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On parle de conduite dopante lorsqu'une personne consomme certains produits, pour affronter un obstacle réel ou ressenti , afin d'améliorer ses performances (compétition sportive, examen, entretien d'embauche, prise de parole en public,
situations professionnelles ou sociales difficiles).Dans le monde sportif, cette pratique prend le nom de dopage.
De nombreux facteurs interviennent dans les motivations des usagers et prédisposent à une conduite dopante :
- le sexe : en moyenne, les garçons se dopent plus que les filles;
- l'âge : le nombre d'usagers augmente au cours de l'adolescence;
- le milieu familial : le comportement des aînés vis-à-vis des substances psychoactives est important;
- l'obligation de résultats;
- l'isolement social : l'éloignement du domicile, des lieux d'études, de travail ou d'entraînement sportif;
- le système de carrière dans le milieu sportif et la recherche de célébrité;
- le milieu familial : la pression ou le désintérêt de l'entourage vis-à-vis des résultats;
- les amis, les collègues de travail : le besoin de s'intégrer.
En France, si les résultats des contrôles antidopage ne montrent en moyenne que 2 % de prélèvements positifs par an, les conduites dopantes ne concernent pas uniquement les athlètes de haut niveau et/ou les professionnels.
Une étude internationale avance que 3 à 5 % des enfants sportifs et 5 à 15 % des amateurs adultes utiliseraient des produits dopants.
Effets et dangers des produits dopants à risque de dépendance
Seuls les produits agissant sur le système de récompense du cerveau et utilisés lors de conduites dopantes sont traités ici
Les stimulants
Les amphétamines, la cocaïne, la caféine, l'éphédrine et les produits dérivés sont les plus utilisés. Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration et l'attention, réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l'agressivité et font perdre du poids.
Ces produits interviennent sur le système cardio-vasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiatriques.
Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l'usage de ces substances peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement, voire jusqu'à la mort.
Les agents anabolisants
Pour la plupart, ils sont dérivés de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle. Ces produits (nandrolone, stanozolol, etc.) développent les tissus de l'organisme : les muscles, le sang... Ils permettent d'augmenter la force, la puissance, l'endurance, l'agressivité, la vitesse de récupération après une blessure. Certains agents anabolisants diminuent les douleurs, en particulier articulaires.
Selon la dose consommée, ces produits provoquent notamment des tendinites, de l'acné majeure, des maux de tête, des saignements de nez, des déchirures musculaires, des troubles du foie, voire des cancers et des troubles cardio-vasculaires pouvant entraîner le décès.Les agents anabolisants peuvent entraîner une dépendance physique.
Les corticostéroïdes
Ces substances antifatigue ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Elles augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales.
La consommation de corticostéroïdes entraîne en particulier une fragilité des tendons, des déchirures musculaires, des infections locales et générales. Les symptômes vont de la simple fatigue chronique avec une chute des performances, à une défaillance cardio-vasculaire pouvant conduire au décès. Les corticostéroïdes peuvent entraîner une dépendance physique.
Les narcotiques
Ces substances assoupissent et engourdissent la sensibilité. Ils sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur, et provoquer une impression de bien-être. Ils entraînent des effets nocifs : risques de dépression respiratoire, d'accoutumance et de dépendance physique, diminution de la concentration et de la capacité de coordination.
Les bêtabloquants
Ces médicaments régulent et ralentissent le rythme de la fréquence cardiaque. Ils permettent une diminution des tremblements et ont également un effet antistress. Parmi leurs effets nocifs, on note une impression de fatigue permanente, des chutes de tension artérielle, des crampes musculaires, un risque de dépression psychique et une impuissance sexuelle en cas d'utilisation habituelle et répétée.
09/01/2008
Le cannabis
Les poppers
Kétamine ou spécial K
Les amphétamines ou speed
La cocaine