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Le soleil pour le meilleur et pour le pire

Le soleil pour le meilleur et pour le pire

Le soleil n’est pas seulement vital pour les plantes. Nous aussi, nous en avons physiologiquement besoin. D’où ce syndrome de dépression saisonnière qui nous prend à la fin de l’été et/ou de l’hiver où


par définition, le soleil se fait nettement plus rare qu'en été.

Pour 10 % d'entre nous, c'est même carrément la grosse déprime, avec un cortège variable de symptômes plus ou moins psychosomatiques. Cela tient aux mécanismes qui gèrent nos rythmes biologiques, en particulier l'alternance d'éveil et de sommeil.

 

Tout repose sur une petite glande hormonale, appelée épiphyse, qui est située au centre du cerveau. C'est elle qui commande la production de la mélatonine, qui est un super somnifère naturel. La mélatonine est en effet produite lors des phases d'obscurité pour permettre à notre corps de disposer d'un temps de repos et de récupération suffisant. Grâce à elle, nous dormons, et grâce au sommeil, nous récupérons : c'est aussi simple que cela. Le matin, la production de mélatonine cesse et nous nous réveillons. En passant par la rétine, la lumière du soleil émet en effet un signal qui ordonne à l'épiphyse de cesser la production de mélatonine. Si la luminosité est insuffisante, la production se poursuit. Résultat, nos rythmes biologiques perdent le Nord et notre moral se met à chanter le blues.

 

Sortez !!!

- Les conditions de vie modernes n'arrangent rien. Nous passons en effet 90 % de notre temps calfeutrées entre quatre murs, notamment en ville: de l'appartement au bureau, en passant par le supermarché, les centres commerciaux et les grands magasins, sans oublier la voiture et les transports en commun, les occasions de mettre le nez dehors s'avèrent finalement assez limitées. Résultat, c'est à peine si l'on remarque le temps qu'il fait. Mais surtout, on s'expose très peu à la lumière du soleil qui, en hiver, est déjà rare.

- Quant à la lumière artificielle émise par les millions de lampes, néons et autres halogènes qui illuminent nos vies, son intensité est nettement insuffisante pour avoir le moindre effet significatif sur l'épiphyse, donc sur la production de mélatonine. Le niveau de luminosité obtenu avec un éclairage artificiel moyen correspond à celui d'un coucher de soleil. Il est de 10 à 100 fois inférieur à l'intensité de la lumière solaire naturelle, y compris par temps couvert et gris…
- Le manque de soleil se traduit par un déficit en vitamine D, une hormone – on l'a appelée vitamine au départ parce qu'on en trouvait dans notre alimentation, mais il s'agit bien d'une hormone – aux innombrables bienfaits. En premier lieu, elle dope notre squelette en permettant la fixation du calcium sur les os. Elle dynamise également le système endocrinien (c'est-à-dire les glandes comme le pancréas et la thyroïde qui contrôlent le fonctionnement du corps), l'immunité et la force musculaire. Enfin, elle booste notre moral et notre sensation de bien-être. Cette petite merveille est synthétisée par la peau sous l'action du soleil. On la trouve dans certains aliments (le foie de poisson, le jaune d'œuf notamment) mais, sauf à en manger des quantités astronomiques, l'apport de l'alimentation en vitamine D est nettement insuffisant pour couvrir nos besoins.

 

Les bienfaits

Ne serait-ce que parce qu'il régule la production de mélatonine – donc nos rythmes biologiques – et la synthèse de la vitamine D, le soleil est notre meilleur allié pour rester de bonne humeur et se sentir plein d'entrain.

A condition de ne pas en abuser, il comporte de nombreux autres aspects positifs pour notre santé :

- Un bon quart d'heure d'exposition au soleil, du visage et des mains, suffit à «faire le plein», même par temps couvert, de bonne humeur !

- Il est bénéfique pour traiter certaines maladies de peau comme le psoriasis et l'eczéma de contact. Il soulage les rhumatismes et améliore la vision.

- Il influencerait également favorablement l'évolution de maladies graves comme les cancers et les pathologies cardio-vasculaires.

- Dans tous les cas, prendre un bon bain de soleil fait du bien, à condition d'être raisonnable et de se protéger avec des soins solaires adaptés à son type de peau lors de chaque exposition.
- Pour que votre moral remonte au beau fixe, vous n'avez plus qu'une seule chose à faire : sortez!

- Faites du sport de plein air, ça vous aidera à perdre le surplus accumulé pendant l'hiver et vous oxygènera le corps comme la tête. Jogging, vélo, marche, golf...

- Profitez de la moindre occasion pour sortir: faites le trajet à pied jusqu'à votre travail les jours où vous n'êtes pas trop pressé ; profitez de la pause du déjeuner pour marcher ou manger sur une terrasse.

- Même lorsqu'il fait frais, essayez de ne pas couvrir totalement votre peau, laissez au moins vos mains et votre visage découverts.

- Si vous portez des lunettes, pensez à les enlever très régulièrement. Elles constituent en effet un écran devant votre rétine qui empêche la lumière naturelle de jouer pleinement son rôle.

- Cela vaut également pour les lunettes de soleil. Lorsqu'elles ne sont pas indispensables en raison de la luminosité ambiante, retirez-les.

- Les médecins traitent aujourd'hui par photothérapie une certaine forme de déprime qui touche principalement les femmes autour de la trentaine et qui s'exprime par une augmentation de l'appétit et une tendance à l'hypersomnie. Sous l'influence des UV, la sécrétion de mélatonine (responsable du vague à l'âme lorsqu'elle est en excès) diminue, ce qui provoque un effet anti-dépresseur.

- La vitamine D3 : véritable bienfait pour la peau - Produite par les UVB, elle aide à maintenir un niveau normal de calcium et de phosphore, deux composants qui contribuent à prévenir le rachitisme, l'ostéoporose ainsi que d'autres affections cutanées. Le docteur Alan B. Fleischer n'hésite pas à parler d'UV-thérapie ou de puvathérapie lorsqu'il démontre, en clinique, pouvoir soulager des pathologies telles que le psoriasis, l'eczéma ou le vitiligo.

 

Sous le soleil : bien protéger sa peau

- Pour bénéficier de ses bienfaits pour nos os, notre peau ou notre moral, sans souffrir de ses inconvénients comme le vieillissement de la peau ou la cataracte qui rend aveugle, mieux vaut l'apprivoiser. Synonyme de vacances, de bronzage, le soleil peut être notre meilleur ami comme notre pire ennemi car le soleil est aussi l'un des principaux facteurs de vieillissement cutané. Exposé à ses rayons, notre système de défense produit des radicaux libres et nos cellules en prennent un sacré coup !

 

Organisez votre défense

- Lorsque les expositions de la peau au soleil, mal protégée, se répètent (surtout avant la puberté) le risque de développer un cancer cutané est multiplié.

- Il est donc indispensable de se protéger dès lors que l'épiderme est soumis à l'ensoleillement.

- Pour cela, prenez en compte votre profil solaire. Le phototype regroupe six catégories : des peaux les plus pâles, peu chargées en mélanine, aux peaux noires qui ne brûlent pas. Plus la peau est blanche, plus le coefficient de protection solaire doit être élevé.

 

Attention à l'intensité du rayonnement

- C'est entre 11 et 16 heures que le rayonnement est au maximum, heures auxquelles il est fort décommandé de s'exposer.

- Ne négligez pas non plus la réverbération des surfaces : on peut attraper un coup de soleil à l'abri d'un parasol, ou attablée à une terrasse !

- Dès que les premiers rayons de soleil pointent le bout de leur nez, emportez dans votre sac un tube de crème solaire.

- Le matin, troquez votre crème habituelle contre une formule enrichie en filtre UV.

 

Indices et bonnes habitudes

- L'efficacité d'un produit solaire est mentionnée par son indice de protection : IP ou SPF en anglais.

- Raisonnablement, en-dessous de 10, il est difficile de parler de protection.

- Pensez à réappliquer votre crème dans la demi-heure qui suit le début de l'exposition, puis au minimum toutes les deux heures.

- Protégez vos lèvres avec un stick spécial zones fragiles, et vos yeux à l'aide d'une paire de lunettes de soleil avec indice suffisant.

- Enfin, pensez à hydrater de l'intérieur : la peau a tendance à perdre l'eau qui la compose (à 70%) lorsqu'elle est exposée au soleil, donc à se dessécher.


24/10/2007


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