Nous partimes a 16, mais par un prompt vent fort, nous nous comptames 14 en arrivant au Palais. Du vent, de la mer, des emotions, des rencontres, etc.
A la Trinité, nous prenons possession le dimanche soir de nos purs-sang First 36.7, montures veloces propices a un voyage hivernal rapide. En soit c'est une epopee, attendu qu'on ne sait pas sur quel ponton se trouvent nos bateaux. Les gens arrivent au compte-goute, par grappe de 5.
Au matin, pourtant, nous sommes en ordre de marche pour partir. Ou? C'est un secret... Qui mutera en secret de Polichinelle, et finira si eventé que tout compte fait, ce sera Port Tudy, a Groix. Yannou et Loulou, en compagnie de Marianne, Carow, Valentine, Stephanie, Momo et Charles, prennent l'option audacieuse de tirer un bord travers au courant, tandis que JV et Marc, flanqués de Manix, Ballounz, La Lorc, Eruimy, La Cuck et Chacha, prennent a terre pour s'eviter la decharge.
Au passage de la Teignouse, les seconds, arisés, ont 2 miles d'avance sur les premiers, voile haute. Au passage des Birvideaux (nous étions en route -secrète- pour Loctudy), JV prend la responsabilité de descendre chercher sa camera pour offrir a l'assoce l'image naturaliste du JV regurgitant. Charlotte imite avec grand succès, créant au passage le gel capillaire "suc gastrique". Ces galettes posées, Yann informe ses devanciers de sa décision de dérouter vers Port Tudy, pour soulager sa filière arriere ou 4 schtroumphfettes (radasses bleues) nourrissent l'Océan de la brioche matinale.
Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Et comme un fait exprès, le nouvel événement passe par Port Tudy, ou le Ty Beudeff accueille ESSEC Voile dans une atmosphere moins exubérante qu'a l'habitude. Bien vite, nos banettes nous accueillent pour une nuit pas volée.
Mardi matin, nous decidons de réorganiser le programme en évitant les nav' de nuit initialement programmmées. C'est alors vers la rivière de Belon que, dans des éléments plus cléments, nous mettons le cap. L'entrée de la rivière est barrée, sous l'eau, d'un bourrelet de sable que Marc et JV viennent labourer, a la grande panique du premier nommé, qui voit sa caution de 650 euros foutre le camp. Pour autant, apres quelques atermoiements, nos bonnes montures franchissent l'obstacle, et c'est avec grand plaisir que nous prenons des coffres, moteur a 2500 tours, vitesse nulle, face au courant. Les enfants s'amusent avec les annexes, tandis que les grands s'amusent a regarder les petits.
La nuit se passe, aussi intense que breve, puisque le talonnage de la veille a echaude tout le monde. A 7 heures, dans un soleil levant, nous appareillons, qui pour Le Palais a Belle-Ile, qui pour Paris via Lorient. En effet, Yannou et Loulou deballastent en accordant un billet retour a Carow et Marianne, trop eprouvees pour continuer. L'arrivee a Belle Ile de JV et Marc est relativement tendue, rapport a la maree basse et au tirant d'eau du First 36.7.
Pour autant, c'est a Charles que revient le prix de l'arrivee la plus debile : Charles, presse de faire KK, demande a Marc de se faire deposer sur la digue Nord du Palais. A 1500m du moindre chiotte. En tenue lourde. Avant de renoncer, de rejoindre le bord, et d'attendre patiemment que la seule annexe motorisee lui permette de rejoindre les chiottes officielles de la capitainerie. Toujours en tenue lourde, alors qu'en une demie heure, il aurait largement pu retirer ses cires. A suivre, une crepe et une soiree paisible.
Au matin, nous revenons aux sources, La Trinite... Par force 6, sous spi, nous glissons a treize noeuds dans des vagues. Du moins pour ce qui concerne JV et Marc, a la fois presses et competents. Toutefois, le spi se dechire, entre surpression et depart au lof, et dans l'empannage vers la Teignouse, le spi tombe pour reparation. De la Teignouse a la Trin', deux spi bleus fendant les flots rappellent a tout observateur la valeur intrinseque des equipiers ESSEC Voile.
A la Trinite, se posent pour certains la question de savoir si vomir est encore souhaitable, et pour d'autres, celle de savoir si la quille a ete affectee dans le talonnage... Nous profitons du flottement general pour realiser quelques prises de vue pour le documentaire du siecle : "CAPITAIN CUK A LA NO LIMIT", un court-metrage d'art et d'essai. Puis, errant sur les quais d'une bourgade alanguie, nous visitons Plisson et le bar voisin.
Une breve sortie le vendredi matin ponctue une semaine ereintante et pleine de bons moments, avant la tournee de menage et inspection puis le Grand Depart. C'est les larmes aux yeux que nous regagnons nos penates cergysoises, tournant le dos a un plan d'eau magnifique...
01/12/2007
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