Les maladies sexuellement transmissibles
le 01/06/2006 - par Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Appelées aussi maladies vénériennes, les maladies sexuellement transmissibles, ou MST, désignent des maladies transmises lors de rapports sexuels. Autrefois dominées par la syphilis et la blennorragie, les MST concernent aujourd'hui de nombreux autres germes, virus, champignons et même parasites.
On parle également de MST lorsque l'infection touche la zone buccale et la région anale. |
Quelles en sont les causes ?
Les MST sont causées par des infections diverses contractées au cours de rapports sexuels non protégés par un préservatif ou avec des partenaires multiples. Une plaie des muqueuses favorise la contamination
Comment prévenir leur apparition ?
Le préservatif est le seul rempart efficace.
Les maladies sexuellement transmissiblesComment les reconnaître ?
Comment les reconnaître ?
Les signes dépendent beaucoup du type de MST. Chez la femme, l'infection est parfois silencieuse et ne donne lieu qu'à très peu de signes.
- Les gonococcies
Appelée aussi blennorragie (“chaude-pisse”), la gonococcie touche les deux sexes. Chez l'homme, elle se signale, 1 à 6 jours après le rapport sexuel anal ou buccal, par une urétrite purulente jaune ou verdâtre douloureuse lors de la miction. Chez la femme, elle se traduit par une vulvite et des écoulements.
- es chlamydiae
Ce sont les plus fréquentes des MST, asymptomatiques dans la moitié des cas. La maladie apparaît en 10 à 15 jours. Elle donne lieu chez l'homme à une urétrite, et chez la femme à une cervicite, une salpingite responsable de douleurs pelviennes, de la fièvre, des pertes blanches ou des saignements. Les chlamydiae peuvent également provoquer la maladie de Nicolas Favre, qui associe une inflammation ganglionnaire inguinale et rectale purulente.
- Les trichomonases
Dues à un parasite, le trichomonas, c'est l'une des MST les plus fréquentes. Elle est asymptomatique une fois sur deux chez la femme. Elle se traduit par une urétrite, une vaginite ou une cervicite.
- Les candidoses
Il s'agit de champignons responsables de balanite et de vulvite qui se traduisent par des dépôts ou des écoulements blanchâtres, sans atteinte de l'urètre.
- Les virus
Des virus peuvent se transmettre par voie sexuelle dont les plus redoutables sont l'hépatite B et surtout le SIDA. La transmission par voie sexuelle de l'hépatite C est très rare. L'herpès évolue par poussées. Il se traduit d'abord par des brûlures intenses suivies de vésicules suintantes et de petites ulcérations. Les crêtes de coq connues sous le nom de papillomes ou de condylomes acuminés sont liées également à un virus. Ces végétations vénériennes se manifestent chez l'homme et la femme par des petites verrues de 2 à 3 mm ou des crêtes de coq dentelées, sur les organes génitaux et notamment autour de l'anus, quelques jours ou mois après le rapport contaminant.
- La syphilis
Appelée aussi vérole, la syphilis est l'une des plus anciennes MST. Elle est devenue rare. La bactérie responsable pénètre d'autant mieux dans l'organisme qu'il existe une petite plaie ou lésion sur la muqueuse de l'un des partenaires. La maladie apparaît une vingtaine de jours après le contact, sous la forme de ganglions et d'une petite plaie indolore génitale ou buccale d'allure ulcéreuse appelée “chancre”. Il est très contagieux. C'est la phase primaire de la syphilis. Cette lésion disparaît rapidement pour laisser place en l'absence de traitement quelques mois et années après, aux manifestations cutanées, osseuses, viscérales, cardiaques et neurologiques de la maladie qui font toute sa gravité.
- Les mycoplasmes
Il s'agit de bactéries responsables d'urétrite et de salpingite, notamment après un accouchement.
- Le chancre mou
Le chancre mou est une MST rare, liée à un bacille différent de la syphilis et que l'on retrouve en Afrique noire. Il touche plutôt l'homme et passe inaperçu chez la femme. Le chancre mou se traduit par un ulcère et un ganglion qui s'abcède et perce la peau.
- La donovanose
Il s'agit là encore d'un chancre, difficile à différencier des précédents.
- Les phtiriases inguinales
Appelées aussi morpions, les phtiriases font partie des MST.
Quels examens peuvent être nécessaires ?
Un recueil de l'écoulement urétral, un prélèvement du tissu génital infecté et dans certains cas un examen d'urine ou un examen sanguin permettent de mettre en évidence l'agent responsable de la MST.
Quelles peuvent en être l'évolution ?
- Chez la femme, une MST “silencieuse” à chlamydiae ou à gonocoques, non traitée ou trop tardivement, peut évoluer vers une salpingite préjudiciable à une grossesse normale ou responsable d'une stérilité ultérieure.
- Chez l'homme, une infection prostatique, oculaire, articulaire ou testiculaire (orchi-épididymite) peut compliquer une gonococcie. Dans ce dernier cas, des douleurs scrotales et une fièvre importante permettent d'orienter le diagnostic. Une septicémie est toujours possible.
- Les condylomes acuminés augmentent le risque de survenue d'un cancer.
- L'hépatite virale peut toucher gravement le foie.
Quel traitement peut-on vous proposer ?
Tout dépend bien entendu du type exact de MST :
Les gonococcies, le chancre mou, les chlamydiae, les mycoplasmes, la donovanose et la syphillis sont du ressort des antibiotiques.
Les condylomes acuminés peuvent être traités par l'application d'azote liquide ou par électrocoagulation.
On traite les candidoses par des antifongiques.
On peut détruire les poux et les trichomonas par des médicaments antiparasitaires.
Que devez-vous faire ?
La plupart des MST guérissent rapidement lorsque le traitement est précoce, d'où l'intérêt de consulter rapidement son médecin traitant, un gynécologue ou un dermatologue.
En cas d'apparition de signes évocateurs, vous devez avertir votre partenaire de l'existence d'une possible MST afin qu'il puisse consulter un médecin au plus vite et se protéger lors de rapports sexuels ultérieurs.
Lexique
- Balanite : infection du gland.
- Cervicite : infection du col utérin.
- Electrocoagulation : destruction d'un tissu ou d'un vaisseau par un courant électrique.
- Salpingite : infection des trompes.
- Urétrite : infection donnant lieu à un écoulement par l'urètre.
- Vaginite : infection du vagin.

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