adverse … comme le faisaient si bien les filles de l’EBI (qui jouent, il est vrai depuis plus longtemps que nous et se connaissent bien). Mais pour tout ça, les filles, il faut venir aux entraînements : Pauline, Anne-Sophie, Nadège, on compte sur vous pour les prochaines fois. En plus, vous verrez, les abdos et le gainage, ça finit par se voir… et par plaire. Céc ne me contredira pas sur ce point, nous parlons en connaissance de cause … Alors à plus les meufs (ou les puputes au choix), au taquet, comme d’hab. Et comme écrirait un certain Marcass ‘ (avec qui je n’essaye même pas de rivaliser), rugbystiquement vôtre,

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