CR Altigliss
le 10/04/2010 - par Pierre Il y a 1 commentaire, n'hésitez pas à réagir !eXtrem est venu à l'Altigliss Challenge, a vu l'Altigliss Challenge, a vaincu l'Altigliss Challenge. L'équipe revient avec une belle 4ème place de cette 11ème édition du Challenge. Bravo à tous les freestylers de l'ESSEC qui ont su se faire remarquer au cours de cette superbe semaine de compétition.
CR d’Altigliss
“Avale quand j’éjacule”
Booba
PREFACE
(Le rédacteur de ce CR n’a jamais été clean durant la conception du présent document, veuillez donc rester indulgent quand à l’illisibilité de ce texte)
Pour vous mettre en haleine, description d’une journée type Altigliss:
9h: Réveillés par l'odeur des croissants chauds apportés tous les matins par AG
10h: Sur le front de neige, on attrape une canette, une barre de chocolat gratuite et on part skier.
12h30: Retour sur le front de neige où l’on y déguste de délicieux sandwichs, canettes, yaourts, pommes, offerts par AG
14h: Début de la compétition
16h: On a gagné la compétition donc on va chercher la poudreuse en haut des montagnes
17h30 Aperooooo: open Duvel, Carlsberg, Mojito...
20h: Dîner
21h: Foire dans les apparts, généralement le notre était assailli par des hordes de femmes en chaleur (parfois même par une bande de neuf thons inconnus)
00h: Arrivée dans la boite, chine intempestive
4h: Echangisme, bondage et autres déboires..
6h: Coucher / Effondrement
9h: Réveillés par l'odeur des croissants chauds...
Chapitre 1: Dimanche - La Journée la Plus Paille
Départ à 9h46 gare de Lyon, heure fixée depuis plus d’une semaine. Facile d’avoir le train me direz vous. Mais quand le changement d’heure a lieu la nuit même et que le calcul s’avère très complexe: h(j)=h(j-1), évidemment, ça crée des problème. Excepté votre gentil narrateur qui arrive 20 min avant le train tel un banal honnête homme, tout le monde a eu des problèmes. Détaillons:
Pierre R (E1, gentil garçon): Ma valise est préparée depuis une semaine, mes affaires y sont bien pliées, j’ai pris de la lecture pour le train et j’arrive à 9h26, comme conseillé sur le billet.
Léo D (E2, No woman no batte): Il est 9h10, mon téléphone sonne, c’est Robin. Je n’ai pas fait ma valise, j’ai pommé mes billets.
Robin B (E2, Pour une fois ordonné, mais quand même niqué): “Haha, Léo est vraiment un gros boulet. Il est dans la merde pour partir... Attends mais c’est Léo qui a mon billet !Ah bah moi aussi je suis dans la merde je crois...”
Léo et Robin: Arrivée exactement 20s avant le départ du train. Mais Léo n’a toujours pas son billet: et bim 50 $ dans tes dents !
Mathieu L (E2, PRESIDENT D’EXTREM ET RESPONSABLE DE L’EQUIPE): appel vers Robin qui lui apprend que Léo risque d’être en retard, Mathieu, en mec responsable, charrie Léo. Le problème, c’est que Léo entre dans le train, contrairement à Mathieu qui se retrouve, horrifié, devant un train qui part sans lui.
Hadrien C (E2, Le Mec Le Plus Ponctuel): “TOUS EN PULL EXTREM POUR NOTRE ARRIVEE (déjà) TRIOMPHALE SUR GRENOBLE” envoyé de Cergy depuis son portable à toute la team à 7h40... selon lui, mais si on ajuste à l’heure d’été, il est 8h40 et Col est encore tranquille dans son lit à Gycer, une heure avant le départ du train. Il finira donc dans le même train que Mathieu.
Voyage en train où Léo hésite à passer son voyage planqué dans les chiottes, en prétextant une méga chiasse pour éviter les contrôleurs. Puis en arrivant à Grenoble, Léo, Robin et Pierre retardent leur navette de 30 min (“ouais ouais on arrive attendez nous”) pour se poncer un petit macdo tranquille. En entrant enfin dans le bus, ils se font chacun charrier par une quarantaine de Grenoblois chantant “Enculé ! Enculé ! Enculé !”. Ils installent donc dès le début une bonne image. Quand l’équipe est enfin au complet, il est temps de se rendre à l’apéro au vin chaud organisé par l’Altigliss -Mathieu L (E2, Président rageux): “C’est pas au ski club qu’ils feraient ça”- avec des démos de cracheurs de feu -Mathieu L (E2, Président intolérant): “C’est pas au ski club qu’ils feraient ça”- avant une projection du logo sur toute la station -Mathieu L (E2, jamais deux sans trois) “C’est pas au ski club qu’ils feraient ça”.
Enchaînement sur dîner / préchauffe dans la chambre, sauf Mathieu L (E2, M. Geek) qui à 21h41 préfère jouer GTA avant de lancer pour se défendre: “Arrêtez les mecs, je suis en train de faire une mission”. Puis petite teuf au Cosy Bar, la boite de la résidence. Mathieu L et Hadrien C (E2, très sociables) jouent au fléchettes. Rentrée à minuit, Pierre R (E1, le Première Année) sera obligé de se barrer en scred pour aller continuer la teuf.
Chapitre 2: Lundi - Le Début des choses sérieuses
6h45: Les deuxièmes années sont obligés de se lever pour s’inscrire à leurs cours du T3.
10h: début du ski pour tout le monde sauf Léo D (E2, narcoleptique) qui préfère se taper une grasse mat’.
12h: Léo a été désigné pour faire le slalom, il faut le réveiller. Après s’y être mis à 4, la bête est tirée de son lit.
14h: début de la compet’. Seulement deux surfeurs en course, dont Léo. Le meilleur des deux remportera une board et 100 points pour sa team. “Hadrien Col s’élance...” crache le micro au moment où Léo s’envole: imperturbable, notre poulain mettra 3 secondes d’avance à l’autre enculé et remportera dans une compétition de 800 étudiants la première place du slalom.
16h: Epreuve du trophée de l’ambiance, le balais ballon -une sorte de polo mais sans cheval-, abraxé par Pierre R (E1, Aimée Diallo ?) qui préfère réviser ses quiz. La team arrivera jusqu’à la finale mais perdra aux tirs aux buts contre l’équipe des Tatas Riders (GEM2, Méta-Nobodes). Nous les affronterons à l’apéro au relais raoût où ils nous humilient à nouveau. Puis c’est l’heure de la remise des prix, Léo ROBERT (selon le speaker) gagne une maxi board et fait une danse du limousin devant 500 inconnus. La team se retrouve 4ème à la première journée de compet’ avec 100 points. Le soir, mini teuf. (Spoiler: ce sera le dernier soir où nous avons été responsables)
Chapitre 3: Mardi - The Rise of the Déglingue
Boardercross reporté à vendredi pour cause de jour blanc. Mais c’est à l’apéro que le coup d’envoi de la déglingue pour cette semaine est donné. Aujourd’hui c’est Mojito. Nos petits compagnons sont déjà ivres morts à 18h00. Hadrien C (E2, Très mauvais esprit) lance un “Grenoble, si tu savais, ton salaire...”. Les quatre autres, dans leur grande lâcheté, tentent de dire que c’était contre l’ISC qu’on voulait le lancer. En même temps merde quoi, pourquoi s’attaquer à un lion quand on peut achever une gazelle blessée ? Puis Hadri, Matt, Léo et la Rib rentrent à l’appart’ pour dîner. Robin a disparu. Il revient 30 min plus tard en beuglant avec quatre zooz de la team des Pine Rates (oui ils sont très tournés cul à Grenoble). Emma, l’une d’elle, a sa culotte au niveau des genoux, jusque là rien de plus normal. Une autre, Caroline va charrier Matt pendant une bonne dizaine de minutes parce qu’elle a refusé de sortir avec lui en troisième. Cela déclenchera un phénomène de réminiscence chez notre président qui va bouder comme un ado de 14 ans. Mais on attaque pas Mathieu sans punition: Hadrien plonge sa main dans le pot de confiture pour en mettre sur le visage de Caroline. A ce moment toutes les zooz s’attaquent à Hadrien que personne ne défendra. Son pull ESSEC blanc est poutré (mais franchement tout le monde s’en tape), le mur, blanc également, aussi (là on s’en tape un tout petit peu moins). Nous ne cesserons de jouer au yoyo avec la caution jusqu’à la fin de la semaine. Robin repart dîner chez les zooz.
Les 4 restants enchaînent sur un piccolo foot à l’ancienne. Agathe C, une pote de la Rib, et une autre fille les rejoignent et peuvent constater des dégâts de l’alcool sur quatre loques humaines, trois d’entre elles n’étant capables d’articuler que des “Tu bois”, la dernière, Mathieu L (E2, Ca t’apprendra à choisir Chamakh) n’étant même plus capable d’articuler quoi que ce soit.
Rob nous appelle pour qu’on aille chez les zooz chez qui il a dîné. Nous le rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes que tout à l’heure, mais on ne s’en rendra vraiment compte que le lendemain. La soirée de ce soir a pour thème “Les Visiteurs des Etoiles”, c’est donc logiquement que Matt se déguise en Spiderman et Hadri en Super Banane. Il essaiera vainement de convaincre les filles que si, Super Banane vient de l’espace, avant de s’exploser sur leur table et de se faire virer.
Nous partons ensuite à la teuf. <CENSURE> A 4h du mat’, la Rib est le dernier dans le Cosy, et Robin, paternel, retourne le chercher. Ils sortent de la boite, rien de plus normal, puis prennent l’ascenseur. Ce voyage se déroule de la façon la plus banale qui soit. Le spectacle auquel ils assistent ensuite l’est un peu moins: deux mecs en calbute accompagnés de Super Banane, extincteur à la main, en train de courser des gens dans les couloirs. Notons qu’Hadrien avait affirmé quelques heures plutôt (et quelques grammes en moins): “Franchement la blague de l’extincteur, c’est marrant au début mais là ça devient vraiment lourd”, point sur lequel Mathieu l’avait vigoureusement approuvé. Comme quoi entre la théorie et la pratique...
Chapitre 4: Mercredi - Reader First
L’équipe se réveille difficilement avec une barre en plomb dans la crâne. Il neige, jour quasi blanc, il fait froid, l’estomac est tordu dans tous les sens. Dur de se motiver pour aller skier. La journée s’annonce donc à chier. Mais cela est sans compter l’appel que reçoit Matt dans l’après-midi. Une équipe doit être tirée au sort pour être jury au Ride Her First, la compet’ de Big Air où sont invités pas mal de pro riders. NB: depuis le début, les membres d’Altigliss nous répètent que nous ne sommes pas des participants habituels du challenge et qu’ils sont vraiment très contents qu’on soit là. Cela n’a évidemment rien à voir avec le fait qu’une “main INNOCENTE” (GEM2, corrompu(e)) a tiré notre nom durant la journée. Nous prenons donc la navette à 19h pour la Plagne Centre où nous sommes présentés aux riders. Ces mecs sont vraiment détente. Malgré tout, certains ne possèdent pas encore le second degré: Matt’ demande niaisement à l’un d’entre eux “Et sinon, tu rentres le 3-6 ?”. Ce dernier ne comprendra pas l’ironie pourtant bien visible de la question et lâchera devant ses potes hilares “Ouais, ouais, je le rentre ouais” en se recoiffant, pensant ainsi impressionner le petit Mathieu.
Nous leur filons trois de nos maillots ESSEC pour qu’ils les portent durant la compet’. Beaucoup de spectateurs vont ainsi penser que nous sommes en train de sauter, information que nous ne démentirons pas parce que ça fait quand même stylé. Les 1000 personnes présentes pourront donc voir des maillots ESSEC s’envoler en l’air et envoyer des fat double cork. Beau coup de pub. Nous toyserons les riders au point que deux d’entre eux sauteront en slip. Le “Prix de l’ESSEC” (accrédité AACSB) d’une valeur de 500 $ (tout ceci est véridique) sera attribué à deux riders qui effectuent en parfaite synchronisation un magnifique flat 540°. Après la compet nous nous jetterons comme des abrutis dans la pente du Big Air. Un groupe d’une trentaine de kids anglais viendra même nous checker en voyant que nous portons les maillots ESSEC. Ne faisant ni une ni deux ni trois ni quatre ni que dalle, nous leur prodiguerons de bons conseils pour que eux aussi, un jour, soient capables de faire ce que “nous” avons rentré tout à l’heure: a lot of training, une alimentation équilibrée, un beau jeu de jambes, etc.
Enchaînement sur grosse teuf. <CENSURE>. La Rib (E1, Enguerrand H), complètement torché, se prendra même un mur en pleine face et va perdre un bout de dent.
Chapitre 5: Jeudi - La Saint Robin Buttard
Réveil encore difficile, surtout pour cette pauvre Rib dont le sourire est désormais encore plus niais que d’habitude. Aujourd’hui, la compet’ reprend. C’est le Big Air, Hadrien sera notre représentant à ski. Seul petit problème, Hadrien s’est mis la méga latte la veille, ce qui lui fait perdre son latin et surtout son 3-6. Pendant les échauffements, les gens sont chauds, le niveau est relevé, les 3-6 pleuvent, le grabbage est affuté, des back flips sont tentés. Hadri décide de tout miser sur la déglingue et s’habille en Super Banane. Au premier saut, il lâche un 540° parfaitement replaqué: apparemment ce costume possède des super pouvoirs. Au deuxième il tente un 540 grabbé mais ne parvient pas à le replaquer. Le troisième connaît le même destin, espérons donc que le premier va convaincre le jury. Robin participe à l’épreuve en solo en snow, effectue un très beau 360° grabbé ainsi qu’un one foot haut en déglingue qui a failli passer. Léo (E2, Je suis tombé dans une marmite de somnifères quand j’étais petit) voulait passer également, mais il a préféré cuker. Un centralien est à deux doigts de rentrer un back flip en ski, heureusement pour nous, il se vautre au dernier moment.
Les résultats tombent à l’apéro. Hadrien remporte l’épreuve en faisant le meilleur score toutes catégories confondues: + 140 points pour l’ESSEC qui se hisse ainsi à la deuxième place du classement général à mi-parcours. Bien qu’il soit celui qui a rapporté le plus de points à la team, son seul lot sera des (magnifiques) lunettes Von Zipper et deux stickers de la même marque que Robin B (E2, teenager) lui crapsera pour les coller sur son casque.
Le soir, dîner fondue/tartiflette/raclette dans un resto d’altitude. Petit problème, les grenoblois ne connaissent pas le concept de la “bouffe”, et ils vont le découvrir brusquement. Déjà, notre arrivée dans le resto en hurlant “On va tout casser” aurait du leur mettre la puce à l’oreille. Des chants sont lancés par la team, les centraliens répondent, devant une assemblée de grenoblois qui ne comprennent pas ce qui arrive. Robin essaie de calmer un centralien qui a fait un bide en lui infligeant un pichet de pénalité, notre homologue ingénieur pense que Rob bluffe, que ce n’est pas possible de s’envoyer un pichet d’un coup. Notre Butte lui prouvera le contraire, mais ça sera également le début de la fin pour lui. Il ne s’arrêtera plus de chanter. Les centraliens, sentant qu’il est chaud, lui envoient une danse du limousin: il commence par enlever ses habits, ravi, puis arrive le moment fatidique où on lui demande d’enlever son caleçon. Pris d’une folie, il grimpe aux poutres du restaurant, après avoir évité les serveuses qui s’accrochaient à ses jambes, et jette, devant une foule en délire et surtout une pauvre famille qui n’avait rien demandé, son caleçon à l’assemblée.. La fille d’AG veut le virer, il lui promet qu’il va se calmer. A son retour il vole une teille à la table voisine qui tente de l’en empêcher. Il leur lancera un magnifique “Vous aviez qu’à la boire avant bande de nobodes”. Toutes les teilles sont vides, ESSEC et centraliens hurlent en choeur “Patron ! La tournée !”. Les serveuses nous narguent en servant à chaque table une carafe d’eau. Rob se versera la sienne sur la tête en signe de protestation. Il est devenu incontrôlable, il est temps pour notre team de fuire avant que la situation dégénère. Nous sortons donc sous un tonnerre de “Merci Robin !” et de “Merci ESSEC !”. Encore un beau coup de pub accrédité AACSB.
Ayant peur de se prendre un vomi dans l’oeuf retour, nous l’offrons en cadeau aux centraliens, désormais fans de lui. Il lancera à deux allemands présents dans cet oeuf un “Les nazis ! La chanson !”. De retour à la résidence, les centraliens ne veulent déjà plus de lui, alors nous l’envoyons dans la colloc’ des “Fatal Rectal” (je vous ai dit qu’ils étaient tourné cul dans cette école) pour ne plus avoir à le supporter. Il retrouve malheureusement son chemin une demi-heure plus tard avec une paire de ski qui n’est bien sûr pas la sienne. Il se met à vomir du balcon avant de s’effondrer dans un carton. Puis il se relève et se met à faire son Shawn en shootant dans toutes les portes et en chantant “la caution qui saute”. Il faut à tout prix le sortir. Nous descendons donc avec lui au cosy où il ôte son T-Shirt sur Thriller et se met à danser avec tout ce qui bouge (femme, homme, chien) et même avec ce qui ne bouge pas (la barre du podium). Puis il commence à slap better tout ce qui passe. Grâce à une technique foireuse au chi fu mi et surtout une chance incroyable, il slap au bas mot une cinquantaine de personnes. Saoulés, nous remontons nous coucher en l’abandonnant lâchement dans la teuf.
Personne, pas même Robin, ne sait ce qui s’est ensuite passé cette nuit-là, donc pour une fois la <CENSURE> se fait non plus par volonté, mais par défaut.
Chapitre 6: Vendredi - Shooting day
Nous nous levons tous comme des fleurs. Tous ? Non, un irrésistible saoulard ressent une douleur lancinante. Nous ne le citerons pas, par respect pour sa réputation. Malheureusement, ce pauvre Robin (merde je l’ai cité) est notre représentant au boardercross de l’aprèm. Mais nous y reviendrons tout à l’heure. En attendant, une équipe de pros ainsi que Planète (l’AVE du GEM) va filmer notre team ainsi que les gars de Centrale pendant toute la matinée parce qu’on est vraiment trop stylés. Nous allons donc chercher des coins de peuf pour envoyer des fat tricks devant la caméra, sauf la Rib, qui se taule à chaque fois, et Léo (E2, Benjamin Cukierman) qui se fait une grasse mat’. Nous finissons ce shooting par une séance de flat déglingue généralisée à en donner le tournis à notre cameraman, abasourdi devant une telle profusion de ride et de cooline. Puis virée dans les sapins et le half pipe avant d’enchaîner sur le déjeuner.
Alors que l’organisme de Robin est train d’expulser difficilement les derniers grammes d’alcool coulant dans ses veines, il est temps de s’entraîner pour le boardercross. L’équipée Extrem’ part donc trancher le parcours de ses carres affûtés pour tâter la neige et étudier chaque virage. Longs débats à chaque remontée pour savoir si il faut prendre le 6ème virage par l’intérieur ou l’extérieur. Nous apprenons que Robin n’aura qu’un seul concurrent en snow, bonne nouvelle, d’autant plus qu’il est unijambiste. Top départ, Mr. Buttard vient de commencer sa descente, il est à 200 km/h. Néanmoins la compétition est rude, l’enculé de cul de jatte (E-1000, Brandao) essaie de le pousser dès le premier virage. Notre héros parvient à s’échapper, puis se fait rattraper, nouveau coup de coude du fils de pute (E-2000, “Je l’ai pas touchéao”), Robin, tel son maître Batman (je sais ça tombe comme un cheveux dans la tartiflette, mais ça fait 5 pages de CR que j’essaie de la placer, soyez indulgent), s’envole littéralement et ne s’arrête qu’une fois les 100 points assurés. 100+140+100 pour la team, ce qui fait ... (laisser moi compter sur mon boulier) 340 points, soit 10 points d’avance sur les deuxièmes. Et oui, nous sommes NUMBER ONE du classement général à seulement une épreuve de la fin. Vous ne me croyez pas ? Malheureusement la feuille qui le prouve a fini noyée dans la marre de tequila sur la table basse du salon le lendemain soir. Mais tout ce que j’ai dit ci-dessus est véridique. Bon ok j’ai peut-être toomé sur les 200 km/h. Et puis, certes le mec était peut-être pas unijambiste , mais merde me faites pas chier car pour l’instant on part à Bali.
Après le sport, la meilleure épreuve du trophée de l’ambiance: le Big Air déglingue. “C’est quoi exactement ?” me demandent les deux du fond. C’est très simple: méga kick qui envoie à 1000 mètres du sol avant de retomber sur un matelas gonflable géant. Le but ? Envoyer la figure la plus originale, les deux meilleures de chaque team étant retenues. Et il y en a eu: Matt’ et Hadri sautent à moitié nu, mais un grenoblois les battra à ce petit jeu en tombant le caleçon avant le saut, sous les yeux lubriques d’enfants faciles de huit ans présents sur le front de neige (après avoir insulté les handicapés deux paragraphes plus haut, je fais des blagues pédophiles, bel esprit). La Rib invente le flying Michael Jackson (bras gauche vers le ciel, bras droit sur les parties, le tout en poussant un cri strident). Les résultats de cette épreuve n’ont jamais été divulgués pour d’obscures raison mais Extrem avait un 9 et un 9,5 et aurait donc du gagner.
A 18h c’est l’apéro Duvel. Hadri enchaîne slap bet sur slap bet avec son pote Arthur sur des raouts de Duvel (ce qui n’est déjà pas évident vu l’agaçante tendance de cette bière à maxi-mousser avec l’altitude) dans lesquelles sont plongés des morceaux de fromage. Notre Col arrivera à les finir sans mâcher. Ne me demandez pas comment il a fait je n’ai toujours pas compris. La team est donc bien évidemment très fière de lui, un peu moins à 18h15 quand il est à deux doigts de quicher.
Suivront ensuite sur le front de neige un concert de rock bien posé et un putain de concert d’electro. Mais la fatigue commence à se faire sentir, nous nous couchons tous complètement dares sur les coups de minuit / une heure, excepté Hadrien qui ramène deux dijonaises dans la chambre et nous empêche de dormir. L’une des deux, Sarah, le slap bet qu’il n’est pas capable d’avaler un pot entier de confiture de 50cl. Ca peut paraître invraisemblable, mais elle prendra sa baffe (le sol prendra également cher durant l’exploit d’Hadrien qui décidément absorbe n’importe quel fluide qui passe à proximité). Hadrien et les deux filles partent ensuite voler de la bouffe dans les chambres voisines. Hadri et Sarah reviennent dans la chambre se bouffer une pizza à 4h. Sarah essaiera d’ailleurs de faire bouffer de force la moitié à cette pauvre Rib, pour qu’il “se requinque” et aille faire la teuf, alors que le pauvre petit première année avait seulement envie de dormir. Finalement Col et Sarah finiront la soirée à craquer des extincteurs dans les escaliers.
Chapitre 7: Samedi - Der Untergang
L’épreuve finale va se jouer aujourd’hui. Ca sera le slalom parallèle. Cette épreuve est loin d’être la plus facile pour la team, étant donné que nous sommes quatre snowboardeurs sur cinq. Mais en tant que rideurs méta-stylés et premiers au classement général, Bali est toujours possible. Hadrien et Mathieu se dress codent en Super Banane (désormais la mascotte de tout l’AG) et en Spider Man. Léo et Rob se détendent sur le snow park. La Rib passe la matinée à carver sur le stade de slalom. Les équipes qui s’affronteront en huitième de finale sont désignées et comme nous sommes premiers nous nous retrouverons face à une des plus mauvaises équipes (la snowboardeuse de leur team ne sait même pas prendre un téléski). L’ordre de passage est donné: d’abords nos deux super héros pour prendre des années lumières d’avance, puis Rob pour la caution freestyle, la Rib pour la caution Première Année et Léo sur le finish car il nous a démontré lundi qu’il sait prendre ses responsabilités à quelques mètres de l’arrivée.
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Un coup de feu est lancé en l’air, c’est le top départ: Hadrien, pardon Super Banane, part un peu en retard mais fonce à la vitesse de la lumière, c’est au tour de Spider Man qui s’élance et prend un peu d’avance sur son concurrent en disparaissant dans la descente. Robin part en même temps que son adversaire, relativement rapide. Robin est arrivé, la Rib est prêt mais on ne lui fait pas signe de partir alors que le mec en face est déjà sur la piste. Il attend bien 5 secondes avant qu’on lui donne l’autorisation. Il rattrape un peu de temps. Léo parviendra à revenir au niveau de sa concurrente pour arriver simultanément sur la ligne d’arrivée. Malheureusement, Mathieu (E2, plus Hancock que Spider Man sur le coup) s’était vautré pendant son run. La décision est sans appel, nous sommes disqualifiés, 0 point. L’équipe repart avec l’amère sensation d’être passé à deux doigts de quelque chose. Au revoir Bali, au revoir Uluwatu, Padang Padang, les belles blondes australiennes, la drogue, les valises pleines de coke, les putes, les boites sur la plage, les petit-déjeuners au homard, les sessions surf dans des tubes parfaits, les temples surplombant des falaises gigantesques, les rizières, bref, au revoir le kiff. Retournez à Cergy sans passer par la case Bali.
L’aprèm nous commençons les valises, encore un peu glauques en repensant à la défaite. Sur le front de neige, des groupes s’affrontent pour l’épreuve finale du trophée de l’ambiance. A noter qu’une méga queue leu leu de deux cents personnes s’y déroulera. En début de soirée c’est l’heure du JT de Planète (leur Note d’AVE). Nous y sommes omniprésents pendant tout le début, puis n’apparaissons plus. En effet on leur avait demandé de nous couper un peu au montage sinon on aurait vu que nous. Belle perf’ quand on sait qu’on ne connaissait quasiment personnes en arrivant. Ca veut dire une chose, malgré la défaite nous avons été BONS cette semaine. Arrive l’heure de la remise de prix. Nos voisines les Pines Rates sont troisièmes du trophée de l’ambiance, en seconde position les Amérouxcains, et en vainqueur les Boules Metal Jacket (dont les casques étaient griffés d’un élégant “Burnes To Kill”, car, je vous le répète, ils sont vraiment tournés cul dans cette école). J’en profite pour faire un point sur les autres équipes notables du trophée de l’ambiance:
-Les Fatal Rectal qui sont arrivés à La Plagne avec deux poules et sont repartis sans.
-Les Tata Riders, l’équivalent de nos nobodes
-Les Résistants, bien trippants.
-Les CRS: des gamines de 12 ans insupportables. L’une d’elle s’amusait même à se balader en soirée avant un gant pour littéralement mettre un doigt dans le cul des mecs. Et quand je dis doigt dans le cul, ce n’est pas doigt sur le jean mais bien la main sous le caleçon pour tenter d’atteindre l’anus. Par respect de la charte qu’ont signé l’ensemble des médias au sujet de l’anonymat des victimes, je ne citerai pas le nom des deux de notre équipe qu’elles ont doigté. A chaque fois que l’une d’elle essayait de se faire remarquer, l’un de nous (dans 90% des cas c’était Col) hurlait “Mais ta gueule t’as 12 ans rentre chez tes parents !”. Et en plus elles étaient moches.
Puis c’est la remise des prix du trophée, le vrai:
1ers: L’équipe Bali Balo, des grenoblois au nom prophétique. L’un d’eux était également dans la team qui a remporté le trophée de l’ambiance, solide.
2èmes: Centrale dont les membres repartent chacun avec une paire de ski.
3èmes: ESC Clermont, des mecs invisibles toute la semaine mais qui repartent chacun avec une board à 500$. Ils avaient 342,75 points, nous en avions 340...
Robin récupère sa board qu’il a gagné au boardercross (NB: moins t’as de concurrents, plus ton prix est stylé, n’est-ce pas Hadri ?). Lancer de ballon pour clore l’Altigliss. Ce ne sont pas des ballons de baudruche classiques mais du papier fin gonflé par de la cire en feu. Le principe est compliqué à expliquer, mais la seule chose à savoir est que l’AG n’avait pas prévu que de la cire coulerait de ces ballons. Une centaine de ballons a été distribuée. Les 700 personnes du challenge étaient sous les ballons. Une seule a réussi a se prendre une goutte de cire chaude, c’est Col, pile entre les deux yeux.
Ensuite il fallait impérativement se coller la méga latte pour oublier notre défaite et éventuellement pour certains leur troisième oeil. Deux bouteilles de vodka est une fournée de tequila paf plus tard, méga latte il y a eu. La soirée est ensuite devenue la soirée la plus improbable. Tout d’abord, alors que nous étions tranquillement dans la chambre avec Sarah, Helena (les deux dijonaises) et Emma dans notre épopée vers l’ivresse de conclusion, un véritable banc de thons envahit notre chambre. Et quand je dis “thons”, je pèse mes mots, chacune de ces filles était un croisement entre une gorgone et Steven Seagal. Ces huit ou neuf erreurs de la nature qui en feraient presque douter la CC de l’existence de Dieu, pénètrent dans notre antre (l’état de délabrement de notre appart’ m’autorise à employer ce mot en tant qu’euphémisme) en nous demandant “C’est vous les ESSEC ?” “Oui pourquoi ?” “On nous a beaucoup parlé de vous, on voulait voir qui vous étiez”. S’ensuit un blanc d’une bonne dizaine de minutes. Elles se mettent tout autour de nous. La peur envahit nos esprits. Que veulent elles ? Elles sont en surnombre. Avant d’avoir pu faire un mouvement, nous constatons que deux d’entre elles bloquent chaque issue, la porte d’entrée et la fenêtre. Tous nos membres sont tendus, à l’exception de nos bites dont l’afflux sanguin avoisinait le point 0 devant cette injure massive à la féminité et à Eros. C’est dans des moments comme celui-ci que l’on regrette de déborder de style. Vont-elles nous ligoter et nous gaver de viagra pour ensuite nous violer ? Nous serrons tous nos jambes violemment, car notre seule chance pour nous en sortir est de s’autocastrer sur le champ. Heureusement, nous avons affaire à des idéalistes qui pensaient que nous serions consentants, et le spectacle de notre mutisme les pousse à repartir le clitoris entre les jambes. Le cauchemar est terminé. Mais le traumatisme reste.
Notre salut viendra de Josh. Josh, comme son nom l’indique, se prénomme en réalité Foucault. Mais pourquoi l’avons nous renommé Josh alors qu’il s’appelait Foucault ? Parce que ce Foucault a une tête à s’appeler Josh. Josh donc, comme tout Foucault qui se respecte, s’était payé son rush dans la Note / JT quelques heures plus tôt. Car Josh est une énorme toy, tout comme notre Josh à nous, euh pardon, notre Foucault à nous. Josh, donc, entre dans la chambre, ivre mort et pieds nus dans notre appart. Le fait de préciser qu’il est pied nu n’aurait eu aucun intérêt si le sol n’était pas parsemé de bouteilles cassées. Or il l’était. Josh a donc à peine eu le temps de se présenter qu’il était déjà en train de saigner. Au lieu crier, Josh a ri. Car Josh était ivre mort. Aucun de ne lui fait remarquer qu’il serait de bon ton de se désinfecter car mon bon monsieur, nous étions nous aussi déjà ivres morts. Léo propose ensuite à Josh un concours de pompes pour une raison quelconque. Josh commence donc une série de pompes sur le sol coupant, puis s’arrête au bout de trois pompes en disant à Léo “Nan mec t’es trop fort”. Tout ceci alors que Léo n’avait même pas bougé de son canapé.
Puis nous partons dans une odyssée de chambre en chambre pour casser les couilles à tous nos voisins. Robin a un verre à la main. Il s’aperçoit que son verre est vide, et en apercevant cet horrible spectacle, prend peur et le brise sur le sol. Normal. Josh est à nouveau part terre. Il fait résonner son rire gras. Nous ne tenons plus debout: cela signifie qu’il est temps d’aller au cosy. Là-bas, nos 5 amis s’enchaînent pinte sur pinte. Pierre et Sarah s’amusent à tirer sur les gens avec un pistolet à eau et ça les fait beaucoup rire. Tout le monde est bien saoul. Léo est déchaîné et saute comme une puce d’un bout à l’autre de la boite. Tout le monde est ivre, se donne à fond sur le dance floor, et plus tard ... . A partir de 5h, nous rentrons progressivement, car la navette est quand même à 7h45. A 6h Léo remonte à l’étage, sort de l’ascenseur et retrouve Josh, par terre, qui ne bouge plus et ne répond plus. En homme responsable, la première réaction de Léo est bien évidemment d’éclater de rire. Une grenobloise, Agathe L, préfère appeler la sécurité.. Finalement ce bon vieux Josh éclate de rire, se relève, et part vers de nouvelles aventures, chancelant et majestueux à la fois. C’est la dernière vision que l’un de nous a eu de Josh.
EPILOGUE - Le Dimanche Matin
Réveil à 7h par Audrey F (GEM1, Altigliss staff) au mégaphone. Aïe mes oreilles. L’appart est dans un état lamentable, la caution est en jeu. Tout le monde s’active pour sauver ce qui peut être sauvé. Sauf Léo, encore complètement torché, qui reste au lit. Il ne se lèvera que pour prendre une douche alors que la salle de bain venait d’être rangée par Robin. Il refuse de faire quoi que ce soit pour nous aider. Après des menaces de mort de notre part, il lavera tout de même l’évier. Il gagne ainsi en moins d’une heure LE PRIX DE LA PLUS GROSSE MERDE de ce séjour. Puis la navette arrive, tout le monde est dans le coltard, sauf les cinq ESSEC qui se foutent des claques. Léo mettra même une claque à un mec totalement inconnu au bataillon pour la simple et bonne raison que Col lui a dit de le faire.
Puis c’est le train et le dur retour à Paris. Une putain de semaine qui s’achève, incontestablement.
Le train arrive à 15h gare de Lyon, 7 jours après notre arrivée, mais surtout 348 jours avant notre retour déjà certain pour la XIIème édition du Challenge Altigliss.
par suite du CR, le 2010-04-10 13:47:00
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