Home > Infirmerie ESSEC > Hygiène de vie / divers / prévention > Plan gouvernemental « Pandémie grippale » : principales règles d’hygiène face au risque épidémique
La grippe aviaire est une maladie animale. Cependant, dans quelques cas répertoriés par l'Organisation mondiale de la Santé, le virus de la grippe aviaire a pu se transmettre à l'homme par le biais des sécrétions respiratoires des animaux infectés, leurs déjections ou les plumes et les poussières souillées.
- A ce jour, les personnes ayant contractées ce virus sont toutes localisées en Asie du Sud-Est et la maladie n'est pas transmissible d'homme à homme (pas de contamination inter-humaine).
- Le risque de survenue éventuelle d'une pandémie grippale chez l'homme est lié à l'augmentation de la circulation du virus aviaire A(H5N1) rendant plus probable l'émergence d'un nouveau virus grippal "humanisé".
- Le risque d'être contaminé en mangeant de la viande ou des œufs est faible voire négligeable selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. La cuisson détruit le virus.
- A ce jour, en Europe, seuls des cas animaux sont répertoriés.
1 Mouchage, éternuements, expectoration, toux
Le virus de la grippe se transmettant par voie aérienne, notamment par les gouttelettes respiratoires, il est impératif de respecter les règles d'hygiène de base des voies respiratoires :
- se couvrir la bouche chaque fois qu'on tousse ;
- se couvrir le nez chaque fois qu'on éternue ;
- se moucher avec des mouchoirs en papier à usage unique jetés dans une poubelle, si possible recouverte d'un couvercle ;
- ne cracher que dans un mouchoir en papier à usage unique, jeté dans une poubelle, si possible recouverte d'un couvercle.
2 Hygiène des mains
Le lavage des mains au savon ou l'utilisation de produit hydro-alcoolique (vendu en pharmacie) est essentiel. Il doit être fait soigneusement et répété très souvent dans la journée par le malade et par les personnes intervenant dans son voisinage, plus particulièrement après chaque contact avec le malade, avec le matériel qu'il utilise ou avec ses effets personnels.
3 Nettoyage des objets utilisés par le malade
Dans les établissements accueillant des malades, les règles particulières édictées en fonction de ses moyens et de son organisation doivent être respectées.
A domicile, les objets habituels utilisés par le malade (serviettes, couverts, linge, etc.) et les surfaces de contact (poignées de porte, meubles, etc.) doivent subir un nettoyage courant (lavage au savon et à l'eau chaude). Chaque membre de la famille doit disposer de son propre linge, notamment de serviettes de toilette, et de sa propre brosse à dent. La vaisselle et le linge du malade peuvent être lavés en commun avec la vaisselle ou le linge du reste de la famille dans un lave-vaisselle ou un lave-linge à plus de 60° C.
4 Déchets Au domicile, les mouchoirs et les masques anti-projections usagés des malades doivent être placés dans des sacs en plastique munis d'un lien pour la fermeture. Il est recommandé d'utiliser un double emballage, en évitant la présence d'air, de manière à préserver le contenu du premier sac en cas de déchirure du sac extérieur lors de la collecte.
Les déchets ainsi conditionnés peuvent être jetés dans la poubelle des ordures ménagères.
Principales règles d'hygiène face au risque épizootique
Il convient de distinguer :
- les particuliers pouvant occasionnellement entrer en contact avec des oiseaux infectés, ou susceptibles de l'être ;
- les professionnels ayant vocation par leur métier à être en contact étroit, répété et prolongé avec les oiseaux domestiques ou sauvages suspects ou infectés.
Le respect de règles d'hygiène permet de réduire les risques de contamination possible de personnes amenées de manière fortuite à manipuler des oiseaux ou leurs produits.
Il faut systématiquement se laver les mains (eau potable et savon) en cas de contact direct avec des oiseaux ou volailles, leurs déjections ou les déchets qui en sont issus.
Il est impératif de ne pas toucher les cadavres d'oiseaux trouvés dans la nature. En cas de manipulation de cadavres d'oiseaux ou de volailles, d'oeufs, de fientes, de plumes, les consignes à respecter sont les suivantes :
- porter des gants de protection étanches, et résistants aux agressions mécaniques (coupure, déchirure, perforation) ;
- transporter les cadavres d'oiseaux dans une enveloppe étanche identifiée (sac poubelle solidement fermé, éliminé comme déchet contaminé selon les recommandations des services vétérinaires) ;
- retirer les gants et les placer dans un sac poubelle étanche qui sera fermé puis éliminer selon les mêmes modalités que celles décrites pour les cadavres.
En cas de risque d'épizootie, il convient de mettre en oeuvre des mesures renforcées de prévention des risques professionnels, notamment des règles d'hygiène adaptées, concernant les travailleurs susceptibles d'être en contact avec des volailles ou d'autres oiseaux atteints d'influenza aviaire à virus hautement pathogènes.
Selon le niveau de risque identifié, les mesures et règles d'hygiène à prévoir et mettre en oeuvre dans le cadre de la prévention des risques professionnels sont déclinées dans deux notices distinctes.
15/05/2006
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