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Sur la route de la dépendance

Sur la route de la dépendance

La descente aux enfers se déroule en trois phases


1 - D'abord, une période pendant laquelle aucun symptôme n'apparaît : les activités professionnelles, sociales, familiales et culturelles ne sont pas altérées et la personne ne manifeste aucun trouble du caractère.

 

2 - Ensuite, une phase pendant laquelle la personne abuse régulièrement de l'alcool sans être encore dépendante mais les premiers troubles du comportement apparaissent.

 

3 - Enfin, une phase où la dépendance s'installe, accompagné de signes physiques ou psychiques avec des troubles du comportement, généralement relevant de la violence. La personne est alors alcoolo-dépendante, l'alcool devient un auxiliaire de vie indispensable

 

La dépendance physique à l'alcool est caractérisée par des signes de tolérance et des signes de manque (ou sevrage). -

- Les signes de tolérance sont la résistance aux effets de l'alcoolisation.

- Les signes de manque (tremblements, sueurs, malaises, envie impérieuse de boire de l'alcool, douleurs digestives, les crampes, l'accélération du rythme cardiaque, la baisse de la tension artérielle en se levant brusquement, les nausées, l'angoisse, l'irritabilité, l'insomnie, les cauchemars.) rendent très difficile la maîtrise de la situation, d'autant plus que l'absorption d'alcool va précisément calmer ces signes de manque.

- A cet égard, l'alcool peut être considéré comme une substance particulièrement trompeuse puisqu'elle calme le manque tout en entretenant le cercle vicieux de la dépendance.

- Une autre caractéristique de l'alcoolo-dépendance est la tendance à cacher et à nier cet état.

- Autre point important, la dépendance alcoolique est le prélude une fois sur deux à une autre toxicomanie, elle génère et entretien la dépression

- Quant à l'association alcool + tabac, elle est encore plus élevée puisque 83 à 100% des alcoolo-dépendants sont également des fumeurs invétérés.

 

 

Les causes ?

Les raisons pour lesquelles un individu sombre dans l'alcoolisme, en termes de dépendance, sont multiples et relèvent plus du psychisme que de l'ordre physique :

- Le stress, une difficulté dans la vie, le souvenir « agréable » d'une bonne cuite ou encore l'environnement social sont quelques uns des facteurs entraînant un premier excès, puis un deuxième et c'est l'engrenage fatal.

- On notera cependant que tout le monde n'est pas physiologiquement égal devant la dépendance alcoolique : un terrain génétique prédisposant l'organisme d'un individu à ce type de dépendance a été découvert, ce qui expliquerait la survenue plus fréquente de ce type de problèmes dans certaines familles.

 

 

Que faire ?

- Le plus difficile est de sortir de cet état, de rompre le lien de dépendance.

- Il faut pour cela un soutien psychologique car il n'y a pas de traitement contre l'alcoolisme.

- Mettre la pression n'est pas une solution !

 

 

Premier conseil

- si vous souhaitez aider un(e) alcoolique : cessez de lui répéter qu'il doit absolument arrêter de boire. Car mettre la pression, c'est amplifier la problématique contre laquelle il/elle se défend en buvant. Pour faire une démarche de soins, l'alcoolique doit donc d'abord prendre conscience lui-même de la réalité de sa dépendance et des conséquences néfastes qu'elle entraîne. Il/elle doit comprendre que la boisson constitue un véritable problème auquel il faut remédier, sans culpabilité, ni rejet, dans le but d'améliorer sa santé physique, psychique, et sa vie sociale. Et qu'il ne pourra pas s'en sortir sans l'aide d'amis et de professionnels.

 

Deuxième conseil

- Vous aussi avez besoin d'aide ! pour être vraiment efficace dans le soutien que vous désirez apporter : faites-vous aider vous-même.

- En effet, les proches d'une personne alcoolique, concernés depuis longtemps par ce problème, peuvent développer un trouble spécifique. Se sentant chargés d'une mission de surveillance et de soins, chaque échec les plonge dans une profonde culpabilisation.

- Pour ne pas vous noyer à votre tour dans les difficultés, pensez donc à consulter un thérapeute (psychologue, psychothérapeute…) ou une association d'entraide. Evoquer, mettre des mots sur les difficultés que l'on rencontre dans la relation à l'autre soulage et permet de prendre du recul sur la situation.

- Par ailleurs, pensez aussi à mener votre propre vie sans vous laisser dévorer par la culpabilité : sortez au cinéma, voyez des amis…Cela vous permettra de ne pas jouer le jeu de l'alcoolique que vous souhaitez soutenir et de l'encourager à s'en sortir.  


09/01/2008


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