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Méconnaissance des effets secondaires, l'automédication n'est pas sans danger surtout si elle dure :
L'automédication consiste à prendre de sa propre initiative un médicament pour soigner les symptômes d'une maladie.
En pratique, rien ne remplace un coup de téléphone à son médecin ou encore l'avis de votre pharmacien.
Si besoin, appelez le service de garde médicale ou bien le SAMU (tel: 15) qui pourront vous conseiller.
'automédication n'est pas sans danger surtout si elle dure :
Retard de diagnostic :
- constipation inhabituelle et cancer de l'intestin, brûlure d'estomac et ulcère d'estomac, toux et cancer du poumon par exemple.
Méconnaissance des effets secondaires :
- anti-inflammatoires ou aspirine chez un malade aux antécédents d'ulcère ou sous anticoagulant.
- Certains décongestionnants nasaux sont contre-indiqués en cas d'hypertension, de glaucome, de grossesse, etc.
- De nombreux médicaments entraînent une somnolence dangereuse pour la conduite ou pour certains travailleurs
Méconnaissance de la composition du médicament :
- plus de 200 médicaments contiennent peu ou prou de l'aspirine...
Interaction avec un traitement en cours :
- la cimétidine (anti-acide pour brûlure d'estomac) est en vente libre alors qu'il interfère avec de nombreuses molécules.
- De même avec les anti-inflammatoires, l'aspirine ou encore avec les pansements gastro-intestinaux qui diminuent l'absorption d'autres médicaments.
- Les conséquences sont parfois inattendues telle une grossesse si la pilule a été plus ou moins inhibée par un autre traitement.
Erreur de posologie : entraînant un surdosage parfois grave en particulier chez l'enfant ou avec certaines molécules chez l'adulte.
Toxicité méconnue : c'est souvent le cas des plantes considérées à tort comme sans danger. Par exemple utilisation au long cours de laxatifs aboutissant à la maladie des laxatifs (atteinte de la muqueuse de l'intestin et hypokaliémie).
C'est encore plus vrai en cas de grossesse ou d'allaitement où le nombre de médicaments contre-indiqués est prodigieux.
Aggravation sournoise d'un état au départ peu grave :
- par exemple, Infection urinaire évoluant à bas bruit avec un traitement à base de petits antiseptiques urinaires.
- Infection pulmonaire traitée par un simple sirop.
- Chez l'asthmatique, abus de spray qui peut déboucher sur un service de réanimation.
- Prise d'anxiolytiques seuls, masquant ainsi pendant un certain temps (parfois précieux) une dépression débutante.
Non prise en compte d'allergies potentielles
Conclusion :
On pourrait multiplier les exemples à l'infini...
L'automédication doit être utilisée à bon escient, en connaissance de cause, et pour une durée très limitée. On ne s'improvise pas médecin, c'est dangereux ! D'ailleurs les fabricants se protègent en notant dans toutes les publicités (en petits caractères) : « pas d'utilisation prolongée sans avis médical »... et aussi (toujours en petits caractères) « lire la notice avant l'emploi » ...
15/10/2004
L´héroine
La cocaine
Les amphétamines ou speed
Les poppers
Le protoxyde d´azote ou gaz hilarant