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Drogues et dépendances

Qu’est ce que l’alcoolisme?

Qu’est ce que l’alcoolisme?

L'effet désinhibiteur de l'alcool a un impact social important et souvent sous-estimé : il peut générer des conduites violentes ou amener à des dégradations des relations sociales, notamment dans le milieu professionnel et/ou familial…


...une maladie dont on ne connaît pas les causes…


La dépendance alcoolique est une maladie universelle. Elle existe dans tous les pays du monde, dans toutes les races, sous tous les climats. Cependant, malgré toutes les recherches présentes et passées, rien n'explique pourquoi certaines personnes peuvent être victimes de l'alcool tandis que d'autres ne rencontrent jamais de difficultés.
Avec sincérité, certains patients font état de problèmes qui les ont poussés à boire et qu'ils pensent être à l'origine de leur état. A y regarder de près, les motifs psychologiques, les soucis ou la fête, la solitude ou la mésentente, le chômage ou le travail ne sont jamais des motifs réels, mais plus souvent la conséquence des abus. Les "anciens buveurs" appellent cela des "alibis". Il est vrai que des épreuves arrivent à tous les humains qui les ressentent pareillement, mais tous ne se tournent pas vers l'alcool.
On n'explique pas pourquoi la plupart des gens, qui apprécient ces boissons, n'en deviennent jamais dépendants, alors que chez certaines personnes la juste régulation de la consommation est irréalisable.

…et que l'on ne peut pas guérir

Si l'origine de l'affection est inconnue: on ignore aussi pourquoi la dépendance est toujours définitive. A ce jour, il n'existe pas de traitement qui permette de la maîtriser. On peut réparer les dégâts causés par l'abus d'alcool, on peut prévenir la rechute, mais l'alcoolo-dépendance elle-même n'est pas curable. Malheureusement, aucun traitement ne permet de retrouver le plaisir de boire ou de partager de nouveau un verre avec un ami. Il n'est pas d'alternative à la totale et définitive abstinence. Établir ou rétablir une consommation naturelle des boissons alcoolisées est actuellement chose impossible.

…quand on commence on ne peut plus s'arrêter


L'alcool n'à pas de signal de satiété et, pire encore, il rend le besoin plus vif. Cette réaction, qui n'existe pas chez tout le monde, constitue tout le danger de la maladie puisqu'elle oblige à ingérer des doses forcément toxiques, il s'ensuit une réaction psychologique de recherche du produit qui augmente lui-même l'appétit de le consommer.

…cacher des réserves d'alcool


Au premier rang la manie de faire et de cacher des réserves d'alcool. Cette "attitude typique de l'alcoolique" devient parfois une obsession, un réflexe de survie. C'est ce réflexe que fait réapparaître un besoin qui ne vous quitte pas.

…tant de mal à en parler


C'est sur la question de la parole que le buveur rencontre de graves problèmes.
La personne dépendante ne recherche plus l'alcool pour accompagner un repas, ni pour trinquer, accueillir ou fêter. Elle va vers la boisson pour aucun de ces motifs particuliers mais parce que son corps le réclame et qu'elle lui obéit. Elle ne donc peut ni le dire, ni en parler : la prise d'alcool devient un acte secret.
En général, mieux que quiconque, le patient connaît ces blocages qui s'imposent à lui et le mettent si loin des autres. Il est en effet des moments où il aurait besoin de parler, surtout quand il commence à ressentir son impuissance à s'arrêter seul.
Mais ce qui ne peut se dire ne peut davantage se laisser voir : le geste de boire ne peut se montrer. Le secret et la solitude finissent par s'imposer. La personne est acculée au mensonge, se ressent déprimé(e) et même coupable. Il serait bon alors de se confier à quelqu'un, famille, ami ou médecin. Mais comme toujours, l'impuissance de la parole est la source de tous les conflits avec un entourage qui s'éloigne et dont on a de plus en plus besoin. Dans cette maladie c'est peut-être ce trouble du langage qui fait le plus de mal. Voilà pourquoi groupes de parole sont si importants!.

...a chacun sa thérapie


Différentes solutions s'offrent à la personne qui a décidé de sortir de l'alcoolisme :
- s'adresser à son médecin traitant. S'il n'est pas spécialiste de l'alcoolisme, il peut vous orienter vers un médecin spécialisé.
- suivre une cure de sevrage. Cela signifie l'arrêt complet de toute prise d'alcool grâce à une prise en charge dans un CCAA (Centre de Cure Ambulatoire et d'Alcoologie) ou un service d'alcoologie à l'hôpital. Le choix de l'un ou l'autre se fait avec la personne après information sur sa maladie, ses conséquences, éventuellement après un examen médical complet (digestif, neurologique, dentaire..) et en prenant en compte l'ensemble des problèmes.
La durée du sevrage est de 7 jours (au-delà, il n'y plus de risque d'apparition du syndrome de sevrage).
- entamer une psychothérapie (psychanalyse, psychothérapie cognitivo-comportementaliste, thérapie de couple, familiale). Cette solution permet d'aider la personne malade à comprendre le rôle de l'alcool dans sa problématique et de reconstruire progressivement une image valorisante de lui-même.
- suivre les réunions d'associations d'anciens buveurs. Les plus connus sont : Vie Libre, la Croix d'or, la Croix bleue et les Alcooliques Anonymes (« AA »). La force des ces mouvements repose sur leur disponibilité, le partage de l'expérience et de la connaissance de la maladie, l'accompagnement, le fait de retrouver une utilité sociale collective. Le mieux est de proposer au patient d'assister à diverses réunions, puis de choisir le mouvement au sein duquel il se sent bien.

En attendant où trouver de l'aide?



A l'ESSEC


- infirmerie: (médecin, infirmière)
- Counsellors:
Mallorie Duponchelle vous reçoit en salle E12A le jeudi, de 14h à 17h30, en français. Pour la contacter : duponchelle@essec.fr
Boris Haguenauer (ESSEC 98) vous reçoit en salle E12A le mardi, de 10h à 14h00, en français et en anglais. Pour le contacter : haguenauer@essec.fr

Adresses


- Centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie (CHAA) : pour trouver les coordonnées, adressez-vous aux Comités départementaux de prévention de l'alcoolisme ou à la DDASS.
- Alcooliques Anonymes: tél 01 48 06 43 68
- Croix Bleue : tél. : 01 48 74 85 22
- Croix d'Or : tél. : 01 47 70 34 18
- Vie Libre : tél. : 01 47 39 40 80
- S.O.S Alcool Femmes : tél. : 01 40 71 04 70
- Que dois-je faire ? Il/Elle Boit : tél. : 01 42 26 17 00
- Centre After (Accompagnement des familles de toxico-dépendants par l'entraide en réseau) : tél. : 01 55 35 36 47
- ANPA (Association Nationale de Prévention de l'Alcoolisme : adresses des consultations d'alcoologie à l'hôpital ou des CCAA) : tél. : 01 42 33 51 04

Minitel


- 3614 Alcoolinfo pour trouver les centres de soin à proximité de votre domicile.

A lire


- Comment aider les alcooliques et ceux qui les entourent, Kiritze-Topor, éd. MMI (1998).
- Comprendre et traiter les alcooliques, JL Archambault, éd. Frison-Roche (1992).
- La personne alcoolique, H. Gomez, éd. Dunod (1999).

Auto-évaluation de la dépendance à l’alcool: Questionnaire audit


Ce questionnaire concerne votre consommation de l’année écoulée,

attention à ce que vos réponses reflètent cette unité de temps et pas seulement les dernières semaines

noter chaque réponse comme suit

Jamais = 0
Moins de une fois par mois = 1
Une fois par mois = 2
Une fois par semaine = 3
Chaque jour ou presque = 4

1. Combien de fois vous arrive-t-il de consommer de l’alcool ?
2. Combien de fois vous arrive-t-il de boire plus de deux verres d’affilé ?
3.Au cours d’une même occasion, combien de fois vous arrive-t-il de boire trois verres ou plus ?
4. Cette année, vous est-il déjà arrivé de ne plus pouvoir vous arrêter de boire?
5. Cette année, le fait d’avoir bu de l’alcool vous a-t-il empêché de faire ce que l’on attendait de vous ?
6. Cette année, après une période de forte consommation avez-vous dû boire de l’alcool dès le matin pour vous remettre en forme ?
7. Cette année, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ?
8. Cette année, combien de fois avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s’était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?
9. Vous êtes-vous blessé ou avez vous blessé quelqu’un parce que vous aviez bu ?
10. Est-ce qu’un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s’est déjà préoccupé de votre consommation d’alcool et vous a conseillé de la diminuer ?
- Non
- Oui, mais pas au cours de l’année passée
- Oui, au cours de l’année dernière

Le total de la somme des points obtenus à chaque réponse indique le degré de dépendance:
- moins de 6 pour une fille et moins de 7 pour un garçon correspondent à un risque «faible » ou à un risque « anodin »
- entre 6 et 12 pour une fille et 7 et 12 pour un garçon on est en présence d’une consommation à risque ou à problème
- au-delà de 13, dans un sexe comme dans un autre, l’alcoolo-dépendance peut-être soupçonnée

Il ne s’agit là que de tests d’orientation de vos tendances actuelles consultez votre médecin si vos scores vous paraissent élevés




29/09/2005


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