L’ESSEC renoue avec ses racines : retour avec Assas

le 31/10/2008 - par Radu Calin Il y a 3 commentaires. Réagissez vous aussi !

1912, l’Institut Economique passe sous le contrôle de l’Institut Catholique de Paris, s’installe rue d’Assas et prend le nom de "ESSEC". 2008, retour aux sources…

L’ESSEC renoue avec ses racines : retour avec Assas  

  

L'ESSEC renoue avec ses racines : retour avec Assas

 1912, l'Institut Economique passe sous le contrôle de l'Institut Catholique de Paris, s'installe rue d'Assas et prend le nom de "ESSEC". 2008, retour aux sources...l'ESSEC signe un partenariat d'un genre nouveau avec l'université d'Assas pour un cursus de haut niveau de juristes d'affaires. Cette collaboration est d'un genre nouveau : elle permettra aux étudiants au niveau master (Bac +5) de suivre une double formation nourrie par la composante droit de l'Université Paris II Panthéon Assas et la composante économique apportée par l'ESSEC.

Sont éligibles à cette filière : d'une part les étudiants d'Assas ayant un bon niveau en anglais qui auront accès aux mastères spécialisés de l'ESSEC et d'autre part les étudiants de l'ESSEC spécialisés dans la voie juridique qui pourront compléter leur formation par un des mastères de droit des affaires d'Assas : droit européen, des affaires, droit public de l'économie.,...

 Cette collaboration répond à un besoin du marché d'avocats d'affaires ayant une double formation mais également à une exigence du ministère de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse d'un rapprochement entre grandes écoles et universités. Voilà encore une preuve que les écoles de commerce ne restent pas dans leur tour d'ivoire élitiste et déconnectée de la réalité universitaire. C'est également un intérêt économique pour la compétitivité de la France d'avoir une élite d'avocats d'affaires pour rayonner dans les grands cabinets mondiaux d'avocats d'affaire (Clifford Chance, Linklaters, Lovells,...)  capables de faire face à un contexte mondial de concentration (fusions-alliances) entre entreprises.

 Depuis quelques années a l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, ou de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour permettre aux étudiants qui le désirent de devenir avocats.

Dès lors pas étonnant que le directeur de l'ESSEC Pierre Tapie affirme : « Nous sommes la première fabrique d'avocats d'affaires en France, avec une centaine de juristes etune soixantained'avocats formés chaque année ».


3 commentaire(s)

Un article qui tombe à point nommé pour informer les étudiants de l'essec, trop bien informés par la merveilleuse communication de l'Essec sur ce sujet. Une petite rectification (ou interrogation): le site des Echos relaie cette info mais évoque l'admissibilité des étudiants d'Assas "aux programmes de master (masters spécialisés ou « MBA ») de l'école" ce qui inclut l'Essec-MBA. C'est assez sensible comme différence si c'est vérifié. Cela dit dans les faits, cela ne vient que formaliser une pratique qui veut que la sélection sur dossier des AST à l'admissibilité privilégie les étudiants de filières juridiques prestigieuses comme Assas et la Sorbonne. Quant à l'effet d'annonce qui consiste à dire que l'Essec est la première fabrique d'avocats d'affaires de France, j'espère qu'elle fera doucement rire du coté d'Assas, de la Sorbonne, de Nanterre et des autres grandes facs de droit (Lyon, Bordeaux, Aix, Rennes, etc...) qui sortent chaque année bien plus de diplômes de M2 en droit des affaires (sans oublier les Master1) que l'Essec. Sauf à considérer qu'un "avocat d'affaires" doit nécessairement, pour mériter ce titre, posséder une double compétence commerciale et juridique. M. Tapie pourrait peut être, pour appuyer cette annonce, se fonder sur une étude des revenus et emplois dans les grands cabinets d'affaires où là cette affirmation se justifie certainement.
par R1, le 2008-11-01 14:20:00

Cet accord est le bienvenu: de nombreux étudiants de l'Essec ou d'Assas sont intéressés par une double compétence droit-management. Au lieu de devoir se lancer individuellement avec tous les effrots et les doublons éventuels, un accord permet d'entériner le fait que les deux formations se respectent et vont faciliter ces parcours. Sans compter que le co-branding ASSAS-ESSEC va donner à leur CV une sacrée puissance de feu au moment des recrutements en cabinet ou grand groupe!
par senior, le 2008-11-02 00:59:00

Ravi d'apprendre cette nouvelle : 1. par hasard, 2. sur esseclive, 3. alors que je fais partie du cursus Droit et que je suis donc susceptible d'être (grandement)intéressé. La mauvaise communication de l'Essec en général n'est plus à prouver mais elle atteint son pic concernant cette filière qui demeure obscure. Même pour ceux qui en font partie. C'est déplorable d'autant plus que, comme le dit M. Tapie, le profil Essec-Droit est un des plus valorisés en France... A quand un site formalisé expliquant clairement de quoi il retourne comme il en existe pour nos innombrables chaires ?
par JF, le 2008-11-04 11:49:00

Ecrire un commentaire
 

En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.

SONDAGE

Connectez-vous pour voir le sondage !