L'automédication

le 03/12/2003 - par none Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Méconnaissance des effets secondaires, l'automédication n'est pas sans danger surtout si elle dure :

L'automédication

L'automédication consiste à prendre de sa propre initiative un médicament pour soigner les symptômes d'une maladie.

En pratique, rien ne remplace un coup de téléphone à son médecin ou encore l'avis de votre pharmacien.

Si besoin, appelez le service de garde médicale ou bien le SAMU (tel: 15) qui pourront vous conseiller.

 

L'automédication n'est pas sans danger surtout si elle dure :

 

Retard de diagnostic :

- constipation inhabituelle et cancer de l'intestin, brûlure d'estomac et ulcère d'estomac, toux et cancer du poumon par exemple.

- Méconnaissance des effets secondaires :

- anti-inflammatoires ou aspirine chez un malade aux antécédents d'ulcère ou sous anticoagulant.

- Certains décongestionnants nasaux sont contre-indiqués en cas d'hypertension, de glaucome, de grossesse, etc.

- De nombreux médicaments entraînent une somnolence dangereuse pour la conduite ou pour certains travailleurs

 

Méconnaissance de la composition du médicament :

- plus de 200 médicaments contiennent peu ou prou de l'aspirine...

 

Interaction avec un traitement en cours :

- la cimétidine (anti-acide pour brûlure d'estomac) est en vente libre alors qu'il interfère avec de nombreuses molécules.

- De même avec les anti-inflammatoires, l'aspirine ou encore avec les pansements gastro-intestinaux qui diminuent l'absorption d'autres médicaments.

- Les conséquences sont parfois inattendues telle une grossesse si la pilule a été plus ou moins inhibée par un autre traitement.

 

Erreur de posologie :

entraînant un surdosage parfois grave en particulier chez l'enfant ou avec certaines molécules chez l'adulte.

 

Toxicité méconnue :

c'est souvent le cas des plantes considérées à tort comme sans danger. Par exemple utilisation au long cours de laxatifs aboutissant à la maladie des laxatifs (atteinte de la muqueuse de l'intestin et hypokaliémie).

C'est encore plus vrai en cas de grossesse ou d'allaitement où le nombre de médicaments contre-indiqués est prodigieux.

 

Aggravation sournoise d'un état au départ peu grave :

- par exemple, Infection urinaire évoluant à bas bruit avec un traitement à base de petits antiseptiques urinaires.

- Infection pulmonaire traitée par un simple sirop.

- Chez l'asthmatique, abus de spray qui peut déboucher sur un service de réanimation.

- Prise d'anxiolytiques seuls, masquant ainsi pendant un certain temps (parfois précieux) une dépression débutante.

 

Non prise en compte d'allergies potentielles

 

Conclusion :

On pourrait multiplier les exemples à l'infini...

L'automédication doit être utilisée à bon escient, en connaissance de cause, et pour une durée très limitée. On ne s'improvise pas médecin, c'est dangereux ! D'ailleurs les fabricants se protègent en notant dans toutes les publicités (en petits caractères) : « pas d'utilisation prolongée sans avis médical »... et aussi (toujours en petits caractères) « lire la notice avant l'emploi » ...


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