Home > Infirmerie ESSEC > Actualités > la dépression saisonnière
Presque tout le monde connaît le « blues de l'hiver ». Mais si ce « blues » empêche le sujet de vaquer à ses occupations habituelles pendant quelques mois, il s'agit peut-être d'une dépression hivernale ...
Celle-ci est rarement diagnostiquée et traitée comme telle, bien qu'officiellement reconnue. Elle se manifeste habituellement tous les ans à l'automne et disparaît au printemps. L'humeur du patient est normale en été, voire légèrement euphorique.
Quelles sont les causes?
Dépression hivernale :
- sensibilité individuelle à la diminution de lumière
- surproduction, l'hiver, d'une hormone appelée mélatonine, qui influence probablement la diminution de la production de sérotonine, autre hormone régularisant l'humeur, l'appétit et la libido pendant les heures d'éveil ;
- ralentissement de l'horloge biologique attribué au manque de lumière.
Dépression estivale :
- sensibilité individuelle à la chaleur et à la lumière , mécanisme inconnu à ce jour.
Conseils pratiques
Dépression hivernale :
- s'exposer à la lumière sous toutes ses formes. À l'extérieur ou à l'intérieur, assurez-vous d'être exposé à une lumière suffisante, surtout le matin. Dans la maison, allumez suffisamment de lampes pour obtenir un éclairage brillant.
- lutter contre l'envie de dormir le jour. Adoptez un horaire de sommeil nocturne de huit heures environ et tenez-vous-y. Couchez-vous plus tôt et levez-vous de bonne heure.
- ne pas utiliser de photothérapie sans avoir consulté le médecin traitant. Certaines maladies peuvent constituer des contre-indications à la photothérapie.
- suivre attentivement les instructions concernant la photothérapie. Les anciens modèles de lampes thérapeutiques exigeaient qu'on jette un bref coup d'oeil sur la lampe toutes les minutes. Ce n'est plus nécessaire avec les nouveaux modèles.
- ne pas fixer des yeux la lampe pendant la photothérapie. Assurez-vous d'être dans le champ de lumière, mais attention : fixer l'élément lumineux est dangereux pour les yeux.
- continuer sans interruption le traitement de photothérapie. Et ce, même si vous vous sentez mieux. La dépression se manifesterait à nouveau au bout de deux à quatre jours.
- éviter la photothérapie le soir. Cela risque de retarder votre sommeil et de dérégler de nouveau votre horloge biologique.
- continuer de prendre ses antidépresseurs pendant la photothérapie. Si votre médecin vous a prescrit des antidépresseurs, ne cessez pas de les prendre sans l'avoir consulté.
- éliminer le stress. N'hésitez pas à éliminer toutes les sources de stress sur lesquelles vous pouvez agir.
- une nouvelle méthode révolutionnaire vient de naître : la simulation de l'aube. Vous voulez vous lever à 7 heures ? Dès 5 h 30, un appareil tout simple, branché sur une lampe de chevet, déclenche l'éclairage dans votre chambre. Tout en douceur, il simule l'apparition – d'abord très lente, puis de plus en plus rapide – de la lumière de votre nouvelle journée. Vos yeux, même fermés, sont très sensibles à ce signal, qui est le déclencheur du réveil pour l'espèce humaine depuis la nuit des temps. Cela ne fait que quelques siècles que nous tentons de nous libérer de l'emprise de ce rythme que la nuit et le jour ont toujours imposé à nos ancêtres. Ce signal de l'aube, notre cerveau et notre corps y sont parfaitement adaptés. Du coup, le réveil se fait naturellement, sans interrompre un rêve qui aura compris, dès la faible intensité de la lumière, qu'il doit commencer à se conclure de lui-même. Pour ceux que cette douceur inquiète, certains appareils sont dotés d'une "sonnerie de rattrapage"…
Dépression estivale :
- se tenir loin de la chaleur et du soleil. À l'extérieur, sortez tôt le matin ou en fin de journée et portez des lunettes de soleil. Dans la maison, une atmosphère climatisée et un éclairage tamisé sont recommandés.
Quand consulter?
Si vous êtes déprimé au point de ne pouvoir vaquer à vos occupations habituelles.
26/10/2007
La dépression
Éruptions cutanées
La déprime
Saignement du nez
Poids idéal