La « drogue du viol »
le 04/03/2004 - par none Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !Très connue sous la dénomination de « date rape drug » (drogue du viol) ou encore « d'ecstasy liquide », elle est aujourd'hui utilisé de façon criminelle. Les consommateurs l'utilisent pour favoriser des relations sexuelles « forcées ».
Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle.
Les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles ne garderaient pas forcément le souvenir.
Le produit serait souvent mis dans les boissons à l'insu des consommatrices. Inodore et incolore, cette substance peut facilement se glisser dans un verre à l'insu de la victime. Il s'ensuivrait des relations sexuelles apparemment « consentantes » et débridées, avec en plus des pertes de mémoire.
Le GHB et ses dérivés inhibent les systèmes neuronaux chez un individu, c'est-à-dire qu'une personne excitée sera calmée et une personne angoissée ou inhibée sera désinhibée.
C'est donc très simple:
- Le futur violeur verse à l'insu de la victime une dose de GHB dans son verre, puis il n'a qu'à attendre entre 15 et 30 minutes la venue des premiers symptômes.
- La victime a tout d'abord la sensation d'avoir trop bu, sa vision se rétrécit, son équilibre est gravement atteint et elle n'a plus aucune notion de réalité. Elle est donc tentée de tout accepter, et de suivre n'importe qui, n'importe où.
- Dû à la désinhibition de la victime, et vu qu'elle accepte ce qu'elle n'aurait pas accepté dans une situation normale, le violeur est déresponsabilisé.
Le viol, c'est d'ailleurs dans le mot, est associé à la violence !!!
Le violeur « ancienne méthode » s'attaque à la fille et s'ensuit généralement une pénétration forcée.
- Avec le GHB ce n'est pas le cas, l'usage de la violence n'est souvent pas nécessaire. La relation sexuelle paraît tout à fait normale et s'ensuit une non-culpabilisation du violeur: or ce n'est pas le cas ! La relation est forcée puisque facilitée par l'usage d'un stupéfiant !De plus, ceci est aggravé par la préméditation du crime. En effet, si un individu verse ce produit dans le verre de sa victime, c'est donc bien qu'il pense, à l'avance, vouloir commettre le viol. Il ne pourra pas invoquer plus tard la « pulsion » ou l'acte irréfléchi.
Les conséquences des propriétés et des effets de cette drogue ne s'arrêtent pas là.
- Dans un premier temps, les traces du GHB dans l'organisme disparaissent au bout de 12 à 48 heures.
- Dans un second temps, la victime ne se souvenant généralement de rien, comment poursuivre le violeur? « Y'a t-il vraiment eu viol ? » est tentée de se dire la victime.
- La femme violée a donc un sentiment de culpabilité et n'ose pas porter plainte.
Même s'il est difficile de prouver le viol, si la victime s'y prend suffisamment vite, il est possible d'arrêter le criminel.
De même, sans traces de GHB dans l'organisme dû à la rapidité de dissolution, il est maintenant possible de faire des tests d'ADN pour identifier le coupable.
La vitesse de réaction est primordiale !!!
- Même sans souvenir des faits, certains signes sont parfois très clairs : vêtements déchirés, contusions, traces de sang
- Même si vous vous êtes drogué(e), si vous avez bu de l'alcool plus que de raison ou si vous êtes sorti(e) en solitaire, l'agression reste un crime puni par la loi. Demandez de l'aide.
- Il l est important de se présenter dans un hôpital pour y subir des tests, le GHB ne reste présent dans le sang que quelques jours.
- Demandez le soutien d'amis ou auprès des services de l'établissement où vous vous trouvez.
Restez vigilantes et attentives
- La multiplication des affaires de viols liés au GHB et à ses dérivés est très inquiétante, il est donc recommandé d'ouvrir l'œil et d'être méfiante.
- Si vous allez faire la fête entre amis et que vous constatez que l'un de vous n'a pas un comportement normal, n'attendez pas que le drame se produise pour intervenir.
- Autre conseil important : restez sur vos gardes : n'acceptez jamais un verre d'une personne inconnue ou en qui vous n'avez pas confiance et gardez toujours votre verre à la main.
- La non-culpabilisation du violeur, l'amnésie engendrée par l'absorption du GHB, le très bas prix de vente, rendent la drogue du viol particulièrement attractif pour certains hommes, désireux de transformer la plus réticente des filles, en « fille facile ».
- Plus grave : n'ayant plus recours à la violence, des hommes qui n'auraient jamais commis de viols auparavant, utilisent le GHB comme ils utiliseraient un aphrodisiaque !
Il existe des organismes et des associations comme le Collectif Féministe contre le viol qui apportent un soutien et encouragent à aller porter plainte. Cette démarche, extrêmement difficile, est indispensable car les examens effectués par un médecin expert seront recueillis comme preuve.
Collectif Féministe contre le Viol
5, cours Saint Louis - 13001 MARSEILLE
Ecoute téléphonique : 04 91 33 16 60
Téléphone/Fax secrétariat : 04 91 54 49 85
http://www.sosviol.com/sos/pages/home.php?rub=0&srub=0
Les hommes aussi peuvent être victime de cette drogue!!!
2 commentaire(s)
Bonjour,
Si la victime est sous GHB elle est donc consentente pourquoi aurait elle des marques de contusions ou autres fait de violence ?
merci
stephanie
par jumeau, le 2010-08-10 12:08:00
Le légiste m'a répondu: pour les ématomes vous avez la peau mâte sa ne se voi pas! sur le raport il a précisé que si il y a eu pénétrtion annal se srais sous l'emprise de drogue.A se jour le coupable est connu et l'affaire a été clacée sans suite et moi j'ai eu une reconstruction du sfinctaire prise en charge par la sécu.que fair?
par RAKROUKI, le 2010-11-30 15:19:00
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