Home > Infirmerie ESSEC > Drogues et dépendances > l'alcool et test de dépendance
Effets et dangers de l'alcool
- L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme.
- L'alcool détend et désinhibe.
- À court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...
Les risques sociaux
- diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail
- pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles, suicide, homicide
- exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d'ébriété n'est plus capable de se défendre.
Les risques sanitaires
- à plus long terme, l'usager risque de développer de nombreuses pathologies : cancers (de la bouche, de la gorge, de l'oesophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardio-vasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
- Les hommes sont plus touchés : plus de 7 % des décès chez les hommes contre près de 2 % chez les femmes.
- En 1997, parmi les plus de 15 ans on comptait en France 2 615 décès directement liés à la maladie alcoolique chronique, dont :11 448 par cancers des voies aérodigestives supérieures, 8 865 par cirrhose du foie, 2 302 par psychose et dépendance alcoolique.
- La consommation excessive d'alcool est en cause dans plus de 20 000 autres décès : accidents sur la voie publique, suicides, autres cancers (du foie, du pancréas, du côlon), maladies cardiaques.
- L'alcool est également à l'origine ou en cause dans une proportion importante des homicides, environ 1/3 des accidents mortels de la route et 1/5 des accidents domestiques.
L'alcool pur est le volume d'alcool exprimé en alcool à 100 % ; 1 litre d'alcool pur équivaut à environ 8 litres de vin à 12°.
A partir de quand peut-on dire que quelqu'un est alcoolique?
La frontière se définit-elle en fonction de la quantité d'alcool absorbée?
Pas le moins du monde : certaines personnes boivent ainsi beaucoup sans pour autant être alcoolo-dépendantes.
- L'alcoolisme se définit, en fait, par le lien de dépendance qui unit l'individu au produit. Ce qui fait l'alcoolique est donc moins la quantité d'alcool qu'il boit que la relation qu'il entretient au produit.
- Pour la personne dépendante, l'alcool est un auxiliaire de vie indispensable. Il ne parvient plus à s'arrêter de boire, sa consommation crée des problèmes au sein de son foyer et dans sa vie sociale, a des pertes de mémoire, se met à rechercher compulsivement des bouteilles et des contextes lui permettant de s'adonner à la boisson. Et il croit bien souvent maîtriser sa consommation, alors que tout prouve le contraire.
A chacun sa thérapie?
Différentes solutions s'offrent à la personne qui a décidé de sortir de l'alcoolisme :
- s'adresser à son médecin traitant. S'il n'est pas spécialiste de l'alcoolisme, il peut vous orienter vers un médecin spécialisé.
- suivre une cure de sevrage. Cela signifie l'arrêt complet de toute prise d'alcool grâce à une prise en charge dans un CCAA (Centre de Cure Ambulatoire et d'Alcoologie) ou un service d'alcoologie à l'hôpital. Le choix de l'un ou l'autre se fait avec la personne après information sur sa maladie, ses conséquences, éventuellement après un examen médical complet (digestif, neurologique, dentaire..) et en prenant en compte l'ensemble des problèmes.
La durée du sevrage est de 7 jours (au-delà, il n'y plus de risque d'apparition du syndrome de sevrage).
- entamer une psychothérapie (psychanalyse, psychothérapie cognitivo-comportementaliste, thérapie de couple, familiale). Cette solution permet d'aider la personne malade à comprendre le rôle de l'alcool dans sa problématique et de reconstruire progressivement une image valorisante de lui-même.
- suivre les réunions d'associations d'anciens buveurs. Les plus connus sont : Vie Libre, la Croix d'or, la Croix bleue et les Alcooliques Anonymes (« AA »). La force des ces mouvements repose sur leur disponibilité, le partage de l'expérience et de la connaissance de la maladie, l'accompagnement, le fait de retrouver une utilité sociale collective. Le mieux est de proposer au patient d'assister à diverses réunions, puis de choisir le mouvement au sein duquel il se sent bien.
En savoir plus :
A lire
- Comment aider les alcooliques et ceux qui les entourent, Kiritze-Topor, éd. MMI (1998).
- Comprendre et traiter les alcooliques, JL Archambault, éd. Frison-Roche (1992).
- La personne alcoolique, H. Gomez, éd. Dunod (1999).
Minitel
- 3614 Alcoolinfo pour trouver les centres de soin à proximité de votre domicile.
Adresses
- Centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie (CHAA) : pour trouver les coordonnées, adressez-vous aux Comités départementaux de prévention de l'alcoolisme ou à la DDASS.
- Alcooliques Anonymes: tél 01 48 06 43 68
- Croix Bleue : tél. : 01 48 74 85 22
- Croix d'Or : tél. : 01 47 70 34 18
- Vie Libre : tél. : 01 47 39 40 80
- S.O.S Alcool Femmes : tél. : 01 40 71 04 70
- Que dois-je faire ? Il/Elle Boit : tél. : 01 42 26 17 00
- Centre After (Accompagnement des familles de toxico-dépendants par l'entraide en réseau) : tél. : 01 55 35 36 47
- ANPA (Association Nationale de Prévention de l'Alcoolisme : adresses des consultations d'alcoologie à l'hôpital ou des CCAA) : tél. : 01 42 33 51 04
Auto-évaluation de la dépendance à l'alcool Questionnaire audit
Ce questionnaire concerne votre consommation de l'année écoulée, attention à ce que vos réponses reflètent cette unité de temps et pas seulement les dernières semaines noter chaque réponse comme suit :
Jamais = 0
Moins de une fois par mois = 1
Une fois par mois = 2
Une fois par semaine = 3
Chaque jour ou presque = 4
1. Combien de fois vous arrive-t-il de consommer de l'alcool ?
2. Combien de fois vous arrive-t-il de boire plus de deux verres d'affilé ?
3.Au cours d'une même occasion, combien de fois vous arrive-t-il de boire trois verres ou plus ?
4. Cette année, vous est-il déjà arrivé de ne plus pouvoir vous arrêter de boire?
5. Cette année, le fait d'avoir bu de l'alcool vous a-t-il empêché de faire ce que l'on attendait de vous ?
6. Cette année, après une période de forte consommation avez-vous dû boire de l'alcool dès le matin pour vous remettre en forme ?
7. Cette année, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ?
8. Cette année, combien de fois avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s'était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?
9. Vous êtes-vous blessé ou avez vous blessé quelqu'un parce que vous aviez bu ?
10.Est-ce qu'un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s'est déjà préoccupé de votre consommation d'alcool et vous a conseillé de la diminuer ?
Non
Oui, mais pas au cours de l'année passée
Oui, au cours de l'année dernière
Le total de la somme des points obtenus à chaque réponse indique le degré de dépendance :
- moins de 6 pour une fille et moins de 7 pour un garçon correspondent à un risque « faible » ou à un risque « anodin »
- entre 6 et 12 pour une fille et 7 et 12 pour un garçon on est en présence d'une consommation à risque ou à problème
- au-delà de 13, dans un sexe comme dans un autre, l'alcoolo-dépendance peut-être soupçonnée
Il ne s'agit là que de tests d'orientation de vos tendances actuelles consultez votre médecin ou venez nous voir si vos scores vous paraissent élevés
28/11/2007
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