Home > Infirmerie ESSEC > Drogues et dépendances > Le point sur le dépistage salivaire
Le dépistage de drogues au volant va faire son apparition sur le bord des routes. Ces contrôles seront étendus à l’ensemble du territoire dès le deuxième semestre 2005. Ils renforcent le dispositif mis en place en 2003 avec la lutte contre la conduite sous l’emprise de stupéfiants…
La toxicomanie et la conduite automobile ne font pas bon ménage. 15 % des accidents graves de la route auraient pour cause la consommation de stupéfiants, il s’agirait même, en ville, de 25 % des accidents survenus pendant les nuits, durant les week-ends.
Des études estiment à 3 millions de consommateurs occasionnels et 300 000 consommateurs réguliers...
Le cannabis modifie les capacités à estimer les distances ou amplifie le sentiment d'inhibition sans que son consommateur s'en rende compte et nombreuses sont les victimes des automobilistes qui perdent le contrôle de leur véhicule. Sans compter avec le cocktail cannabis-alcool !
Jusqu’à présent, la détection de l’usage des stupéfiants au volant, nécessitait une procédure lourde. En effet, seul un test urinaire était techniquement envisageable.
Pour ce faire, il convenait donc de s’entourer des services d’un médecin. Les gendarmes devaient également disposer d’une structure adaptée pour recueillir et analyser l’urine, à savoir un camion de la médecine du travail.
Le test urinaire ne permettait pas non plus de dater avec précision la consommation de drogue. Les traces dans l’urine pouvaient provenir d’une absorption plus ancienne de substances. Pour de meilleurs résultats, il fallait nécessairement qu’un contrôle sanguin soit effectué en complément : lui seul permettait d’établir si l’intéressé était sous l’emprise de la drogue au moment du test.
29/09/2005
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