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Idées fausses et opinions erronées les plus répandues
- Parmi les plus répandues de ces opinions erronées, celle que l'alcool “donne des forces”. C'est faux. Certes, l'alcool éthylique, ou éthanol, apporte 7 calories par g d'alcool lorsqu'il est métabolisé dans le foie, mais sa transformation produit aussi de l'acide lactique qui gêne le travail musculaire. De plus, ces calories sont dépourvues de pouvoir énergétique, en quelque sorte “vides”, car elles ne fournissent ni sels minéraux, ni protéines, ni vitamines. Comme la consommation d'alcool tend également à diminuer l'appétit, ce phénomène explique en partie pourquoi les grands buveurs présentent des carences en vitamines, qui peuvent déterminer des troubles cérébraux ou neurologiques.
- Par ailleurs, si la consommation d'alcool peut avoir initialement un effet stimulant chez certaines personnes en leur donnant un sentiment d'euphorie, lorsque la quantité d'alcool devient plus importante, elle provoque au contraire une somnolence car l‘alcool agit sur le système nerveux. Dans le pire des cas elle peut provoquer un coma.
- Les effets sur la sexualité n'existent pas plus. Au contraire, divers travaux ont montré que pour de faibles doses d'alcool, les performances masculines sont diminuées. Tout au plus, l'alcool provoque-t-il une certaine désinhibition en modifiant les centres de contrôle cérébraux des émotions !
- L'alcool ne réchauffe pas
Cela ne sert pas non plus à grand chose de boire de l'alcool dans l'idée de se réchauffer. Certes, l'ingestion d'une boisson alcoolisée procure une sensation de chaleur en dilatant les vaisseaux sanguins présents sous la peau. Mais, la chaleur produite s'échappe immédiatement de l'organisme par les pores du revêtement cutané. A terme, la température corporelle est donc diminuée (d'un demi-degré pour 50 g d'alcool absorbé) et les personnes ayant beaucoup bu risquent l'hypothermie, parfois mortelle.
- La consommation d'alcool ne désaltère pas non plus. Elle tend même à induire une déshydratation, car l'alcool possède un effet diurétique. Cette perte d'eau pourrait être à l'origine de la sensation si désagréable de “gueule de bois”, qui ne réclame d'autre traitement que le repos, la consommation d'eau ou de jus de fruits en abondance et, éventuellement, la prise d'aspirine.
- Enfin, sachez que si vous avez abusé de la bouteille, la consommation d'un café ne pourra guère vous aider à vous dégriser, car celui-ci ne modifie pas le taux d'alcool dans le sang (alcoolémie). Diluer l'alcool dans de l'eau avant de le boire n'arrangera pas plus votre affaire. Malheureusement, pour éliminer les effets de l'alcool, une seule chose est efficace, le temps !
- En revanche, il est vrai que la consommation d'un repas influence la façon dont l'alcool est assimilé et module le taux d'alcoolémie. Lorsque l'estomac est vide, l'absorption de l'alcool est plus rapide.
A l'inverse, la présence d'aliments solides et gras ralentit le passage de l'alcool dans le sang car il retarde le déversement du contenu de l'estomac dans l'intestin, avant que l'alcool ne traverse le tube digestif et n'atteigne le compartiment sanguin.
Mais, cela ne règle pas tout car l'alcool ne sera éliminé que plus lentement : plus de 4 heures d'élimination à la dose de 0,6 g/l
En fait, le taux d'alcool sanguin monte assez rapidement après la consommation d'une boisson alcoolisée, en une demi-heure à jeun, en une heure lors d'un repas.
Ensuite, l'élimination de l'alcool est assez longue, l'alcoolémie s'abaissant de 0,15 g/l par heure en moyenne. Quatre à 5 heures au minimum sont donc nécessaires pour qu'une alcoolémie de 0,6 g/l revienne à la normale, un taux atteint avec 2 ou 3 verres de vin maximum.
Toutefois, il ne s'agit là que de généralités. Parce que leur taille est en général plus faible, les femmes sont plus sensibles que les hommes et la concentration d'alcool dans le sang s'accroît chez elles plus rapidement et dans des proportions plus importantes.
Les personnes de faible poids et de petite stature voient également, en règle générale, leur alcoolémie augmenter plus fortement.
Enfin, certains individus réagissent particulièrement mal aux effets de l'alcool car ils manquent d'une enzyme, l'acétaldéhyde déshydrogénase, qui a pour fonction d'éliminer l'un des principaux produits de transformation de l'alcool, l'acétaldéhyde. D'autres paramètres entrent aussi en jeu dans le niveau d'alcoolémie comme l'accoutumance à l'alcool, les capacités de transformation du foie ou la consommation de médicaments.
09/01/2008
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