Home > Infirmerie ESSEC > Hygiène de vie / divers / prévention > Inhumation ou crémation ? Dans le respect du choix du défunt
Comme pour les autres dispositions relatives aux obsèques, la décision repose sur le strict respect du choix du défunt ou, à défaut, sur celui de la famille. Elle ne peut en aucun cas être imposée
L'inhumation, appelée aussi “enterrement”, a longtemps été la seule possibilité. Cela n'est plus le cas aujourd'hui avec le développement de l'incinération appelée aussi “crémation”. Celle-ci consiste à brûler le corps dans une installation spécialisée (un “crématorium”).
Les cendres ainsi recueillies peuvent ensuite être conservées ou dispersées. La crémation représente 20 % des cas.
Dans le respect du choix du défunt
Si l'inhumation du cercueil est une procédure bien connue, qui suppose l'achat d'une concession dans un cimetière, la crémation mérite quelques explications :
Moins coûteuse que l'inhumation, la crémation se développe en France et concerne actuellement plus de 20 % des décès. Davantage de crématoriums (une centaine), des raisons socio-économiques comme l'éclatement de la famille, l'évolution des croyances et... les progrès de l'écologie expliquent cette croissance.
Pour des raisons techniques, un certificat médical doit attester que la personne ne porte pas de stimulateur cardiaque.
- Comme l'inhumation, elle doit avoir lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès (les dimanches et jours fériés n'étant pas pris en compte pour ce calcul).
- Elle doit faire l'objet d'une autorisation délivrée par le maire de la commune où s'est produit le décès ou par celui de la commune où a eu lieu la mise en bière ou encore, le cas échéant, par le magistrat compétent. Jusqu'à la crémation, le déroulement des obsèques est le même que pour les cérémonies traditionnelles : mise en bière, service religieux éventuel... Dans le cas d'une crémation, la fermeture du cercueil doit se faire en présence d'un commissaire de police ou d'un fonctionnaire de police délégué par ses soins. Cette intervention donne lieu au versement d'une vacation.
Choisir le devenir des cendres
Après la crémation, les cendres, recueillies dans une urne, sont remises à la famille qui peut en disposer librement (sous réserve que le défunt n'ait pas exprimé lui-même son choix). Bien choisir le devenir des cendres est essentiel pour le travail de deuil. Afin de vous laisser le temps de vous déterminer, la remise peut être différée et le crématorium peut garder gratuitement l'urne du défunt jusqu'à 2 mois. Plusieurs solutions s'offrent à vous :
- Concessions : généralement de 10, 30 et 50 ans.
- Elles peuvent être remises à la famille, qui peut les conserver à son domicile (25 % des cas). - Elles peuvent, dans le respect du droit de propriété, être dispersées partout en France, sauf sur la voie publique et dans les jardins publics.
- Elles peuvent être disposées à l'intérieur d'un caveau funéraire (pas de limitation du nombre d'urnes) et également dans les espaces cinéraires du cimetière.
- Il n'existe aucune règle particulière pour le transport des cendres sur le territoire national et dans la limite des eaux territoriales. Celui-ci peut s'effectuer en accompagné (transport de l'urne) ou par envoi postal terrestre ou aérien.
Pour en savoir plus :
L'AFIF (Association d'information Funéraire) répond gratuitement aux questions des particuliers : tarifs de sociétés agrées, planning des démarches, lettres-types...
Tél. : 01 45 44 90 03 (24h/24) www.afif.asso.fr
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