Le Tour Voile, c'est des étapes d'endurance, les ralliements, entre deux villes étapes; l'incidence des choix tactiques du skipper y est prépondérante sur le classement final; mais sur place, c'est aussi des sprints, les parcours "bananes", où technique et vitesse sont déterminantes pour s'imposer face à une meute de concurrents dans les mêmes dispositions.
Le ralliement : on part d'une ville étape, avec une distance prédéterminée à parcourir et une estimation de durée qui en découle. Cela varie de 4h00 à 36h00. Armés en vêtements pour tous type de conditions météorologiques, et en nourriture pour le temps nécessaire estimé, on va jouer avec les courants et les vents pour prendre l'ascendant sur les autres équipages. C'est le paradis des navigateurs, et le règne des options tactiques : une erreur de jugement peut vous amener de la première à la dernière place. On en sort physiquement éprouvé, mais avec la satisfaction d'avoir voyagé.
La banane : C'est l'illustration ci-dessus. C'est un parcours tactique, où le barreur prend l'ascendant sur le tacticien dans des phases critiques telles que le départ ou les arrivées "sous le vent". La manche est brève (moins de 1h30), mais intense : la concentration est de tous les instants et s'applique à chacun. Il s'agit de manoeuvrer suffisament vite pour toujours placer le bateau de manière optimale face aux adversaires, en contrôlant leur vent et en conservant la priorité. On part sous le vent, on remonte, on envoie le spi, on l'affale pour remonter au vent, puis nouvel envoi, nouvel affalage et arrivée.
03/11/2005
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