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maux quotidiens / maladies

Épidémie de chikungunya

Épidémie de chikungunya

Le virus Chikungunya (qui signifie en swahili "marcher courbé", en raison des fortes douleurs articulaires qu’il provoque) est transmis par la piqûre des moustiques. Aucun cas de transmission interhumaine n'a été enregistré, mais une possible transmission materno-fœtale est suspectée. Il circule surtout en Afrique de l’Est, en Asie du Sud-est et dans le sous-continent indien.


Incubation:
Environ 4 à 7 jours après la piqûre de moustique infectante, une fièvre élevée apparaît brutalement. S'y associent alors typiquement d'importantes douleurs articulaires et musculaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges), des œdèmes, des céphalées et, parfois, une éruption cutanée. Des hémorragies bénignes à type d'épistaxis (saignement de nez) et de gingivorragies (saignement des gencives) peuvent survenir, surtout chez les enfants.
Les infections asymptomatiques sont fréquentes. L'immunité serait durable.

L'évolution:
spontanée de la maladie est le plus souvent favorable. Des formes chroniques existent cependant, caractérisées par des arthralgies persistantes, récidivantes et parfois invalidantes. Aucun cas mortel d'infection à Chikungunya n'a été rapporté lors des épidémies précédentes. La prise en charge thérapeutique repose essentiellement sur la prescription d'anti-inflammatoires non stéroïdiens afin de soulager les douleurs.

Diagnostic:
essentiellement sérologique, à partir de réactifs non commercialisés et fournis par le Centre national de référence (CNR) des arboviroses. Les IgM ne sont identifiés dans le sérum qu'à partir du 5ème jour en moyenne après l'apparition des signes cliniques. D'autre part, il existe une Polymerase Chain Reaction (PCR) permettant un diagnostic précoce par l'identification de matériel viral dans le sang.

Réservoir:
- le virus a également été isolé chez d'autres mammifères vertébrés jouant le rôle, soit d'hôte naturel, soit de réservoir (rongeurs, primates…).
- eau stagnante, par exemple dans les soucoupes de pots de fleurs, vases, seaux, pneus usagés…
Létalité:
pas de cas mortel rapporté dans la littérature.



15/05/2006


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